La belle équipe des « Trois Coups », suite

Emmanuel Arnault

« Jeune comédien, étudiant en théâtre et lettres à la Sorbonne, le spectacle vivant m’a toujours apporté des joies d’une force unique depuis tout petit. Fasciné par cette source intarissable d’émerveillements et de surprises, l’idée de consacrer ma vie au théâtre est devenu une brûlante évidence, puis un besoin incontournable : à la fois debout, dans les lumières galvanisantes d’une scène, et assis, dans la pénombre attentive d’une salle. Acteur dans le premier cas, mais assurément actif dans le deuxième. On ne peut vraiment aimer que ce que l’on connaît. J’aime, j’adore le théâtre, et plus on lui est fidèle dans nos visites, plus notre bagage culturel grandit en même temps que notre esprit critique s’affine. La beauté de cet acte artistique réside dans son éphémère même. Il s’agit ici d’un exercice extraordinaire : analyser et mettre en mots une émotion, ou au contraire son absence, ressentie lors d’un spectacle. Je suis heureux et fier de pouvoir apporter ma pierre et, donc, d’apporter encore un nouveau point de vue au bouillonnement culturel qu’offrent les Trois Coups. »

 

nicolas-arribat-150Nicolas Arribat

Je suis étudiant en théâtre de la grande (et fort belle) université Paris-III et, cela va presque sans dire ici, je m’intéresse beaucoup au spectacle vivant. Mes recherches académiques portent essentiellement sur les effets intellectuels du théâtre. Non pas que j’oppose, à vrai dire, des effets de type émotionnel à d’autres de type intellectuel : l’émotion, une fois passée, fait réfléchir ; la compréhension, surtout lorsqu’elle est radicale, peut se traduire en émotion extrême. Mais je me centre sur la production de sens (ou de non-sens) qui me semble être propre au théâtre, de par le lieu, de par les techniques théâtrales, de par le jeu des comédiens, etc. Voilà donc ce sur quoi mon œil de spectateur, et à plus forte raison de critique, se focalise. À cela s’ajoute une pratique de la scène, certes encore modeste mais en cours de développement : j’ai une formation d’acteur, je m’essaie à l’écriture d’un théâtre d’idées, pièces que je fais jouer par une troupe amateur de bonne composition…

 

Nicolas Belaubre

« La ligne droite est la mort de l’homme. » Voilà peut-être le postulat qui guide ma vie et fait de mon parcours ce qui pourrait ressembler à une énumération insolite à la façon de Borges. Touche à tout. Bricoleur. Jouisseur déclaré. Inconstant mais têtu. Amoureux des paradoxes et des listes, chez moi la curiosité est un incurable défaut. La musique, les arts du cirque, la magie, le ciné, le théâtre… Mon cœur balance et mon esprit volage butine au hasard des rencontres. Aujourd’hui une jolie fleur, les Trois Coups, m’offre ses pétales. Humblement, j’espère y déposer quelques grammes de rêves partagés, cueillis dans les parterres des scènes toulousaines. Le théâtre, plus que l’avoir choisi, je n’y ai pas échappé ! Car, comme dit l’autre : « Le théâtre, ce n’est pas grave, mais c’est important ».

 

Fabrice Chêne

« Les grands textes, je les enseigne à mes élèves – ils nous constituent et on ne peut pas s’en passer. Ma passion aujourd’hui va à la création contemporaine, dans ce qu’elle a de vivant et de foisonnant. Des années de fréquentation des théâtres parisiens et avignonnais n’ont par tari ce goût pour ce qui est en train de se passer, ici et maintenant, fruit du travail des auteurs, des metteurs en scène, des comédiens. Magie toujours renouvelée des voix, des corps et des mots, le théâtre est pour moi le lieu de tous les imprévus et de toutes les audaces, de tous les paradoxes et de toutes les métamorphoses : un espace de liberté où les vérités vacillent. Quel meilleur moyen qu’un journal en ligne quotidien comme les Trois Coups pour rester en phase avec l’actualité toujours changeante du spectacle vivant ? Y contribuer, c’est assumer en toute indépendance un rôle de guide : éclairer le choix des spectateurs face à l’offre pléthorique de la scène théâtrale actuelle, mais aussi aider les compagnies, jeunes ou moins jeunes, à rencontrer leur public, en faisant connaître la démarche des artistes. Prouver que le théâtre reste une nécessité vitale dans le monde d’aujourd’hui. »

 

Cédric Enjalbert

Cédric va au théâtre parce que c’est bon pour son corps. Il va aussi à l’opéra parce que ça lui fait le teint joli. Il est passé par une maîtrise de lettres sur le théâtre dada – fugitif mais explosif – et vient d’obtenir un master 2 de philosophie politique, qui a pour objet la citoyenneté urbaine. Pour la beauté du geste.

Mais, parce qu’il aime écrire et s’inquiète tout de même de son avenir, il aimerait rejoindre la belle corporation des journalistes, histoire d’aller peut-être un jour planter ses mots dans les pages culture d’une feuille de chou. Les Trois Coups sont pour lui une belle aventure, théâtrale et humaine, depuis Avignon 2007.

 

christophe-lucchese-150-175Christophe Lucchese

« C’est dans une double perspective que j’inscris ma démarche de rédacteur au sein des Trois Coups. Esthétique, tout d’abord, pour débusquer le beau même dans ses expressions les plus originales. Militante, ensuite (sans être doctrinale), pour promouvoir un art qui ne se satisfait pas des recettes du succès ou du consensus. Jamais autant accusée d’entraver la création, la critique n’a jamais été aussi nécessaire : dans une production artistique grandissante enfouissant le bon sous le moins bon ; dans une médiocrité ambiante qui s’est imposée comme norme ; au beau, qui n’a jamais autant douté de sa forme et de sa fin. Cette exigence de la critique, la philosophie me l’a inculquée : de Kant jusqu’à Michel Foucault, la critique s’est imposée comme un mode de vie. Si j’écris dans les Trois Coups, c’est par une nécessité intellectuelle, dont le souhait le plus ardent est d’encourager un art ambitieux et sans concessions. »

 

Vincent Morch

Vincent a grandi dans une famille où la musique et la scène tenaient une place importante. À titre amateur, il a lui-même pratiqué le piano et pris des cours de théâtre. Après des études de lettres et de philosophie, et une expérience d’enseignement en Afrique, il travaille maintenant dans une maison d’édition littéraire indépendante. « Je suis très heureux de faire fructifier ma formation littéraire et ma sensibilité artistique à travers la rédaction de critiques pour les Trois Coups. J’aime la rencontre charnelle que le théâtre seul, avec la danse, peut créer entre l’artiste et le spectateur ; j’aime le courage des acteurs qui se mettent à nu devant des inconnus, dans une vulnérabilité profondément touchante ; j’aime la puissance de ce choc, qui peut mener à la séduction absolue ou au rejet le plus catégorique – à la nausée même. À la joie de cette rencontre paradoxalement authentique – car tout, dans le théâtre, est artificiel – se joint pour moi la joie d’en rendre compte par l’écriture, dans un souci constant d’honnêteté et de rigueur. »

 

Jean-François Picaut

Professeur agrégé de lettres classiques, titulaire d’un DEA de littérature française, chroniqueur (littérature et littérature de jeunesse) à Radio Rennes, rédacteur en chef de l’Unité 35. Jean-François a enseigné du collège à l’université, en France, en Turquie et au Sénégal. Codirecteur de la revue d’histoire ancienne, Poikilia, de 1990 à 1995 avec Pierre Brulé (professeur à Rennes-II). Coauteur avec Jean Rohou, Francine Dugast et Michèle Touret (Rennes-II) d’ouvrages didactiques. Auteur d’articles de revue, de brochures pédagogiques, de nouvelles, de textes dramatiques. Parolier et librettiste, etc.

« Longtemps professeur puis conseiller à la culture dans une collectivité territoriale, je nourris depuis l’enfance une passion pour le théâtre. Depuis, l’opéra et la musique sous toutes ses formes se sont aussi disputé mon cœur. Le spectacle vivant, la lecture et l’écriture sont des aliments quotidiens nécessaires à ma vie d’homme et de citoyen. C’est parce que les Trois Coups les défendent avec intelligence et talent que je suis fier de rejoindre “la Belle Équipe”. »

 

Olivier Pradel

Olivier Pradel est journaliste de presse écrite. Après des études scientifiques puis de philosophie et de théologie, il a rejoint l’équipe de rédaction d’un mensuel, où il est rédacteur et secrétaire unique de rédaction. Passionné de transmission, il a été enseignant en Centrafrique et a assuré plusieurs formations au journalisme dans le milieu associatif. Il est venu à la critique théâtrale par enthousiasme, comme un amoureux : enthousiasme pour le travail des comédiens et l’évènement qu’est toute représentation ; amour des mots, et de leur capacité à partager une émotion. Curieux envers de nouvelles formes de spectacle vivant, il veut demeurer dans la position d’un spectateur parmi d’autres, cultivant une admiration pour ceux dont il parle.

 

Victorien Robert

« Comédien au théâtre et au cinéma, j’envisage la création artistique en général comme une activité qui, à mes yeux, prend chaque jour un peu plus de poids et de responsabilité dans le monde qui nous entoure. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas forcément un théâtre engagé, mais un théâtre qui donne à penser. Loin du confort des salles obscures aux fauteuils de velours rouge, j’aime quand la théâtralité s’enfuit hors des murs et produit des effets loin de ceux escomptés. Dès lors, c’est tout un projet artistique de long terme que j’entends mener en écrivant pour les Trois Coups, une véritable exploration des styles, résolument passionnante. »

 

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« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
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Livre d’or

« Vincent, toi et ton équipe, vous faites un travail formidable ! » Matéï Visniec, auteur de théâtre

 

« Depuis notre débat sur le Off d’Avignon, j’ai eu l’occasion de “lire” votre site critique, et j’en ai été très heureux. Parce que j’apprends des choses dont les médias parisiens ne m’informent pas et parce que les critiques sont de bonne qualité. Continuez bien ! Tous mes vœux à vous et aux “Trois Coups” ! Amicalement. » Gilles Costaz, critique dramatique à « Paris-Match », « les Échos », « Politis », « le Magazine littéraire », « l’Avant-scène Théâtre »…

 

« Nous tenions à vous dire bravo, nous applaudissons des deux mains, votre site est admirablement bien fait. Vous (toute l’équipe) aimez le théâtre et vous savez faire partager votre passion… » Marie-Céline Nivière et Dimitri Denorme, « Pariscope », rubrique “Théâtre”

 

« “Les Trois Coups”, c’est une pépinière de critiques. Ils sont acteurs, étudiants […], tous raides amoureux de théâtre. Une quarantaine à aller au théâtre et à écrire sur les spectacles. » Jean-Pierre Thibaudat, « Rue 89 », blog “Balagan”

 

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