Île-de-France | 2009-2010


Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 18:22

Le bal démasqué des indépendances

 

Pas question de rire à mots couverts pour Dieudonné Kabongo ! À l’occasion de la seconde édition du festival « Sautes d’humour », il vient « décélébrer » les cinquante ans des indépendances africaines avec son spectacle « Bas les masques ». En équarrisseur des idées reçues, il fait de son rire un outil redoutable pour en faire table rase.

 

Quand il arrive sur scène, vêtu d’un costume digne des meilleurs représentants de la « sape » congolaise, Dieudonné Kabongo a l’air hors du coup, inutilement costumé pour une fête qui ne lui était pas destinée. Bouteilles vides, banquet consommé jusqu’à la moindre miette : l’ambiance n’est pas aux réjouissances ! D’autant plus que les drapeaux africains qui traînent encore par terre semblent le narguer, lui rappelant que la célébration qui ne l’a pas attendu le concernait, d’un peu trop près peut-être. Mais il ne se démonte pas pour autant, le fêtard solitaire : il entreprend de concocter lui-même sa petite cérémonie, avec les moyens du bord. Commence alors le défilé des préjugés sur les indépendances, et leur mise à bas, sans concessions.

 

La contre-célébration commence par un air de rumba congolaise, accompagnée au chant par Dieudonné Kabongo lui-même. Le la est alors donné : la légèreté et l’autodérision seront de mise, et la lamentation bannie de ces festivités informelles. L’air espiègle, sautillant comme un cabri maladroit, l’énergumène a l’air de se moquer dans sa barbe de la litanie de certains de ses semblables, Africains prompts au misérabilisme. Pourtant son jeu n’est pas d’un ridicule outré : juste assez grotesque pour amuser, il demeure d’une évidente sobriété, nécessaire pour faire sentir la gravité dissimulée sous le masque du rire. Aussi cette retenue permet-elle de faire surgir toute la force et la subtilité du texte, dont le travail sur le langage et l’art des comparaisons séduit.

 

bas-les-masques eric-legrand

 « Bas les masques » | Éric Legrand 

 

Rebelles à tout manichéisme, des images pleines de fantaisie viennent renouveler des discours rebattus sur le racisme, l’immigration, ou encore l’esclavage. D’une explication généalogique corsée (« Je suis le grand-père de moi-même ») à un éloge ironique de l’« immigration choisie », en passant par un discours au ton doctoral sur l’utilité des frontières (« une frontière, ça sert à voyager »), le railleur spirituel fait défiler sa fable tout en nuances. Car son art de la narration s’organise autour d’une fiction cohérente, qui dynamise l’ensemble et justifie intelligemment la succession des sketchs. L’invention d’un pays désirant être découvert, colonisé, civilisé puis « indépendantisé », fait ressortir toute l’absurdité d’un monde divisé en deux parties, « ceux qui découvrent et ceux qui sont découverts ».

 

On l’aura compris, l’imagination de l’artiste congolais est fertile. À tel point que ses divagations les plus cocasses se matérialisent sur scène, à l’aide d’un système de projection qui vient emplir la scène d’images loufoques. Des musiciens-automates, des anthropologues cyrosés et des Africains décorés d’ossements se succèdent sur les murs de la scène, burlesques à souhait, émanations facétieuses du « sapeur » souvent pince-sans-rire. Submergé par ses compagnons imaginaires, par l’accélération des magouilles politiques qui débouchent sur des « états généraux de la découverte », le clown inventif perd peu à peu sa bonne tenue initiale pour arborer finalement un pantalon retroussé et un marcel grossier.

 

Au bal démasqué de Dieudonné Kabongo, nous ne rions pas jaune, ni noir ni blanc d’ailleurs, mais nous rions tout simplement. De voir l’Occident comme l’Afrique soumis à la verve de l’humoriste, l’importance du relativisme nous apparaît, dans toute son urgence. 

 

Anaïs Heluin

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Bas les masques, de Dieudonné Kabongo

Texte et interprétation : Dieudonné Kabongo Bashila

Mise en scène : Lorent Wanson

Collaboration à l’écriture : Lorent Wanson et Chris Borry

Assistance à la mise en scène : Anne Festraets

Composition musicale : Lorent Wanson et Dieudonné Kabongo

Lumières : Xavier Lauwers

Scénographie/vidéo : Bertrand Baudry

Le Tarmac de la Villette • 211, avenue Jean-Jaurès • 75019 Paris

Réservations : 01 40 03 93 95

Du 20 au 24 juillet et du 24 au 28 août 2010, du mardi au vendredi à 20 heures, le samedi à 16 heures

16 € | 12 €

Pass festival : 27 € pour 3 spectacles, 20 € pour 2 spectacles

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 12:09

Laurent Terzieff est mort

 

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 « l’Habilleur » | Christian Dumont  

 

L’acteur et metteur en scène Laurent Terzieff est mort vendredi à Paris. Il avait 75 ans. Lors de la 24e Cérémonie des molières, Laurent Terzieff avait été sacré meilleur comédien pour son interprétation de l’Habilleur, de Ronald Harwood et de Philoctète, de Jean-Pierre Siméon.

 

Recueilli par

Les Trois Coups

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 18:48

« Ne pose pas de bombes, écris des pièces »

 

Dernier spectacle en lice pour le prix des Jeunes-Metteurs en scène du Théâtre 13. Cette édition se clôt sur un électrochoc avec la subversive « Liberté à Brême » de Fassbinder. Audacieux, Mathias Moritz donne à cette « tragédie bourgeoise » des airs de fin du monde, dont le violent amoralisme fait frémir.

 

prix-theatre-13-2010 Dans une ville, alors que le jour vient de mourir en couches, une longue nuit s’installe. Brême. Plus qu’une cité, un non-lieu, habité des seuls cris et gémissements de ses habitants. Des spectres, qui hurlent sans trop y croire, par habitude, par conformisme. Ce sont aussi des pantins qui rient, ou qui grincent, sans raison apparente, comme si les rouages des mécanismes qui les régissent manquaient un peu d’huile. Ou, simplement, de vie. Dans la ville-fantôme, quelques existences s’agitent encore, dans un frétillement désespéré. Alors, liberté à Brême ?…

 

L’ambiance sinistre qui règne sur scène est bien loin de la solennité du Congrès de Vienne qui se déroule au même moment. En juin 1815. C’est la fin d’un empereur, la redéfinition des contours de l’Europe, mais c’est aussi une débauche de fêtes, une des dernières heures de gloire de l’aristocratie du xviiie siècle. Une parade officielle où la représentation de drames bourgeois avait sa place, parfaits contraires de la « tragédie bourgeoise » de Fassbinder. Dans celle-ci, nul tableau de société, nul éloge stéréotypé : un parfum de désagrégation règne, tenace, sur des personnes qui n’ont plus grand chose d’humain. Et qui font tristement écho à la désillusion des années 1970, sans doute aussi à quelque chose de plus universel, qui nous concerne encore aujourd’hui.

 

À Vienne, l’aristocratie se mourait sans le savoir. Mais c’est à Brême que nous sommes, où de pauvres hères périssent au vu et au su de tous. À l’origine : un fait divers sordide. Mme Gottfried empoisonne quinze de ses proches, en toute impunité, pour ne finir décapitée qu’à la fin de sa vie. Fassbinder fait de cette femme fatale, Geesche, son héroïne, dont l’inquiétante figure d’outre-tombe est parfaitement rendue par Marie Bruckmann. Sa gestuelle mécanique, sa diction souvent trébuchante, hésitante – à croire que sa voix était restée enfermée en elle pendant trop longtemps –, en font une sorte de chef d’orchestre transformé en zombie. Prise dans la ronde létale qu’elle a initiée, sa volonté de libération d’un carcan trop rigide se retourne contre elle. Pour n’en faire qu’une poupée de chiffon, une joueuse victime de ses propres fantasmes, une ballerine de danse macabre.

 

Les êtres qui s’agitent aux côtés de la sombre Geesche, qui passent insensiblement de la vie à la mort, sont incarnés par un groupe d’acteurs au jeu homogène, glaçant par la banalisation du mal qu’il exprime. Essentiellement masculine, la troupe hurle, frappe, viole comme elle respire. Dans un répétitif morbide. Les agonies elles-mêmes se succèdent sans dramatisation, ne faisant que confirmer une mort bien plus ancienne, un néant immémorial. Un vide moral, où ne subsistent plus que les symboles des valeurs passées. Trop visibles pour être réels, ces signes envahissent la scène, saturent l’espace visuel. À droite, la présence d’une croix en bois massif est remise en avant après chaque meurtre, sortant de l’ombre à l’occasion de prières extatiques. Face à la croix, un urinoir, lieu trivial par excellence, fait un pied de nez à la religiosité exacerbée, mais non moins superficielle des personnages.

 

Et entre l’urinoir et la croix, on l’aura compris : pas de liberté, ni de rédemption. Les scènes ne sortent de l’ombre que par des flashs de plus en plus brefs, qui se succèdent en un fondu enchaîné oppressif, horrifique. L’image, maîtrisée à la perfection, saisit autant que le texte psalmodié par le cortège de morts-vivants. Car, faute d’exister, les protagonistes apparaissent comme conservés au formol. À ce titre, les parents de Geesche, tenants d’une morale autant rigide que révolue, sont de pures images, des clowns pathétiques dont on ne voit même pas le visage. Parce qu’ils n’en ont plus : le masque est leur nature, la représentation leur seule réalité.

 

Le théâtre est alors peut-être le seul espoir de cette apocalypse. « Ne pose pas de bombes, écris des pièces » : maigre conclusion à laquelle le spectateur, perdu par l’absence de toute morale, peine à se raccrocher. Éberlué, il semble contaminé par l’ambiance lugubre. La splendeur hallucinatoire de l’univers de Fassbinder a agi. Magnifiquement. 

 

Anaïs Heluin

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Liberté à Brême, de Rainer Werner Fassbinder

Dans le cadre du prix des Jeunes-Metteurs en scène au Théâtre 13

Mise en scène : Mathias Moritz

Avec : Céline Bertin, Jacques Bruckman, Marie Bruckman, Debora Cherrière, Antoine Descanvelle, Guillaume Luquet, Walter Ponzo et Vincent Portal

Traduction : Philippe Ivernel

Création sonore : Michael Schaller

Scénographie-costumes : Arnaud Verley

Lumières : Bertrand Llorca

Production : Dinoponera, Howl Factory et la Ville de Strasbourg

Théâtre 13 • 103 A, boulevard Auguste-Blanqui • 75013 Paris

www.theatre13.com

Réservations : 01 45 88 62 22

Mardi 29 juin 2010 et mercredi 30 juin 2010 à 20 h 30

15 € | 11 €

Pass 5 spectacles : 30 €

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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 15:30

Philippe Stellaire, gentleman cambrioleur…

de cœurs

 

L’année de la révolution russe, en plein milieu de la Grande Guerre, Guitry donnait à voir « l’Illusionniste », une énième pièce traitant des problématiques liées aux relations hommes-femmes. La dernière production parisienne de cette pièce date d’il y a plus de vingt ans. Voici, aujourd’hui, une formidable occasion de redécouvrir ce texte divertissant, jusqu’au 14 juillet, au Théâtre du Ranelagh.

 

illusionniste Paul est un tombeur, un séducteur. Un vrai. Paul, magicien de son état, a ce qu’on appelle « la grande classe » et fait, tous les soirs, après chaque représentation, son petit marché parmi les femmes présentes dans l’assemblée ou ailleurs. Paul est un artiste, un vrai, un illusionniste, un bourreau des cœurs : celui de femmes qu’il fait disparaître aussi vite qu’elles sont apparues dans sa vie…

 

Ce n’est pas un secret : Guitry s’autoproclamait (et s’est toujours vu être auréolé du glorieux titre de) grand spécialiste de la gent féminine. Bien. Ne serions-nous pas en droit, au-delà des qualités textuelles et dramaturgiques dont l’auteur aura toujours su faire preuve, de remettre en cause certaines de ses conceptions et donc de constater que sa manière d’aborder les choses est désormais obsolète ? Oui : Guitry a pris un coup de vieux. Car, en ce qui concerne l’auteur de l’Illusionniste, il n’est que trop réducteur de marteler qu’absolument toutes les femmes sont universellement et incontestablement les mêmes, faciles à deviner, prévisibles et semblables ou que tous les hommes sont en proie à des fonctionnements émotionnels strictement communs. C’est certes amusant (un peu), et on connaît l’adage « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », mais avouons que c’est un peu limité et que ce discours tenu de manière systématique, quoique divertissant, n’en demeure pas moins assez lassant.

 

Le Théâtre du Ranelagh est encore plus beau qu’il y a quelques années. Un vrai bonheur. Impossible, en somme, de ne pas se délecter d’un environnement cossu et du confort moelleux de cette salle, autrefois insupportable tant les sièges y grinçaient. L’endroit se prête parfaitement au sujet, au propos, à la pièce et à son époque. Il offre un formidable écrin au joli travail de mise en scène de Tristan Petitgirard.

 

Philippe Stellaire ne s’en sort vraiment pas mal dans cette interprétation d’un illusionniste-tombeur-charmeur plutôt irrésistible. De très belles ruptures, particulièrement nécessaires et attendues chez des comédiens jouant du Guitry, donnent à entendre un texte rythmiquement aiguisé. Franchement, on ne peut pas dire que ce soit si fréquent. L’exercice n’étant nullement des plus aisés (contrairement à ce que l’on pourrait croire), rendons à César ce qui lui revient de droit.

 

Même si scénographie et costumes respirent clairement les années 1920, une petite pointe de modernité dans la technique de certains comédiens, dans la manière d’aborder leur personnage et le soin apporté au naturel dans leur gestuelle n’auraient cependant pas été de trop. Mlle Sandra Valentin est, quand à elle, délicieusement juste et piquante.

 

Encore une fois, voici une pièce accessible, amusante, qui vous fera voyager à une autre époque, au cœur d’un univers emprunt de séduction voluptueuse… même si vraisemblablement exotique par rapport aux problématiques sentimentales contemporaines. Et peu importe : une pièce à consommer sans modération aucune. Guitry comme divertissement intelligent : oui, voilà qui est approprié. Et dans la légèreté ! 

 

Marie-Anna Le Ménahèze

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com 


L’Illusionniste, de Sacha Guitry

Mise en scène : Tristan Petitgirard

Assistante à la mise en scène : Stéphanie Souffir

Avec : Philippe Stellaire, Sandra Valentin, Cybèle Villemagne, Tristan Petitgirard, Lucie Bataille, Hervé Rey, Christophe Canard

Création costumes : Chloé Olivi et Mélisandre de Serres

Décors : Olivier Prost

Lumières : Denis Schlepp

Musique : Laurent Petitgirard

Conseil magie : Laurent Beretta

Production : Label Compagnie

labelcompagnie@gmail.com

Théâtre du Ranelagh • 5, rue des Vignes • 75016 Paris

Renseignements : 01 42 88 64 88 / 44

www.theatre-ranelagh.com

Métro : Muette / Passy, RER C : Boulainvilliers, Bus : 52 / 22 / 32

Jusqu’au 14 juillet 2010, du mercredi au samedi à 21 heures, dimanche à 17 heures, relâche le lundi

Durée : 1 h 30

10 € | 32 €

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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 14:18

Des dessous noirs et hilarants

 

Dur dur, pour un spectateur, de s’enfermer dans une salle de théâtre le soir de la Fête de la musique, quand tout Paris résonne d’accords maladroits de guitare amateur, et d’échos bruyants de concerts en plein air. Dur dur, pour les comédiens, ayant quand même fait le pari de jouer, de transporter leur public dans un ailleurs convaincant. Peut-être que ces conditions rendent encore plus réussie la performance de Maxime Costa et de ses compères, qui signent avec « les Dessous de la vie » un spectacle original, généreux et très drôle. En un mot, une vraie réussite.

 

dessous-de-la-vie Il est difficile de définir les Dessous de la vie. Spectacle « à scènes » ? Spectacle « à sketchs » ? Oui, un peu tout ça, mais surtout bien plus que ça. Maxime Costa, auteur et metteur en scène de la pièce, a signé une série de textes courts donnant vie à des personnages décalés, loufoques, proches de nous, mais avec une étincelle de folie qui les rend tous follement drôles. On pourrait tomber dans un énième spectacle avec succession de sketchs, dans une forme sympathique mais sans plus. Pourtant, les Dessous de la vie font mouche. Et dégage quelque chose de bien plus intéressant qu’un simple exercice de style pour jeunes comédiens.

 

Et il semble évident que la première qualité de ce spectacle inclassable, c’est sa matière textuelle. Maxime Costa témoigne, dans ses écrits, d’une acuité de regard, d’une finesse vraiment très réjouissantes. Son texte n’est pas sans rappeler, parfois, les Monstres de Dino Risi. Des « Monstres » à la française, avec leur folie propre, et souvent clairement reliés à notre époque et ses dérives. Tel un très bon auteur de bande dessinée, Maxime Costa croque en quelques traits, précis et sans concession, des personnages un poil caricaturaux. Juste assez pour faire rire, juste trop pour nous glacer. Car l’humour, ici, va plutôt chercher du côté du sombre, voire du très sombre. Et ce qui frappe le plus, dans la plume de ce jeune auteur, c’est la sensation d’être face au travail de quelqu’un qui, avant d’écrire, sait se taire, et observer ses congénères. C’est peut-être ce sens de l’observation qui permet à son texte de ne jamais tomber dans la facilité et de demeurer toujours pertinent.

 

Mais cette belle matière ne serait rien sans l’interprétation impeccable des trois jeunes comédiens. Maxime Costa en tête, le bougre ! Auteur, metteur en scène et comédien, autant dire que la responsabilité de ce spectacle lui incombe essentiellement. Et cette triple casquette est brillamment portée par celui qui, incontestablement, sait créer une équipe, et la faire jouer ensemble. À ses côtés, Jeanne Bonenfant et Hugo Brunswick sont tout simplement excellents, et leur joie manifeste n’a besoin que de quelques instants pour être pleinement communicative. C’est un plaisir de les voir interpréter avec finesse et humour ces personnages toujours légèrement décalés.

 

Voici donc, pour résumer, un spectacle d’une simplicité remarquable et d’une efficacité implacable. Porté par l’énergie de cette belle équipe, il offre un moment de rire intelligent, très noir car très juste. Une belle salle, bien pleine, lui reviendrait désormais de droit. 

 

Élise Noiraud

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Les Dessous de la vie, de Maxime Costa

Compagnie de la Forêt

06 77 18 62 69

compagniedelaforet@yahoo.com

Mise en scène : Maxime Costa

Avec : Maxime Costa, Jeanne Bonenfant, Hugo Brunswick

La Manufacture des abbesses • 7, rue Véron • 75018 Paris

Réservations : 01 42 03 42 03

Du 10 mai au 1er juillet 2010, du lundi au jeudi à 21 heures, relâche les 24, 25 et 27 mai 2010

Durée : 1 h 10

24 € | 13 €

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