2008-2009 | critiques


Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 15:51

 

Manouches et gadjos

 

Quand on n’est pas spécialiste du jazz et pas plus musicologue, choisir dans l’éventail riche et varié, multicolore, du Festival de Marciac est une gageure ! On se retourne alors vers ce que l’on connaît un peu et qui a l’heur de nous faire vibrer !

 

Depuis Django Reinhardt et Stéphane Grapelli, le jazz manouche a fait son chemin dans le cœur du public et la relève est assurée ! Les purs nous ensorcèlent, les métis, les gadjos inspirés nous entraînent sur les rives de leurs guitares. Le spectacle proposé le 11 août 2009 sous le grand chapiteau de Marciac présentait une palette éclectique et flamboyante. Il fait chaud, très chaud, dans cette nuit des étoiles, et sous la tente, l’impatience n’aura pas le temps d’échauffer les humeurs : les organisateurs font dans l’exactitude.

 

© X. D. R.

 

Le quatuor Latches (« bien fait » en langue manouche) fait son entrée sous les vivats des aficionados réunis. Quatre garçons… dans le rythme ! Deux Alsaciens, deux Perpignanais, trois guitares, une contrebasse. Est-ce du jazz ? Oui, disent les Américains, du jazz français. Ils sont heureux de jouer, leur complicité est visible, il y a de l’amour entre ces quatre-là, ça se sent. Leur musique est fougueuse, passionnée, passionnelle aussi sans doute. C’est du feu, et l’on se prend à se voir danser en longue jupe bigarrée et virevoltante à la lueur des flammes. Leurs doigts galopent entre les cordes, la fièvre est tangible, la joie aussi. Quelques reprises de grand-papa Django galvanisent l’assemblée. La surprise vient aussi de compositions plus tendres.

 

Zoom de la caméra sur le tout nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, accompagné de Jean Glavany et Gérard Holtz : applaudissements appuyés, suivis de quelques sifflements perdus dans le brouhaha. La presse ne parlera que du premier. Les coulisses sont pourtant parfois tout aussi amusantes.

 

© X. D. R.

 

Le deuxième concert est celui qui a sans doute attiré la majorité du public. Thomas Dutronc prend donc la suite des virtuoses manouches après un entracte bien mérité pour sortir quelques instants de l’étuve dans laquelle nous sommes plongés.

 

Le petit a grandi et rejoint la cour des grands. Il a été à bonne école, c’est déjà un pro de la scène, pour ne pas dire une bête de scène. La salle s’enflamme au son de ses récents succès, Comme un manouche sans guitare, J’aime plus Paris, Jeune je ne savais rien. Il a de la bouteille, ce jeune-là, et il doit en avoir assez d’être comparé à papa ! Sauf que… les chiens ne font des chats… La gestuelle, le regard, la dérision un peu désabusée, tout ça nous rappelle quelque chose. Il semble proche du très bon, mais que manque-t-il ? Peut-être de se trouver lui-même… Il se disperse en fanfaronnades et sketches, qui étouffent un peu le souffle de son talent. Néanmoins, lorsqu’il revient au jazz, on vibre, on danse, on s’affole, on admire. Quel talent ! Dommage que son show soit un peu décousu. Si j’étais venue voir le spectacle de Thomas Dutronc, j’aurais sûrement été comblée. Or, c’est du jazz que je venais chercher, du manouche, du swing, du frisson. Il m’a donné tout cela, mais par intermittence. Il est séduisant, pétillant, et son spectacle plaît, ça s’entend dans la salle. Je reste tout de même un peu sur ma faim.

 

© X. D. R.

 

Il est déjà très tard lorsque s’annonce, après une deuxième pause, le troisième concert, celui de Caravan Palace. Lorsqu’ils démarrent, on sent d’emblée que ça va « déchirer ». Et ça déchire ! Après quelques minutes, la salle se vide de la plus grande partie des plus de 40 ans. Les autres sont en délire. Il s’agit cette fois d’un jazz éclectique et inclassable, métissé d’Internet et d’électronique. Devant nous évolue avec brio un vrai jazz band, comme dans les vieux films américains. Il n’y manque que le noir et blanc. On en prend plein les oreilles. Du swing, du manouche, du New Orleans, une voix féminine envoûtante, c’est un mélange détonant à faire danser les plus farouches. C’est étourdissant. Un faux air, de temps en temps, de Gotan Project.

 

Venue écouter du jazz manouche, j’en ai entendu beaucoup et aussi beaucoup d’autres choses. Avec talent, certes. Avec passion, aussi. Latches est certainement le groupe qui m’a donné vraiment envie d’en écouter plus. Thomas Dutronc m’a distraite. Quant aux Caravan Palace, si je lui ai trouvé un grand talent et beaucoup de professionnalisme, je m’accorde le droit d’être d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. 

 

Isabelle de Penfentenyo

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Festival Jazz in Marciac

http://www.jazzinmarciac.com/ete.html

Latches

http://www.myspace.com/latcheswing

Thomas Dutronc

http://thomasdutronc.artiste.universalmusic.fr/

Caravan Palace

http://www.myspace.com/caravanpalace

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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 23:46

 

Plaisir au long cours

 

On me reproche, après une semaine dans le Gers, de n’avoir pas parlé de gastronomie. J’ai déjà signalé que Marciac était aussi éclectique en cuisine qu’en musique, mais il est vrai qu’il serait dommage de passer à côté de la gastronomie gersoise, très bien représentée. Si le choix vous angoisse, vous pouvez toujours faire confiance au label « Excellence Gers », présent en boutique et restaurants. Celui du chapiteau, Le Bœuf sous la toile, en travaille les produits. C’est celui que j’ai choisi, pour ma plus grande satisfaction, avant d’attaquer le menu copieux de la soirée, pas moins de trois concerts : Daniel Humair, Dave Douglas et David Krakauer.

 

© Mephisto

 

C’est Papy Humair qui ouvre la soirée avec son Baby Boom, quatre jeunes musiciens qui accueillent, ce soir, l’accordéoniste Vincent Peirani. Le batteur-penseur, avec sa chemise bariolée et son crâne de moine, a l’air d’un gros chat, tapi derrière sa batterie. De là, il couve de l’œil tout son monde. Attentif à chacun et heureux de toute réussite, il chantonne, pour lui seul, la mélodie. Peirani (accordéon), lui, sous sa chevelure christique, a toujours l’air de souffrir. Même lorsqu’il joue un passage mélodieux et apaisé, avec ses sourcils froncés, le pli amer qui lui tord la commissure des lèvres, il semble s’arracher chaque note dans la douleur.

 

La musique de Baby Boom est aux antipodes de celle de Bechet ou d’Omara Portuondo [voir ici] et se rapproche plutôt des recherches formelles de la musique contemporaine. Ici, on s’adresse moins à la sensibilité qu’à l’intellect. Le concept prime l’émotion. Cela n’empêche pas de belles réussites. À cet égard, je pense à une pièce très lente, la quatrième, je crois, et à ce morceau qui démarre avec un solo de batterie où Daniel Humair utilise des instruments colorés, semblables à des jouets d’enfants. L’évocation des jeux, sons et rythmes de la fête foraine est parfaite. Parmi les musiciens, outre le « chef », il faut rendre hommage aux saxophonistes et au contrebassiste, Sébastien Boisseau. Néanmoins, il me semble que les applaudissements qui ont salué la fin de la prestation étaient plus conventionnels que convaincus.

 

© Jimmy Katz

 

Dans la deuxième partie, la décontraction et la bonne humeur sont immédiatement de retour sur la scène et dans la salle avec Dave Douglas, arborant une casquette à la Woody Allen, et son Brass Ecstasy, ainsi nommé par allusion au Brass Fantasy. Rien de plus normal pour un Hommage à Lester Bowie. La qualité du groupe éclate, dès le premier morceau, United Front, une composition originale, qui met en évidence l’extraordinaire expressivité du cor, la légèreté inattendue du trombone, la virtuosité et les aigus éclatants de la trompette, tandis que le tuba et la batterie assurent impeccablement la pulsion.

 

Tout le concert qui alterne compositions et hommages est à cette image. Je voudrais seulement mettre en exergue la pièce dédiée à Lester Bowie, pour illustrer sa maxime selon laquelle « toutes les musiques ont une égale dignité dès lors qu’elles sont bonnes ». La pièce, très enlevée, évoque une musique de fanfare et elle met en évidence la vitesse d’exécution remarquable du batteur et la variété des rythmes qu’il développe. L’humour n’est jamais absent, comme dans cette pièce destinée à saluer le départ de G. W. Bush de la Maison-Blanche, qui évoque un crépuscule et signifie surtout « bon débarras ». Dave Douglas et son Brass Ecstasy respirent la connivence et le bonheur de jouer ensemble. Mais, je laisserai la conclusion à mon voisin, un responsable de l’École des musiques vivaces (Music Halle) à Toulouse, s’adressant à son fils : « Tu vois, dans la décontraction, ils ont l’élégance des grands seigneurs. L’esprit de Bowie a bien plané sur ce concert ».

 

© Steven Meyer

 

À peine le temps de récupérer, et c’est l’entrée en scène de David Krakauer et du groupe Klezmer Madness, dont la singularité est de compter une guitariste et une bassiste. La présence de ces musiciennes est la bienvenue dans cette édition du festival qui m’a paru faire la part belle aux hommes. La musique de Klezmer Madness, musique de fêtes et de rencontres, héritée des musiciens juifs itinérants d’Europe centrale et orientale, plaît manifestement au public le plus jeune du festival, qui commence à quitter les gradins pour venir danser entre les travées. Il est clair que cette musique, vive et entraînante, peut donner des fourmis dans les jambes au moins ingambe des festivaliers, mais elle sait aussi se faire langoureuse et mélancolique. À la clarinette, David Krakauer, malgré sa silhouette d’Oriental bien nourri, est aussi vibrionnant que sa musique. À la basse (mais elle assure aussi le chant avec Krakauer), Nicki Parrot, très élégante avec sa robe noire et ses chaussures à talon, très expressive et très expansive, semble habitée par le rythme. Les autres musiciens semblent plus placides.

 

Le groupe joue des compositions originales de Krakauer et des autres instrumentistes comme des arrangements d’airs traditionnels. On est plus proche des musiques du monde que du jazz proprement dit. L’intérêt de cette musique qui fait florès dans les pays balkaniques et commence à se diffuser plus à l’ouest réside dans l’interaction entre les musiques d’origine juive et celles qu’elles ont côtoyées (russe, roumaine, tchèque, slovaque, bulgare, grecque…). Les parquets de danse, en Europe, commencent à accueillir la musique klezmer (qui n’hésite pas à pratiquer l’échantillonnage électronique), et le chapiteau de Marciac s’est mis, un instant, à leur ressembler en se mettant à faire clignoter ses éclairages comme dans une boîte de nuit. Si je ne déteste pas, ce n’est pas non plus ce que je préfère, on l’aura compris. Cela ne m’empêche pas de saluer la virtuosité de David Krakauer et la qualité de ses musiciens. En musique, comme en beaucoup d’autres domaines, je suis un fervent partisan du métissage et, si c’est une façon d’amener d’autres publics vers le jazz, j’applaudis à deux mains. 

 

Jean-François Picaut

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Daniel Humair Baby Boom invite Vincent Peirani, festival Jazz in Marciac

Site de l’artiste : www.danielhumair.com

Avec : Daniel Humair (batterie), Christophe Monniot (saxophone), Matthieu Donarier (saxophone), Vincent Peirani (accordéon), Manu Codjia (guitare), Sébastien Boisseau (contrebasse)

Hommage à Lester Bowie, par Dave Douglas et Brass Ecstasy, festival Jazz in Marciac

Site de l’artiste : www.davedouglas.com

Avec : Dave Douglas (trompette), Luis Bonilla (trombone), Vincent Chancey (cor), Marcus Rojas (tuba), Nasheet Waits (batterie)

David Krakauer et Klezmer Madness, festival Jazz in Marciac

Site de l’artiste : www.davidkrakauer.com

Avec : David Krakauer (clarinette), Will Holshouser (accordéon), Sheryl Bailey (guitare), Nicki Parrott (basse), Michael Sarin (batterie), Nate Smith (échantillonneur)

Marciac, sous chapiteau le 7 août 2009

Festival Jazz in Marciac du 31 juillet au 16 août 2009

Location : 0 892 690 277 (0,34 € | min)

www.jazzinmarciac.com

10 € à 60 €

Abonnements de 124 € à 410 €

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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 23:32

 

Soirée magique

 

On le sent à un je-ne-sais-quoi qui flotte dans l’air, cette soirée ne sera pas comme les autres : au programme, Marcus Roberts, un nouveau venu au festival, et Winton Marsalis, l’enfant chéri de Marciac. Une découverte et une valeur sûre, voilà un cocktail qui réjouit le cœur de tout bon festivalier. Personne ne sera déçu et, à près de deux heures du matin, c’est une foule heureuse, malgré l’orage, qui regagnera ses pénates avec des milliers d’étoiles dans les yeux.

 

À 21 heures, c’est un trio fort élégant qui se présente pour ouvrir la soirée diffusée en direct sur France Inter et Mezzo TV. Trois hommes jeunes, bien mis de leur personne : Jason Marsalis, le batteur, conduit Marcus Roberts, tous deux sont impeccablement costumés et cravatés, et le batteur, Roland Guerin, les suit, élégamment vêtu d’une chemise noire à col ouvert et d’un pantalon sombre complété par une veste à rayures.

 

Le concert démarre par New Orleans Blues, un morceau très swing, où la main gauche de Roberts fait entendre des réminiscences de ragtime. Suivront des thèmes de Fat Wallers, Thelonious Monk, Coltrane, Nat King Cole, Cole Porter, etc., alternant les pièces rythmées et celles où la mélodie l’emporte.

 

Marcus Roberts présente ce qu’il joue d’une voix douce, presque timide, et ne manque jamais de souligner les interventions de ses camarades. La complicité entre les membres du trio est évidente. Marsalis et Guerin échangent continûment regards et sourires, et tous deux sont à l’écoute des moindres indications de Roberts.

 

À 46 ans, le pianiste, qui a perdu la vue à cinq ans, semble avoir atteint une maturité tranquille. Appuyée sur une technique sûre, sa virtuosité éclate dans les morceaux rapides. Il excelle aussi dans les morceaux plus lents, méditatifs ou graves, où il sait faire passer une émotion retenue mais très sensible.

 

Ses deux jeunes compagnons sont parfaitement à la hauteur. Jason Marsalis, le plus jeune des fils Marsalis, grand échalas, sous ses dehors de pince-sans-rire, à la Buster Keaton, est un batteur efficace et inventif qui ne ménage pas sa peine. Quand il quitte la scène, le public a la surprise de voir que la sueur a complètement trempé le dos et le haut des manches de son beau costume, alors que le plastron est resté complètement sec. À la contrebasse, Roland Guerin, contribue à une rythmique impeccable, et ses solos sont d’une grande musicalité, avec un jeu de cordes pincées et frappées tout à fait étonnant.

 

Tous les trois conservent la mémoire des grands du jazz sans mimétisme ni servilité, mais dans une relecture personnelle qui renforce ce que je disais, hier, de l’art du palimpseste. En cadeau, Marcus fait appel pour un morceau à son mentor, Winton Marsalis, qui qualifie son hôte de « pur génie du piano ».

 

© Clay McBride

 

À l’entracte, Martin Malvy, le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, manifestement à l’unisson du public, me confiait sa satisfaction : « Je suis absolument ravi que Jean-Louis Guilhaumon (le fondateur et président de Jazz in Marciac, également maire de la commune) ait pu faire venir Marcus Roberts de La Nouvelle-Orléans, spécialement pour ce concert absolument exceptionnel. On oublie la cécité de ce pianiste remarquable, et lui-même la dépasse par son art. Il est encore jeune, et je crois que sa carrière ne peut que prendre de l’ampleur ».

 

Après l’entracte, Winton Marsalis nous invite à célébrer The Passionate Music of Sydney Bechet, mort il y a tout juste cinquante ans. Pour cet hommage, il s’est entouré de trois grands clarinettistes et saxophonistes, amoureux de Bechet : Bob Wilber, qui fut son disciple en 1948, Victor Goines, remarquable au saxophone, et Olivier Franc, qui a la chance de jouer sur un saxo soprano ayant appartenu à Bechet.

 

Le groupe de musiciens, bien serrés sur deux rangs au milieu de la scène, comme s’ils occupaient l’estrade d’un club ou d’un cabaret, est complété par le grand, à tous les sens du terme, Wycliffe Gordon au trombone, l’énergique Ali Jackson à la batterie et deux jeunes : Dan Nimmer, au piano et Carlos Henriquez à la batterie.

 

C’est ce « band » d’enfer qui, pendant deux bonnes heures, va interpréter avec brio la musique de Sydney Bechet, hommage mérité à celui qui fit tant pour rendre populaire la musique de jazz en France et aima tant notre pays qu’il s’y installa.

 

Les tubes se succèdent, Summertime, Promenade sur les Champs-Élysées, Petite fleur, Blue Horizon, White Cat Blues, Dans les rues d’Antibes, O When The Saints, etc. Agréable surprise, on nous offre une composition inédite de Bechet, découverte récemment par son fils : Suite Louisiana.

 

Ce jazz, qui nous renvoie à notre enfance, a des vertus jubilatoires, sur le public comme sur les musiciens. Ceux-ci ont vraiment l’allure d’une bande de copains, géniaux, et Winton Marsalis, ravi, arbore parfois des mines de potache facétieux.

 

Cet hommage ne sent pas la nostalgie ni la naphtaline, il n’y entre aucune part de pastiche ou d’imitation compassée. Marsalis et ses complices (au cours des rappels, ils seront rejoints par le trio de Marcus Roberts) sont la preuve éclatante que la musique de Bechet est toujours vivante et ne se laisse pas momifier. Les amis de Marsalis ne la revisitent pas, ils la vivent.

 

Le public est ravi et en redemande. Il obtiendra pas moins de cinq rappels ! Marsalis chante, fait chanter le public en rythme et sotto voce. Chaque musicien rivalise avec l’ensemble dans une joyeuse émulation. Un pur bonheur. Que dire, à la fin d’une telle soirée, sinon : « Merci, messieurs, pour votre talent et votre générosité » ? 

 

Jean-François Picaut

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Marcus Roberts, Jazz in Marciac

Site de l’artiste : www.marcusroberts.com

Avec : Marcus Roberts (piano), Roland Guerin (contrebasse ), Jason Marsalis (batterie )

The Passionate Music of Sydney Bechet, présenté par Winton Marsalis

Site de l’artiste : www.wyntonmarsalis.org

Avec : Winton Marsalis (trompette), Bob Wilber (clarinette), Victor Goines (saxophone), Olivier Franc (saxophone), Wycliffe Gordon (trombone), Ali Jackson (batterie), Dan Nimmer (piano), Carlos Henriquez (batterie)

Marciac, sous chapiteau le 6 août 2009

Festival Jazz in Marciac du 31 juillet au 16 août 2009

Location : 0892 690 277 (0,34 € | min)

www.jazzinmarciac.com

Tarifs des billets de 10 € à 60 €

Abonnements de 124 € à 410 €

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