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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:18

Un évènement dans l’exégèse vilarienne


Annonce de parution

Les Trois Coups.com


Passionné de littérature, Jean Vilar n’a cessé – jusqu’à l’épuisement de ses moyens dans l’expérience du Théâtre Récamier – de chercher l’auteur capable d’écrire le théâtre de son temps… Ce que l’on ignore ou feint d’ignorer, c’est qu’il tenta d’abord d’être cet écrivain qu’il rêvait de rencontrer.

farce-des-filles-a-marier-300 Un an après la publication de Dans le plus beau pays du monde, l’Association Jean-Vilar propose trois nouvelles pièces de Jean Vilar demeurées inédites :

– la Farce des filles à marier

– le Dormeur distrait

– Il étouffe des perroquets (d’après Charles Monselet).

Dans la Farce des filles à marier, le veuf Timoléon Bompart a bien du mal à affirmer son autorité sur ses quatre filles aussi impétueuses que têtues. Il voudrait les mettre en ménage, et se fait pour cela recommander un prétendant du nom de Toussaint Trépassé qui s’avère très différent du jeune et beau fiancé que père et filles avaient imaginé… La Farce des filles à marier est la seule pièce originale de Vilar jouée de son vivant, en 1941. Il interprétait lui-même le rôle du ridicule prétendant parisien aux côtés de François Darbon et Jean Desailly, notamment.

Vilar tint le journal de la tournée publié ici pour la première fois. On y suit le quotidien de la vie de troupe (La Roulotte d’André Clavé) et la découverte par Vilar et ses camarades de la réalité du théâtre populaire, six ans avant la création du Festival d’Avignon, dix ans avant les années de légende au T.N.P.

Le Dormeur distrait est un homme qui, quand le sommeil le prend, sombre si profondément qu’il peut être pris pour un mort, surtout s’il s’endort au milieu d’un square et que la police passe par là. Allez prouver après cela que vous êtes bien vivant !

Il étouffe des perroquets conte le face-à-face burlesque d’un militaire en retraite avec une carafe d’absinthe, et les convives imaginaires qu’il s’invente pour justifier les petits verres vidés les uns après les autres.

Bouffonnerie, farce innocente, parade clownesque révèlent un Vilar inconnu, si ce n’est improbable, qui s’espère poète et croit en sa destinée d’écrivain.

L’Avant-scène théâtre nº 1342, 12 €

Texte établi et annoté par Rodolphe Fouano

Les Trois Coups


Commande franco de port auprès de la Maison Jean-Vilar

8, rue de Mons • 84000 Avignon

Tél. 04 90 86 59 64

contact@maisonjeanvilar.org

www.maisonjeanvilar.org

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Publié par Les Trois Coups - dans Livres | Revues | D.V.D.
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