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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 14:54

« Phèdre »

de Platon


Annonce

Les Trois Coups.com


La Forge / Cie Patrick-Schmitt • 17-19, rue des Anciennes-Mairies • 92000 Nanterre

Du 23 janvier au 10 février 2013, du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 heures

Conception, adaptation et scénographie : Patrick Schmitt

Costumes et accessoires : Laurence Chapellier

Régie générale : Xavier Bravin

phedre-platon

« Phèdre »

La scène commence à Athènes, au petit jour. Le jeune Phèdre vient de sortir d’un cours de rhétorique, celui du sophiste Lysias. Ce dernier vient de tenir un discours, démontrant « qu’il vaut mieux accorder ses faveurs à un homme qui n’aime pas, plutôt qu’à un homme amoureux ».

Phèdre, subjugué par cet écrit, s’empresse aussitôt d’en faire part à Socrate, qu’il vient de rencontrer près des murs de la ville.

Socrate, voyant Phèdre sous le charme de l’essai, et voyant du même coup en Lysias un rival dans la conquête du jeune homme ne va pas en rester là…

Le Banquet n’est pas le seul ouvrage dans lequel Platon ait traité de l’amour. La plus grande et peut-être la plus belle partie du Phèdre y est également consacrée.

À l’image du Discours sur l’amour (autre titre attribué au Banquet), Platon y distingue deux espèces d’amour, l’amour vulgaire et l’amour honnête, l’amour vulgaire visant au seul plaisir de la chair, et par extension à la brouille et à l’abandon ; l’amour honnête correspondant à l’amour céleste.

Sa doctrine demeure donc la même dans les deux ouvrages, mais elle est présentée dans le Phèdre d’une manière différente en ceci qu’elle est rattachée aux systèmes de la réminiscence et des Idées.

Les âmes humaines ont jadis suivi le cortège des dieux, lorsque ceux-ci s’en allaient contempler le monde des Idées au-delà de la voûte céleste, mais entravées dans leur essor par leur passion brutale, elles n’ont pu accéder, comme les dieux, à cette vision pleine et entière de l’absolu. Ainsi sont-elles retombées ensuite sur la terre, n’ayant entrevu qu’une parcelle infime de la Vérité.

Une seule Idée, la Beauté, était cependant plus facile à voir que les autres, à cause de son éclat resplendissant, et notre âme en a gardé plus aisément le souvenir.

Ainsi, toutes les fois qu’ici-bas, elle rencontre un être où brille cette image de la Beauté, elle est attirée par lui et en tombe amoureuse, aimant à la fois l’être et cette beauté absolue, dont il porte le reflet.

Platon a jeté dans Phèdre tout le poids de son système philosophique. Composé apparemment d’un traité sur l’amour et d’un traité de rhétorique, on est confondu d’admiration, lorsqu’on découvre ensuite le lien entre les deux parties et qu’on se voit contraint d’accepter l’ouvrage d’un seul et même tenant.

La clarté, la concision, la pureté du style sont au-dessus de tout éloge. Le badinage des interlocuteurs est un ravissement. Et si l’art demeure un domaine non mesurable, on peut avancer, sans crainte du ridicule, que la force imaginative de Platon et sa dimension poétique dépassent en grandeur les plus beaux tableaux d’Homère.

Recueilli par

Vincent Cambier


La Forge / Cie Patrick-Schmitt • 17-19, rue des Anciennes-Mairies • 92000 Nanterre

Tél. 01 47 24 78 35

contact@laforge-theatre.com

www.laforge-theatre.com

R.E.R. A – station Nanterre-Ville (à 13 min de la station Auber), prendre la rue Maurice-Thorez, puis deuxième à gauche rue Volant et première à droite : vous y êtes

Plein tarif 22 €

Tarif senior, cartes Nanterriens 15 €

Demandeurs d’emploi, étudiants 11 €

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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