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« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
Lecture, jeudi 6 septembre 2012, 19 heures‑20 heures :
« Le Roi au masque d’or » de Marcel Schwob, précédé d’un extrait des « Chants de Maldoror » du comte de Lautréamont
Musée national Jean‑Jacques‑Henner • 43, avenue de Villiers • 75017 Paris
Le musée Henner
reçoit le comédien Jérémie Le Louët pour une lecture de deux œuvres de Marcel Schwob et du comte de Lautréamont. La langue singulière de ces textes illustre le dynamisme et
l’inventivité littéraire de la deuxième moitié du xixe siècle. Par son engagement physique comme son travail sur le rythme et la musicalité
du texte, Jérémie Le Louët parvient à recréer une atmosphère unique où le réel tend à disparaître pour laisser place au symbole et à l’imaginaire.
Les Chants de Maldoror (chant 2, strophe 5) du comte de Lautréamont (1846‑1870)
Véritable cri de révolte, les Chants de Maldoror, poème en prose publié en 1869, révèle le génie créatif d’Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont, dont l’univers sombre et mystérieux influença profondément les surréalistes. Cet extrait du deuxième chant relate la rencontre de Maldoror, protagoniste maléfique, avec une jeune fille incarnant l’innocence.
Le Roi au masque d’or de Marcel Schwob (1867‑1905)
Ce conte de Marcel Schwob, conteur et poète de la fin du xixe siècle proche des symbolistes, raconte l’histoire d’un roi qui porte en permanence, à l’instar de ses ancêtres, un masque d’or hiératique. Dans son palais, chacun porte comme lui un masque accordé à sa fonction sociale : masques graves et soucieux pour les prêtres, hilares pour les bouffons, séduisants et gracieux pour les femmes. Or, voici qu’un mendiant, aveugle et sans masque, se présente au roi et lui révèle de façon insidieuse que tout son univers de masques dissimule une réalité bien différente de l’apparence : « Toi‑même », dit‑il au monarque, « qui sait si tu n’es pas horrible malgré ta parure ? ».
Le roi le fait chasser, mais le doute désormais le ronge…
Lecture : Jérémie Le Louët
Son et régie : Simon Denis
Durée : 50 minutes
Lecture suivie d’un échange avec les spectateurs
Plein tarif : 7 €
Tarif réduit : 5 €
Gratuité : moins de 25 ans, chômeurs, allocataires des minimas sociaux…
Production : compagnie des Dramaticules
La compagnie des Dramaticules est en résidence au Théâtre de Rungis, au Théâtre de Corbeil-Essonnes et sur la communauté d’agglomération Seine‑Essonne. Elle est soutenue par la région Île‑de‑France au titre de la permanence artistique, par le conseil général du Val‑de‑Marne au titre de l’aide au fonctionnement, par le conseil général de l’Essonne et par la ville de Cachan
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Trois Coups
Musée national Jean‑Jacques‑Henner • 43, avenue de Villiers • 75017 Paris
www.henner-intime.fr (blog)
01 47 63 42 73
Ouverture de 11 heures à 18 heures les lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche
Nocturne jusqu’à 21 heures, le premier jeudi du mois
Fermeture le mardi et certains jours fériés (1er janvier, 1er mai, dimanche et lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, Noël)
Photo © Sébastien Chambert : Salomé, mise en scène de Jérémie Le Louët
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
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