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« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
« Macbeth »
de William Shakespeare
Théâtre Le Ranelagh • 5, rue des Vignes • 75016 Paris
À partir du 6 septembre 2012, du mardi au samedi à 21 heures et le dimanche à 17 heures
Relâches exceptionnelles les 11, 18, 25 septembre 2012, le 2 octobre 2012 et le 6 novembre 2012
Offre exclusive pour les lecteurs des Trois Coups :
1 place achetée 20 € = 1 place offerte dans la même catégorie
Offre valable dans la limite des places disponibles
Du lundi 10 septembre au dimanche 30 septembre 2012 inclus
Sur réservation obligatoire au 01 42 88 64 88
« Macbeth »
Traduction Jean-Michel Déprats
Mise en scène et direction artistique : Philippe Penguy
Avec : Laurent Le Doyen, Agnès Valentin, Emmanuel Oger, Anne Beaumond, Teddy Melis, Géraldine Moreau-Geoffrey, Lionel Robert, Émilie Jourdan, Jean‑Michel Deliers, Denis Zaidman
Costumes : Marie-Hélène Repetto
Décor : Sylvain Cahen
Création musicale : Jean‑Michel Deliers et Denis Zaidman
Création sonore : Jean‑Michel Deliers
Résumé
Duncan, roi d’Écosse, sauve son trône grâce à la loyauté et au courage de ses généraux, Macbeth et Banquo. Célébrés comme des héros, les deux amis rencontrent sur la lande trois sorcières qui délivrent leur prophétie : Macbeth deviendra roi et Banquo engendrera des rois…
Poussé par sa femme, Macbeth assassine Duncan. C’est le premier crime d’une longue série. Devenu roi d’Écosse, il décide d’éliminer Banquo et sa descendance, et fait régner la tyrannie sur tout le royaume. Mais le remords et la folie le guettent…
Sorcières monstrueuses ou séductrices, portier paillard, assassins tordus côtoient les rois et les guerriers, donnant corps et relief à cette tragédie à part dans l’œuvre de Shakespeare.
Note de mise en scène
L’œuvre de Shakespeare porte cette universalité passionnante, foisonnante, vertigineuse, qui nous permet aujourd’hui encore de prendre le pouls du monde et de notre condition humaine éternellement questionnée. Pièce tragique, pièce politique, Macbeth est la pièce du chaos, et notre monde est également un chaos en devenir, à moins qu’il ne soit déjà le chaos. Macbeth est une pièce qui va vite, l’enchaînement des situations et la rapidité de l’action entraînent et surprennent les protagonistes eux‑mêmes dans la dynamique infernale du crime.
Macbeth est un homme qui de héros devient tyran sanguinaire, mais il est aussi une force et un mystère. Surtout, il n’est pas seul. Macbeth est double, et Lady Macbeth l’accompagne comme Juliette accompagne Roméo. Nous avons choisi d’explorer la dimension mystérieuse de ce couple maudit, mais passionnel et amoureux, car la tragédie de Macbeth révèle des myriades d’éléments qui nous dépassent.
« Le clair est noir, le noir est clair, planons dans la brume et le mauvais air » claironnent dès le début de la pièce les sorcières. S’extirpant des profondeurs de la Terre, elles surgissent, se transforment en êtres vaguement humains, sorcières à barbe, créatures maléfiques. Sûrement moins maléfiques, toutefois, que les hommes eux‑mêmes. Avant d’entamer sa ronde bouffonne, le trio infernal, tel un coryphée antique, prend un malin plaisir à titiller les peurs, les frustrations, les ambitions, la faim dévorante du couple Macbeth pour le lancer dans une aventure de folie et de mort.
Sons d’ailleurs et instruments rares et anciens, joués sur scène par deux musiciens font entrer le spectateur dans un univers sonore, une scénographie virtuelle, un décor qui ne dit pas son nom. Au chaos mental répond le chaos du monde, à la fois effrayant et fascinant. Macbeth est une pièce cosmique, une pièce métaphysique questionnant l’être au monde, sondant la dimension à la fois tragique et bouffonne de notre condition humaine. Le rire n’est jamais loin du ricanement, le ricanement du cauchemar.
La découverte de la langue et du rythme du texte induits par la traduction de Jean‑Michel Déprats a constitué une part importante du travail avec les comédiens. Il s’agissait de dégager la gestuelle, le rythme charnel de cette langue à la fois âpre et poétique. Imaginer un langage des corps pour une pièce de chair et de sang a été un autre axe de recherche : danse-contact, étreintes, combats.
Une scénographie simple, composée d’un tissu de 150 m² figurant la lande ou le magma, une passerelle pour le château permettant plusieurs niveaux de jeu, la table du banquet. Nous cherchons à convoquer l’imagination.
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Trois Coups
Macbeth, de William Shakespeare
Théâtre Le Ranelagh • 5, rue des Vignes • 75016 Paris
Locations : 01 42 88 64 44
Réservation en ligne : www.theatre-ranelagh.com
Métro : La Muette (ligne 9) ou Passy (ligne 6)
R.E.R. C : Boulainvilliers ou Kennedy Radio France
Bus : 22 • 32 • 52 • 70 • 72
Parkings : 19 et 80, rue de Passy et 7, avenue du Président‑Kennedy
Vélib’ nº 16031 au 51, rue des Vignes
À partir du 6 septembre 2012, du mardi au samedi à 21 heures et le dimanche à 17 heures
Relâches exceptionnelles les 11, 18, 25 septembre 2012, le 2 octobre 2012 et le 6 novembre 2012
F.N.A.C. 08 92 70 75 07
Billetterie F.N.A.C. : Carrefour • Géant • Virgin
Réservation en ligne : www.fnac.com
Tarifs de 10 € à 35 €
Durée du spectacle : 1 h 50
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