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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:00

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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lamaisonenverre 29/10/2013 10:59

Bonjour,
J'aime beaucoup la façon que vous avez de résumer la pièce au début de votre article, avec distance et élégance. Je ne suis pas tout à fait d'accord, cependant, sur votre conclusion, qui consiste à
considérer que la mise en scène de Lucie Berelowitsch - ou plutôt la scénographie - ne fait pas honneur à Hugo. Je trouve au contraire que le décor permet de ne pas basculer tout à fait dans la
caricature d'une pièce noire et mélodramatique : la reconstitution d'un palais renaissance aurait créé un effet de surcharge. Les échafaudages - certes peu originaux - laissent un peu d'espace pour
respirer dans cette pièce à la mécanique implacable. Je trouve que la présence de Hugo n'est pas à chercher dans les décors (il disait lui-même qu'on aurait pu monter Cromwell avec trois chaises et
une table), mais dans la façon dont le texte est dit et interprété. Et Lucie Berelowitsch s'en sort plutôt bien de ce point de vue. D'abord parce qu'elle dirige très bien ses comédiens, et en
particulier Marina Hands, remarquable pour exprimer toutes les nuances du personnage de Lucrèce Borgia. Ensuite parce qu'elle propose une lecture intéressante du texte-même : la relation d'amitié
entre Gennaro et son meilleur ami, Maffio, par exemple, est particulièrement travaillée, et la metteuse en scène montre, de façon sous-jacente, la rivalité qui les unit tout autant que l'affection.
Hugo est là, et bien là, non dans le décor, mais dans la lecture même de la pièce. Ses mots se font magnifiquement entendre (seul le cynique Gubetta, peut-être, hurle un peu trop pour que l'on
comprenne à quel point ses propos sont drôles et plaisants)...

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