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« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
La Revue des archers :
que l’aventure se poursuive…
La « Revue des archers », ancrée au Théâtre Toursky à Marseille, publie obstinément depuis près de dix ans des expressions de toutes natures : poésie, nouvelles, théâtre, pensées brèves, dessins… Elle a su, au cours de ses 18 numéros répondre à l’incroyable pari lancé par Richard Martin : faire vivre un lieu d’écritures et de paroles porté par « l’art rebelle, seul ferment de nos résurrections ».
Accueillante, insolente, tonique et tendre, ne perdant jamais le goût de rire à belles dents, y compris dans les
heures incertaines, elle a ouvert ses pages à nombre d’auteurs venus des cinq continents. Elle a permis de mêler les voix d’auteurs confirmés, mais toujours en chemin, à celle d’amis inconnus
ou de jeunes écrivains qui y ont fait leur premier espace littéraire.
Dans cette salve d’énergies, manifestée à la faveur de deux numéros semestriels, la Revue des archers a montré que le tragique de l’existence, la précarité terrible de notre époque rendaient d’autant plus précieux les exercices de vraie liberté, cette insoumission désarmante qui s’appelle l’écriture.
Et c’est à Marseille, la remuante, la bigarrée, que cette aventure menée par des écrivains contemporains s’est déployée. Des voix aussi différentes que celles d’Henri-Frédéric Blanc, Viviane Montagnon, Yves Broussard, Dominique Sorrente, Jean-Pierre Cramoisan, Jacques Lovichi, Françoise Donadieu, André Ughetto ont montré que quelque chose pouvait les rassembler dans l’instinctive générosité des mots capables de proposer des fléchages imprévisibles et lumineux à notre errance contemporaine.
Or aujourd’hui, cette initiative est menacée de disparition. Le conseil régional de PACA continue à aider notre revue, ce qui nous réjouit, mais ce soutien extérieur est devenu insuffisant. Nous ne pouvons donc à ce jour compter que sur nos propres forces, c’est-à-dire celles des lecteurs et des abonnés pour espérer tenir et poursuivre l’aventure.
Pour que continue de vivre la Revue des archers, nous demandons donc à chacun de participer à cet appel financier qui permettra de poursuivre l’aventure.
À l’heure qu’il est, le nº 18 (18… comme le signal d’urgence des pompiers) pourrait être le dernier numéro que fera paraître la revue. Faisons en sorte que le nº 19, la livraison d’automne, puisse exister, que les poèmes et proses d’humeur fertile se ramassent à nouveau à la pelle. Pour le plaisir de chacun et l’honneur de tous.
Il y a encore des flèches à lancer au bord de notre mer commune. Encore et plus que jamais, car en ce temps de crise devenu pour beaucoup époque de détresse muette, notre humeur d’attrape-rêves, lucides mais toujours espérants, a plus que jamais besoin de tenir sa place de sagittaires incandescents.
Car par-dessus tout – les Archers sont ainsi faits –, nous voulons continuer à vous offrir de belles insurrections, d’un mot à l’autre du quotidien que nous aimons.
Dominique Sorrente
Recueilli par
Les Trois Coups
Pour soutenir la Revue des archers, publication littéraire semestrielle
Directeur de la publication : Richard Martin
Éditions Titanic-Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • 13003 Marseille • France
Nº 18-mai 2010
Prix du numéro : 18 €
Abonnement 2 numéros :
– France : 30 €
– Étranger : 35 €
Courriel : revuedesarchers@gmail.com
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
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Cette revue est à la hauteur du thèâtre qui est son lit ! Merci pour l'éclairage***