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« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
« La Nuit juste avant les forêts »
de Bernard‑Marie Koltès
Théâtre du Pont-Neuf • 8 place Arzac • 31300 Toulouse
– Vendredi 14 et samedi 15 septembre 2012 à 21 heures
– Du mardi 18 au jeudi 20 septembre 2012 à 19 h 30
– Vendredi 21 et samedi 22 septembre 2012 à 21 heures
« la Nuit juste avant les forêts » | © Tristan Lorenzo Garcia
La nuit. Un homme aborde un autre homme. Un lit pour la nuit. Une voix qui résonne. Camarade, donne-moi du feu.
Juste avant. Un temps non narratif, poétique, musical. Il suspend et dilate la rencontre de l’acteur et du spectateur, véritable enjeu de la pièce.
Les forêts. Un lieu « mythopoïétique », un labyrinthe. Une selve obscure, où l’on doit s’enfoncer pour restaurer l’écoute.
« La nuit de Koltès » est un temps dilaté, suspendu, qui met en correspondance fantômes, désirs et mémoires. C’est l’histoire d’un jeune homme qui tente de retenir, en usant de tous les mots dont il dispose, un inconnu abordé un soir dans la rue…
Avec cette œuvre, qui l’a révélé, Bernard‑Marie Koltès construit un texte qui coule comme un fleuve, transportant le public dans un flux d’images vertigineux qui détourne l’attention des objets du discours pour revenir sans cesse au sujet : le spectateur lui-même, le camarade qui lui ressemble, l’autre « moi » qui lui échappe.
« Un personnage est toujours rassurant pour le public, il est un “autre”. La mise en scène du premier texte de Koltès est souvent passée par la création d’un “type” : l’étranger, le marginal. Mon intention est, au contraire, de transformer la voix de l’acteur en une musique susceptible de cerner et d’envahir le spectateur, et de le mettre au centre de la pièce : le “tu” prononcé devient le véritable personnage protagoniste. Le texte s’arrête toujours un moment avant que l’image ne prenne forme. Le spectateur est confronté à une série vertigineuse de situations qui, passant d’une figure à l’autre par une sorte de “fondu enchaîné” continu, ne sont jamais claires. Par cette technique stylistique, Koltès détourne l’attention des objets du discours pour revenir sans cesse au sujet : le “camarade” qui lui ressemble, l’autre “moi” qui lui échappe. »
Filippo De Dominicis
Coproductions : Théâtre du Pont-Neuf, en cours…
De Bernard-Marie Koltès
Avec : Pierre-Benoît Duchez
Mise en scène : Filippo De Dominicis
Crédit photographique : Tristan Lorenzo Garcia
Tout public à partir de 10 ans
Durée estimée : 1 h 15
Résidence de finalisation de création : du 27 août au 13 septembre 2012
Représentations :
– Vendredi 14 et samedi 15 septembre 2012 à 21 heures
– Du mardi 18 au jeudi 20 septembre 2012 à 19 h 30
– Vendredi 21 et samedi 22 septembre 2012 à 21 heures
Répétition publique, entrée libre : mercredi 5 septembre à 19 h 30
Bord de scène après la représentation : samedi 15 septembre
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Trois Coups
La Nuit juste avant les forêts, de Bernard‑Marie Koltès
Théâtre du Pont-Neuf • 8 place Arzac • 31300 Toulouse
05 62 21 51 78
Métro ligne A, arrêt Saint-Cyprien
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