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« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
« L’Enterrement (Festen… la suite) »
de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov
Théâtre du Rond-Point • salle Renaud‑Barrault (745 places)
Du 12 octobre au 10 novembre 2012, à 21 heures, dimanche à 15 heures, relâche les lundis et jeudi 1er novembre 2012
Texte : Thomas Vinterberg et Mogens Rukov
Texte français : Daniel Benoin
Mise en scène : Daniel Benoin
Avec : Pierre Cassignard (Christian), Paul Chariéras (Kim), Mélanie Doutey (Sofie), Dominique Labourier (Else, la mère), Samuel Le Bihan (Michaël), Mathilda May (Hélène), Caroline Proust (Pia)
et la collaboration de François Marthouret (Helge, le père mort)
Lumière : Daniel Benoin
Costumes : Nathalie Bérard‑Benoin
Vidéo : Paulo Correia
Décor : Daniel Benoin, Jean‑Pierre Laporte
Assistantes à la mise en scène : Emmanuelle Duverger, Maryse Estier
Spectacle créé le 28 septembre 2012 au Théâtre national de Nice
Production Théâtre national de Nice-C.D.N. Nice-Côte d’Azur
Note d’intention :
La pièce se déroule le jour de l’enterrement du père. C’est la première fois depuis dix ans que la famille se réunit. Christian, le fils violé, s’est marié avec Pia, la serveuse de l’hôtel paternel. Il vit à Paris, loin de son frère Michaël et de sa nouvelle épouse, Sofie, qui ignore totalement l’histoire tragique de la famille. Hélène, la sœur, reste une sorte de régulateur agressif des relations familiales.
Quant à Else, la mère, elle nous apparaît évanescente. Kim, le cuisinier, est toujours là et Michaël a emmené avec lui, Henning, son fils de douze ans. La famille semble apaisée, et la pièce s’égrène sur le mode de la comédie, avant de basculer violemment dans la tragédie.
Soudain un mail venant du Danemark : « Vinterberg vient de donner une suite à Festen et la met en scène lui‑même à Vienne. ». Nous sommes en mars 2010, je vole vers l’Autriche pour assister à la première mondiale du spectacle. Ce fut un choc : drôlerie d’abord, justesse, force, tragédie enfin, à l’image de Festen dont j’avais réalisé la mise en scène en octobre 2002.
À l’issue de la représentation, je me suis précipité vers Vinterberg pour lui demander le droit de mettre en scène sa pièce en France. Il me l’a immédiatement accordé, en me révélant que mon adaptation théâtrale de son film lui avait donné envie d’écrire pour le théâtre, en particulier cette « suite ».
En dehors de la qualité de l’œuvre, un signe était très frappant à mes yeux : la pièce se déroule dix ans après la fête d’anniversaire des soixante ans du père, réception qui a été le théâtre des révélations sur les déviances sexuelles de celui‑ci. Et c’est également dix ans plus tard que je vais mettre en scène l’Enterrement (Festen… la suite). Le spectacle se jouera à Nice et au Théâtre du Rond‑Point, comme ce fut le cas avec le précédent. Précisons qu’il n’est pas nécessaire d’avoir vu le premier Festen. L’histoire se comprend aisément sans la mémoire du premier volet.
Daniel Benoin
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Trois Coups
Théâtre du Rond-Point • 2 bis, avenue Franklin‑D.‑Roosevelt • 75008 Paris
Réservations : 01 44 95 98 21
Métro : Franklin‑D.‑Roosevelt (lignes 1 et 9) ou Champs‑Élysées‑Clemenceau (lignes 1 et 13)
Bus 28, 42, 73, 80, 83, 93
Parking : 18, avenue des Champs‑Élysées
Librairie 01 44 95 98 22
Restaurant 01 44 95 98 44
Plein tarif salle Renaud-Barrault 36 €
Tarifs réduits :
– groupe (8 personnes minimum) 21 €
– plus de 60 ans 26 €
– demandeurs d’emploi 18 €
– moins de 30 ans 15 €
– carte imagine R 11 €
Création et tournée :
– 28 septembre au 6 octobre 2012, Théâtre national de Nice-C.D.N. Nice‑Côte d’Azur (06) - création
– 16 novembre au 1er décembre 2012, Théâtre national de Nice-C.D.N. Nice-Côte d’Azur (06)
– 11 décembre au 16 décembre 2012, Théâtre des Célestins, Lyon (69)
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
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