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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 21:04

« Oh les beaux jours »

 

Texte de Samuel Beckett

Mise en scène Diden Berramdane

Du 17 avril 2007 au 6 mai 2007

Mardi au samedi à 20 h 30 et dimanche à 17 h

Avec : Marie-Pierre Cascalès (Winnie) et Alain Girod (Willie)

Décors, costumes, lumières et son : Diden Berramdane

 

Samuel Beckett commence l’écriture de Happy days en 1960. La pièce est publiée en 1961 à New York. Traduite en français par l’auteur en 1962, elle est publiée en 1963 aux éditions de Minuit. En octobre 1963, Madeleine Renaud crée Oh les beaux jours à Venise, puis à Paris.

 

Oh les beaux jours

« Les mots vous lâchent, il est des moments où même eux vous lâchent. Pas vrai, Willie ?

Pas vrai, Willie, que même les mots vous lâchent par moment ?

Qu’est-ce qu’on peut bien faire alors, jusqu’à ce qu’ils reviennent ? »

Samuel Beckett, in Oh les beaux jours

 

Encore une journée divine !

Au milieu d’un paysage de désert brûlé, une sonnerie stridente retentit.

 

Winnie, se réveille et vaque à ses occupations sous le solei du zénith. Elle a le corps enterré dans le sable jusqu’au-dessus de la taille puis jusqu’au cou. Bien qu’absorbée progressivement par la terre, elle se sent légère et feint d’ignorer son ensablement. Avec une innocence gracieuse, elle prie, se prépare, discourt, fredonne, se plaint, se remémore des bribes de souvenirs, et fait l’inventaire de son sac et de ses objets familiers.

 

Elle s’adresse à son tendre ami Willie, que l’on aperçoit à peine et qui pousse de temps en temps quelques grognements. Winnie s’accommode de son malheur avec grâce et joue à s’imaginer qu’elle vit de beaux jours. Elle bavarde à petits coups, prie, raconte, chantonne et se souvient, recense ses derniers maux et ses derniers biens avec la souriante sérénité de celle qu’une grâce si singulière a visitée : ce qui nous paraît enfer lui est tout-venant, un mot de Willie est une joie, un jour sans mourir est un beau jour.

 

Jeux de mots et calembours, coups de soleil et de théâtre, jamais, sans doute, Beckett n’a été si drôle, c’est-à-dire si cruel. Comme le dit Winnie à son invisible interlocuteur, quand elle se sent si légère que seule sa prison de terre semble l’empêcher de s’envoler : « La gravité, Willie, j’ai l’impression qu’elle n’est plus ce qu’elle était. » 

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Oh les beaux jours, de Samuel Beckett

Mis en scène par Diden Berramdane

Une création de la Compagnie Diden-Berramdane

Du 17 avril 2007 au 6 mai 2007

Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas • 38, rue Très-Cloîtres • Grenoble

Tél. 04 76 42 01 50

Télécopie : 04 76 63 12 48

Courriel : theatrediden@wanadoo.fr

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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