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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 17:23

« Un chapeau de paille d’Italie »

 

Du 15 au 18 février 2007 au Petit Théâtre

jeudi 15 février 2007 à 20 h, vendredi 16 février 2007 à 20 h, samedi 17 février 2007 à 20 h et dimanche 18 février 2007 à 15 h

Tarif de 10  à 21 €

 

Mise en scène : Gilbert Rouvière

Décors et costumes : Alain Chambon

Musique : Rob Hauser

Lumières : Maurice Fouilhé

Avec : Richard Mitou, Daniel Briquet, Josée Drevon, Jacques Allaire, Philippe Noël, Robert Lucibello,Valère Habermann, Jean-Pierre Baro, Miguel Iza, Monica Rossi, Éléonor Baly, Thomas Trigeaud, Sabine Moindrot, Valérie Gasse et Louis Martinez, Frédéric André

 

« Une pièce est une bête à mille pattes qui doit toujours être en route. Si elle se ralentit, le public bâille ; si elle s’arrête, il siffle. Pour faire une pièce gaie, il faut avoir un bon estomac. La gaieté est dans l’estomac. »

Eugène Labiche



Un chapeau de paille d’Italie a été mangé par un cheval. Un seul chapeau semblable existe à Paris, il faut à tout prix qu’on le trouve. Ce chapeau, qui recule toujours au moment où on va le saisir, fait courir le personnage principal, lequel fait courir les autres qui s’accrochent à lui : tel l’aimant entraîne à sa suite, par une attraction qui se transmet de proche en proche, les brins de limaille de fer suspendus les uns aux autres. Et lorsque, enfin, d’incident en incident, on croit enfin toucher au but, le chapeau tant désiré se trouve être celui-là même qui a été mangé.

Henri Bergson, le Rire, essai sur la signification du comique

 

J’aime chez Labiche cette joie féroce qu’il devait éprouver en écrivant Un chapeau de paille d’Italie. Ce texte est comme une machine folle, qui roulerait, en complet déséquilibre, pour laquelle seule l’accélération donne un semblant d’équilibre. Ralentir c’est tomber.

C’est une course-poursuite entre les personnages. Mensonge, hypocrisie, orgueil, vanité, égoïsme, superficialité, infidélité, ils sont emportés dans un tourbillon, dans le mouvement perpétuel. Ils travaillent du chapeau. Ils se cognent, se heurtent, s’effrayent. Ils basculent dans des états de dégradation avancés. Sur scène, c’est un massacre, un carnage.

Faut-il le dire, Labiche est à mourir de rire. De ce rire incandescent et destructeur.

Un chapeau de paille est un cauchemar onirique. Tout s’y déroule étrangement, mais d’une manière implacable. C’est le cauchemar de Fadinard. Fadinard avec ses peurs d’enfant, avant de se marier, rêve le jour de son mariage, comme une catastrophe… Il est au bord du vertige, permanent.

Gilbert Rouvière, avril 2006

 

Recueilli par

Les Trois Coups


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Groupes : 04 96 17 80 20

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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