ACCUEIL | POURQUOI CE JOURNAL ? | L’ÉQUIPE DES RÉDACTEURS | LE LIVRE D’OR | NOUS ÉCRIRE | NOUS SUR FRANCE CULTURE | NOUS SUR « LE MONDE »
« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
Tita et Lou, deux sœurs presque siamoises, tant elles sont unies de cœur, de corps et d’esprit. Incapables de se séparer, donc. Pour que le drame s’accomplisse, un homme va s’immiscer…
La mise en scène simplissime d’Yves-Laurent Schwob nous oblige à imaginer. « On dirait qu’on irait dans la carte postale, on dirait qu’on ferait la sieste, pas pour dormir mais pour chuchoter, on dirait que… »
Le décor est inexistant, la musique et la voix off assourdissantes. La pièce de Catherine Anne, un peu confuse, est tendre, subtile, cruelle et violente. Tout repose donc sur le jeu des deux comédiennes.
Karine Dadi (Tita), souvent un peu froide, finit par nous émouvoir quand elle « craque ».
Mais… il y a Christine Sireyzol (Lou), un jeune animal de race, capable d’avoir des éclats d’une sauvagerie inouïe et de vous faire « pleurer de joie à l’intérieur », capable de passer par toutes les émotions, de sourire à vous liquéfier le cœur, de vous transpercer au fond de l’âme, de vous clouer au fauteuil, éblouis par sa lumière, irradiant de tous les pores de sa peau.
Rappelez-vous, Christine, l’enthousiasme, c’est, littéralement, « le divin qui est en nous ». ¶
Vincent Cambier
Les Trois Coups
Tita-Lou, de Catherine Anne
Théâtre du Funambule à 14 h 16
Aucun commentaire pour cet article
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
Lire la suite.
Derniers commentaires