Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 1996 5 12 /07 /juillet /1996 17:16

Ma mère ne m’a pas trouvé beau

 

Vous raconter l’histoire de « Cyrano de Bergerac », cette œuvre de cape et d’épée, de panache, de bons mots, de situations drôles et pathétiques, d’un romantisme fou et d’un esprit si typiquement français, est-ce bien raisonnable ?

 

theatre2-reduit.jpg

 

L’important est ce qu’en a fait le Théâtre du Kronope. Autant le dire tout de suite : c’est une réussite ! Après le triomphe, il y a deux ans, de Notre-Dame de Paris, cette troupe risque fort d’être abonnée au succès. Et c’est mérité.


Ce spectacle respire la belle ouvrage, à l’ancienne. Du cousu main, tissé patiemment point par point, avec amour et générosité.


La mise en scène de Guy Simon est une chorégraphie réglée au millimètre. C’est constamment vif, rythmé, inventif. Costumes de Fabienne Varoutsikos, décors de Christophe Brot, Gilles Cailleau, Denis Charpin et lumières de Gilles Cailleau et Céliman Mezatni contribuent également à notre plaisir.


Tous les comédiens incarnent avec talent cet « opéra de papier » : Bertrand Beillot, Nathalie Lasserre, Edwige Pellissier, Joëlle Richetta et Guy Simon (succulent de Guiche). Mais la palme revient incontestablement à Gilles Cailleau, Cyrano vif-argent.


Voilà ce qu’on appelle du théâtre « élitaire pour le peuple ». 


Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand

Cour de la faculté des sciences

33, rue Louis-Pasteur • Avignon

Du 9 juillet au 3 août à 21 h 45 (2 heures)

Tarifs : 90 F et 65 F

Partager cet article

Repost 0
Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
commenter cet article

commentaires

Rechercher