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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:55

Une étoile en devenir


Par Jean-François Picaut

Les Trois Coups.com


Luciole est une jeune artiste de 23 ans qui vient de sortir son premier album, « Ombres ». Déjà, le « bruit » est important sur Internet autour des espoirs que fait naître cette nouvelle venue dans la chanson française.

Les Trois Coups. — Luciole, n’est-on pas en train d’assister à la métamorphose du petit vers luisant en étoile ?

Luciole. — Qui sait, Victor Hugo avait songé, déjà, à ce genre de transformation ! Luciole est mon nom de scène, dérivé de mon prénom Lucile. C’est un jeu, juste une lettre de plus en fait… Je l’ai choisi, instinctivement, lors de ma première scène slam. Sans prétendre être une étoile, j’aime bien l’image de ce point lumineux, dans le noir. Peut-être symbolise-t-il un espoir…

Les Trois Coups. — Pour rester dans le domaine de l’astronomie, vous n’avez pas l’impression d’être un météore, tant votre notoriété paraît soudaine ?

Luciole. — En tout cas, j’espère n’avoir pas une existence aussi éphémère ! (Rires.) Plus sérieusement et sans employer le grand mot de vocation, mon goût pour le chant, la musique, le théâtre vient de loin. Je l’ai bichonné, cultivé pour le laisser grandir.

Les Trois Coups. — Vous avez débuté sur scène avec le slam ? Rappelons que vous avez remporté la palme au Championnat de France individuel en 2005 et par équipes en 2006.

Luciole. — Je dois beaucoup au slam, mais j’avais fait connaissance avec les planches bien avant. Dans la commune proche de Rennes où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, il y avait une école de musique. Mes parents m’y ont inscrite très jeune, et j’y ai appris le piano. Toute petite, j’ai eu la chance de participer (merci, Vincent !) à des comédies musicales pour enfants. C’est une activité que j’ai poursuivie jusqu’à l’adolescence. Cela m’a donné envie de prendre des cours de chant et j’en prends toujours, depuis sept ans maintenant. Au collège, j’ai découvert le théâtre. Tout cela explique que, le bac en poche, je me sois inscrite à la fac et au Conservatoire national de région à Rennes, dans la section théâtre. C’est à ce moment-là que je suis venue au slam.

Les Trois Coups. — On comprend mieux ainsi d’où vient votre univers très particulier, qui mêle le chant, des textes dits voire seulement murmurés et cette interprétation parfois proche du théâtre.

Luciole. — En fait, j’étais déchirée entre plusieurs disciplines artistiques : le chant, le slam, le théâtre, et je ne voulais pas avoir à choisir. Ma rencontre avec Dominique Dalcan, qui m’a aidée à créer un univers musical bien à moi, m’a soulagée. Il m’a montré ce que pouvait être ma voie. C’est ainsi qu’est né Ombres.

Luciole

Les Trois Coups. — Venons-en, précisément, à votre premier opus. À vous lire et à vous entendre, on a l’impression qu’il s’agit d’une histoire personnelle, je me trompe ?

Luciole. — Je connais peu d’artistes qui ne se servent pas de leur expérience. La plupart des textes de cet album sont, il est vrai, librement inspirés des petites histoires de ma vie, de ce passage de l’adolescence à l’âge adulte. À ce moment-là, le slam me servait d’exutoire, et mes petits soucis devenaient poésies…

Les Trois Coups. — Et aujourd’hui ?

Luciole. — Aujourd’hui, je nourris encore mes histoires de ma vie, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est la construction de l’histoire et sa transmission. Il y a là comme un jeu qui est assez grisant. Je pars de ce que je ressens – sensations, émotions, sentiments –, de ce que cela provoque chez moi, et c’est de là que se construit l’histoire et que naît le texte.

Les Trois Coups. — Parlons un peu de « cuisine éditoriale ». Ombres est sorti en février dernier, et voilà qu’en août on trouve dans les bacs une nouvelle édition dans une nouvelle maison de disques. Que s’est-il passé ?

Luciole. — Une chose bien commune, ces temps-ci. Trop commune, même. Ma première maison de disques a été, comme tant d’autres, victime d’un plan social. La plupart des membres de l’équipe qui travaillaient sur mon projet ont été touchés. J’ai craint que mon album en fasse les frais et j’ai préféré récupérer mon contrat. Je travaille désormais avec Blonde Music, une maison indépendante, et Sony est mon nouveau distributeur. J’ai profité de ces changements pour réaliser un nouveau packaging et ajouter deux inédits.

Les Trois Coups. — On ne s’en plaindra pas. Et maintenant, vous voilà en tournée ?

Luciole. — Oui et, tant pis si c’est un cliché, j’adore ce contact direct avec le public. C’est le métier que j’ai choisi : la scène. La tournée nationale a commencé le 12 septembre 2009 et se poursuivra au moins jusqu’au 13 mars 2010. Ça ne m’empêchera pas de continuer à écrire pour préparer sereinement mon second album. En attendant, je vous donne rendez-vous dans les salles obscures. 

Propos recueillis par

Jean-François Picaut


Ombres, de Luciole

www.myspace.com/luciole1

Avec : Luciole (voix), Benoît Guivarch (guitare/clavier), Antoine Arroyo (basse/percussions), Dominique Dalcan (direction musicale)

Contact tournée : Cécile Moreau (Uni-T)

Cecile@unit-production.com | 01 53 09 30 10

Prochaines dates :

– 25 septembre 2009 à Liffré (35) au Centre culturel à 21 heures

– 27 septembre 2009 au festival MusiKelles, Meaux à 16 heures

– 1er octobre 2009 au Festival de Marne, Fresnes à 20 heures

– 11 octobre 2009 au Nancy Jazz Pulsation Festival, Nancy à 20 heures

– 16 octobre 2009 au centre culturel Robert-Margerit, Isle à 20 h 30

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