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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 13:05

« L’Une de l’autre »,

de Nadia Xerri-L.

 

Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs • 75006 Paris

01 42 22 26 50

Du 9 septembre au 31 octobre 2009 à 19 heures, du mardi au samedi

 

L’histoire

Deux sœurs se retrouvent dans leur maison d’enfance, héritage de leurs parents, lieu de tous les souvenirs. De jeux d’enfance en confrontations, elles vont se parler vraiment pour la première fois pour mieux se libérer du poids de leurs blessures et se donner le courage de vivre leur vie l’une sans l’autre. Ici on chante, on rit.

 

Note de mise en scène

Le spectacle l’Une de l’autre fut d’abord une rencontre avec une comédienne, Vanessa Mikowski, grâce à laquelle j’ai découvert l’écriture de Nadia Xerri-L. Ce fut ensuite un texte, où deux sœurs se retrouvent dans la maison familiale au soir du décès de leurs parents. Elles abattent leurs cartes. À cet instant, elles se « rencontrent » vraiment. Ici, nous explorons la fratrie. Ses joies, ses drames, ses secrets, le passage à l’âge adulte avec toutes ses questions existentielles. La difficulté à quitter l’enfance, ses bonheurs, ses malheurs ; terreau de l’âge adulte et de son humanité, le besoin de continuer ses jeux, ses connivences, malgré la prescription, cette peur d’affronter.

 

Pourquoi faut-il le malheur pour enfin se parler ? Voilà ce qui m’a donné envie de monter cette pièce. Et puis, il y a cette rencontre. Le souvenir de « l’une avec l’autre », les regrets et rancœurs, « l’une contre l’autre », le départ « l’une sans l’autre », l’aînée et la cadette « l’une devant ou derrière l’autre », tout ce qui crée l’Une de l’autre. Dans la forme de l’écriture, rythmée par des ruptures brutales ou des passages « piano », la parole est dite, chantée, superposée. J’ai donc ressenti le besoin d’aborder ce texte comme une partition musicale, me conformant assez strictement à toutes ses exigences : versification, chœurs, chansons, silences… Travaillant sur les sons et silences pour valoriser les mots et les questionnements.

 

Une mise en abyme du théâtre s’est peu à peu révélée lors des lectures. Mon propos s’est alors précisé. Les comédiennes travaillent sans quatrième mur pour que leur parole et leur regard interpellent le spectateur, installant ainsi une intimité inévitable, et un sentiment d’universalité. La proximité physique avec la salle facilite cet échange. De ce fait, la mise en scène propose aux deux comédiennes d’être souvent à côté, derrière, devant, de face, de dos l’une par rapport à l’autre. Positions qui les obligent à affronter, à ne pas craquer. Parce que Dahlia et Lila se le refusent. Ici, on rit, on joue pour ne pas pleurer.

 

Nous avons également travaillé sur un jeu clownesque pour les scènes de jeux, fuite par le corps et le rire, afin de valoriser les gouffres de solitude qui entourent ces moments. Comme lorsqu’on serre les dents très fort quand on a mal en attendant que ça passe. Puis ça passe. La scénographie est sobre, mais le peu d’accessoires et de costumes demeurent théâtraux et colorés : trois chaises, une échelle, un cadre en bois vide, un drap, et une valise contenant les costumes qui seront utilisés durant le spectacle.

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


L’Une de l’autre, de Nadia Xerri-L.

Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs • 75006 Paris

01 42 22 26 50

Du 9 septembre au 31 octobre 2009 à 19 heures, du mardi au samedi

Métro : Notre-Dame des Champs | Vavin | Saint-Placide | Edgar Quinet

Bus : lignes 58, 68, 82, 91, 94, 96

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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