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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 03:39

Une Italie jazzy
au Pulsion Théâtre


Par Jean-François Picaut

Les Trois Coups.com


L’Italie et ses amoureux ont rendez-vous tous les soirs avec Mario Barravecchia, au Pulsion Théâtre, pour un retour aux grands tubes des années 1950 à 1970 qui ne sent en rien la naphtaline.

À peine le trio qui l’accompagne a-t-il égrené quelques notes que Mario Barravecchia fait son entrée, par la salle, en chantant Parla piu piano. De taille moyenne, la silhouette douillette, le cheveu ramené vers l’avant, à la Jules César, le chanteur porte un jean sombre avec une veste et une chemise noires. Le tout est assorti au décor que le dossier de presse qualifie de « baroque » : rideaux noirs (celui du fond porte un cadre mouluré et doré, vide), candélabres noirs portant des veilleuses diaphanes, qu’on retrouve aussi posées sur le piano et à l’avant-scène, lustre façon vieil argent et haut tabouret de bar portant un fauteuil cabriolet. La voix a ce qu’il faut de voile et de velours pour distiller le charme du latin lover. Et elle opère de façon quasi magique sur un carré de fans enthousiastes.

Le côté swing du spectacle apparaît avec le troisième morceau, Piave, qui donne au piano sa première occasion de s’exprimer pleinement. On swingue encore avec Una storia importante, où la contrebasse se distingue tandis que la batterie me paraît un peu indiscrète, mais ce sera une constante de tout le concert. Quando, quando est l’occasion de solliciter le public, et ce sera souvent le cas par la suite. Celui-ci, d’ailleurs, ne se fait pas prier sans devenir envahissant, car Mario Barravecchia sait être un guide persuasif.

« Intimo tour »

Le spectacle fait aussi la part belle à des morceaux illustrés par de célèbres crooners : Franck Sinatra, Elvis Presley ou Mike Brand. C’est ainsi que nous entendons, outre Quando quando, O sole mio et Che sera, dans des arrangements tout à fait intéressants du pianiste Renato Falaschi. Le spectacle se termine avec un florilège qui comporte Arrivederci et Oh Mari avant le finale, l’Americano. Le public bisse, et je ne lui donne pas tort.

Pour ce concert d’hommage à ses racines, Mario Barravecchia n’a chanté qu’en italien, et le public en avait plutôt l’air content. Ne pratiquant que fort peu la langue de nos voisins transalpins, je n’aurais pas été fâché, pour ma part, qu’on nous résumât l’argument des chansons… Dans la mesure où l’orientation jazzy du spectacle est clairement assumée, je considère aussi que Mario Barravecchia aurait dû pousser cette logique jusqu’au bout, en laissant davantage d’espace à ses musiciens, notamment l’excellent pianiste Renato Falaschi et le contrebassiste brésilien, Gerson Saeki.

Tel qu’il est, ce concert de l’ancien finaliste de la première Star Ac’ constitue un bon spectacle de club, et Mario Barravecchia y démontre toutes ses qualités de chanteur de charme qui ne déteste pas le rythme. On suivra avec attention ses prochaines prestations. 

Jean-François Picaut


Intimo tour, de Mario Barravecchia

Production : Génération Prod et Jean-Claude Razzano

Avec : Mario Barravecchia (chant), Renato Falaschi (arrangements et piano), Gerson Saeki (contrebasse), Fabio Acardi (batterie)

Pulsion Théâtre • 56, rue du Rempart-Saint-Lazare • 84000 Avignon

Réservations : 04 90 85 37 48

Du 10 au 31 juillet 2009 à 22 h 45

18 € | 13 € | 10 €

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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commentaires

onnis 25/09/2009 18:11


Que dire de Mario sinon comme à son habitude,le charme, la voix de velour, la proximité avec son public. On ne parle pas assez de ce grand chanteur qui surpasse et de loin certains qui n'ont pas
son talent. Parlez de Mario encore et encore.... Je l'ai rencontré en personne plusieurs fois et j'en garde un souvenir émouvant.
florence


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