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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 22:15

Programme du Théâtre du Balcon,

Off d’Avignon 2006

 

• 11 heures : Agatha, relâche le 19 juillet *
De Marguerite Duras
Compagnie Jacques-Kraemer
Création 2005
Mise en scène : Jacques Kraemer
Assisté de Jean-Philippe Lucas-Rubio
Avec : Lara Guirao (Elle) et Nicolas Rappo (Lui)
Scénographie et lumières : Nicolas Simonin
Costumes : Nathalie Berling
Maquillage : Suzanne Pisteur
Production : Cie Jacques-Kraemer
Durée : 1 h 15

 

« Un spectacle intimiste, intense et pur, où la scène de rupture d’un couple maudit nous révèle la force et la beauté de leurs sentiments interdits. Agatha a souhaité voir son frère d’urgence et nous assistons à leurs retrouvailles, rendez-vous funeste qui signe la rupture, inéluctable et pourtant impossible, de la relation incestueuse qui les unit depuis l’adolescence. Le déchirement des cœurs fait appel aux plus doux souvenirs, de la confusion des sentiments jusqu’aux émois de la passion, touchant peu à peu le spectateur qui, abandonné par sa répulsion première, se laisse séduire par l’histoire de ces deux êtres, dont l’amour absolu rassemble les cœurs et les âmes. Une pièce troublante, librement inspirée de l’Homme sans qualités de Robert Musil, que M. Duras a enrichi sans concessions de sa propre expérience. » L. Abrahamse, revue-spectacle.com

Contacts : Michel Maupouet | 03 82 34 01 93 – 06 32 84 47 68 | télécopie : 03 82 54 00 78

* Relâche d’Agatha le mercredi 19 juillet.
Ce jour-là, la Cie Jacques-Kraemer présentera le projet de son prochain spectacle (entrée libre) : Phèdre/Jouvet/Delbo. 39/45

 

 

• 12 h 40 : Zoé
D’Évelyne Loew
Cie l’Eygurande
Création 2004
Mise en scène : Jean-Louis Mercuzot
Avec : Marie-Françoise Audollent, Myriam Gabaut, Isabella Keiser
Durée : 1 h 10

 

Cher public,
Vous ne verrez pas ce soir Richard III ou quelque autre pièce de Shakespeare, Molière, ni même Goldoni ! Pas d’assassinats en série dans une tour sinistre. Vous n’assisterez à aucun combat d’épée.
Aucun spectre n’apparaîtra, aucune tendre jeune fille ne s’empoisonnera. Il n’y aura pas de coup de théâtre.
Parce que nous avons choisi de vous montrer des femmes toutes simples qui viendront vous parler. Ces femmes, nous les avons écoutées, admirées, ici, tout près. Elles nous ont fait des confidences, elles nous ont fait confiance. Nous avons choisi de les mettre en scène, de vous les faire entendre.
Ces femmes, vous les reconnaîtrez sûrement, vous les avez souvent croisées. Ce sont nos mères, nos grand-mères, nos tantes, nos sœurs, elles sont universelles. Elles sont rarement dans la lumière, et encore plus rarement sur un plateau de théâtre. Il ne faut pas les effrayer, mais chut, en voici une qui s’avance…

Contacts : Cie l’Eygurande | 01 69 10 95 45 – 06 63 33 65 15
Diffusion : Anne-Laure Lairé

 

 

• 14 h 15 : Au soleil de Daudet
De et par Jacques Sereys
Compagnie Acte 2
Création 2006
Mise en scène : Jean-Luc Tardieu
Décor : Jean-Yves Leprince
Lumières : Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos
Son : Michel Winogradoff
Production : Atelier Théâtre Actuel – Théâtre Montparnasse

Alphonse Daudet a porté à son zénith l’art si exigeant du conte.
Son œuvre, profondément ancré dans la mémoire collective, comme pour La Fontaine, comme pour Perrault, reste pourtant, mal dégagé de la gangue des souvenirs scolaires, ce qui le rend chaque fois à redécouvrir pour notre émerveillement.
De Paris en Provence, de Provence à Paris, les textes du spectacle, subtilement liés les uns aux autres par Jacques Sereys, semblent, à travers les figures familières inventées par l’auteur, ne mettre en scène qu’un seul personnage.
« Un artiste fait toujours son propre portrait », disait Cocteau.
Ce personnage ne serait-il pas le portrait composite de Daudet lui-même qui, comme Flaubert « était » Mme Bovary, est à la fois le Petit Chose, le curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, voire la chèvre de M. Seguin… ?
Grâce à l’art du « dire » porté à un haut point de maîtrise par Jacques Sereys, le spectateur retrouve le plaisir de l’écoute du conteur le soir à la veillée.
Jean-Luc Tardieu

Diffusion : Acte 2 | 01 42 25 51 11 | acte2@acte2.fr

 

 

• 16 heures : les Bonnes
De Jean Genet
Théâtre de la Passerelle
Création 2006
Mise en scène : Michel Bruzat
Avec : Flavie Avargues, Marie Thomas, Mauricette Touyéras
Production : Théâtre de la Passerelle-Limoges
Durée : 1 h 15

Genet donne une voix à ceux qui n’en n’ont pas et un nom à ceux qui n’en n’ont plus. Peut-être la grandeur de Genet aura-t-elle été de ne pas avoir déposé les armes, de ne pas être devenu gentil, de ne pas être devenu un vieux voyou respectable. Il ne s’est pas résigné à sa gloire, il n’a pas rallié le camp des vainqueurs, il n’a pas réintégré la famille. Il est demeuré jusqu’au bout, envers et contre tous et d’abord contre lui-même, dans ce lieu où la société, dès la naissance l’avait placé ; lieu qui est le plus peuplé et le plus solitaire du monde : dehors. Les Bonnes est un huis clos : il s’agit d’un conte, d’une tragédie de confidents. Les Bonnes sont authentiques, elles éprouvent intensément et simultanément des sentiments contradictoires à l’égard de leur maîtresse : haine et admiration, envie et répugnance. En réalité, Madame, la vraie Madame n’est qu’une marionnette. Dans le réel, il est impossible de la tuer. Par contre, dans l’imaginaire, ce sont les bonnes qui remportent la victoire sur Madame.

Onze ans au Balcon : le Frigo, Ubu, les Caprices de Marianne, Alice, Quatre à quatre, Un riche trois pauvres, la pluie d’été, Histoire du tigre, Hosanna, Scènes de la vie conjugale, Lettre au père, Antigone, Bernard Dimey roi de rien.

Contact : Michelle Granger-Beaubreuil
Théâtre de la Passerelle 5 rue du Général-du-Bessol • 87000 Limoges
Tél. : 05 55 79 26 49

 

 

• 17 h 40 : Chasseurs de sons
Arts et spectacles Productions
Création 2006
Mise en scène : Marc Locci assisté de Christophe Grundmann
Avec : Pascale Costes, soprano ; Nicolas Kern, ténor ; Xavier Margueritat, baryton ; Sandrine Montcoudiol, alto ; Karine Sérafin, soprano
Coproduction : Arts et spectacles Productions | Cinq de cœur
Durée : 1 h 20

Vous avez aimé Boîte vocale, vous allez adorer Chasseurs de sons ! Cinq de cœur, c’est toujours cinq chanteurs évadés du classique, et aussi… vingt personnages empruntés au music-hall, à la comédie, aux cartoons, cinquante titres arrangés et revisités, cinq cents ans de voyage musical, cinq mille idées récoltées depuis trois ans.
Trois filles et deux garçons, tous issus d’ensembles vocaux les plus réputés, chantent avec une verve malicieuse un répertoire allant de J.-S. Bach aux Beatles. Ils utilisent leur voix en véritables athlètes, jonglent du plus grave au plus aigu, chuchotent, vocalisent et croassent sur des arrangements originaux taillés sur mesure. Ils vous feraient oublier que l’art du chant a cappella est un exercice de haute voltige, sans filet et nous offrent le bonheur rare de l’exceptionnelle conciliation entre l’humour et la sensibilité ; la qualité et la performance vocale restant la carte maîtresse de leur prestation. L’humour, la fantaisie et la comédie seront une fois de plus au rendez-vous avec ce nouveau spectacle. Un espace libre comme l’air suggérant le plaisir de conter en chantant, une partition musicale en technicolor avec… la voix.

Contacts : Arts et spectacles Production | 01 43 40 60 63 – 06 08 45 32 03 – 06 79 21 59 82

 

 

• 19 h 15 : Tango Neruda
De Pablo Neruda
Compagnie Serge-Barbuscia
Création 2004
Adaptation et mise en scène : Serge Barbuscia
Images : Pablo Picasso
Musique : Astor Piazzolla
Avec : Serge Barbuscia, Marina Carranza, Miguel Gabis (danseurs)
Direction d’acteurs et chorégraphie : Clara Barbuscia
Conception sonore : Fred Grémeaux
Conception lumière : Martin Lecarme
Technique : Sébastien Lebert, Pascal Fodor, Gilles Liénard
Coproduction : Cie Mot pour mot

Piazzolla, Picasso et Neruda réunis dans un même spectacle, où se mêlent danse, poésie, musique et peinture.

Contact : Sylviane Meissonnier
38 rue Guillaume-Puy 84000 Avignon
Tél. 04 90 85 00 80 | télécopie 04 90 82 94 83 | theatredubalcon@9business.fr

 

 

• 20 h 45: Baudelaire, une invitation au voyage
Studio-Théâtre de Stains
Création 2005
Adaptation et mise en scène : Marjorie Nakache
Avec : Madlyn Farjot, Xavier Marcheschi, Marjorie Nakache, Alice Tall, Marilyn Thuault
Costumes : Sophie de Testa
Lumière : Lauriano de la Rosa
Musique originale : Laurent Marode
Construction scénographique : Frédéric Marcheschi
Vidéo : Guillaume Aroutzet
Équipe technique : Hervé Janlin, Rachid Baha
Production : Studio-Théâtre de Stains
Durée : 1 h 10

La femme hante l’œuvre de Charles Baudelaire. Elle est pour le poète « l’objet d’admiration et de la curiosité la plus vive », un symbole et un mystère étrangement attirant.
Le spectacle pose avant tout son regard sur les personnages de femmes qui ont partagé la vie du poète.
Mêlant la musique de Wagner, la peinture de Delacroix ou Manet, la danse, la prose et les vers, cette création invite le spectateur à un voyage dans l’immense poème de la vie et du monde.

Contacts Laure Kujawa | 01 48 23 06 61 – 06 73 21 34 02 | télécopie : 01 49 40 19 36 | studio_theatre@yahoo.fr

 

 

• 22 h 30 : Macbett
D’Eugène Ionesco
Compagnie des Dramaticules
Création 2005
Mise en scène : Jérémie Le Louët
Avec : Jérémie Le Louët, Noémie Guedj, Julien Buchy, Laurent Papot, Anthony Courret, Hugo Dillon, Florencia Cano-Lanza
Durée : 1 h 30

Ionesco défie Shakespeare dans cette mise en abyme du mythe. Reprenant l’histoire du célèbre personnage, il transforme le royaume d’Écosse en principauté et pousse la fine mécanique de l’œuvre originelle vers une tragi-comédie sarcastique et décalée. Dans un déferlement verbal « tragi-ubuesque », il interroge la vanité, le destin et la mort.
Macbett et Banco, meilleurs amis du monde, croisent dans une forêt le chemin de sorcières dévoilant leur avenir. Dès lors, méfiance et calculs opacifient leur relation et les valeureux et loyaux généraux qu’ils étaient se muent en esprits torves et machiavéliques. L’ambition les mènera jusqu’au crime. Comme souvent chez Ionesco, le rire est l’expression d’un pessimisme profond. Dans cette principauté de pacotilles, c’est Macbett, le plus cruel, le plus implacable, le plus bassement prêt à tout pour parvenir à ses fins qui acquiert le pouvoir.
Il confirme ainsi les prédictions des prophétesses, sans se douter qu’elles se réaliseront toutes, sans exception. Divertissement pour les uns, cauchemar pour les autres ; du théâtre de boulevard à la tragédie en passant par le conte de fées ; universel et clairvoyant ; « c’est la fable racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne veut rien dire ». Macbett est l’occasion pour chacun d’une réflexion profonde sur la mécanique du pouvoir.

Contacts : 06 62 68 41 35 Iohanna Hadjidakis, administratrice (accueil professionnels, presse et programmateurs sur place)

 

Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Théâtre du Balcon • 38 rue Guillaume-Puy • Avignon

Off d’Avignon du 7 au 29 juillet 2006

Réservations : 04 90 85 00 80

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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