Éditorial
En ce début d’année et – bel hasard – en ce jour de mon anniversaire, je vous souhaite à tous, lecteurs, correspondants, attaché(e)s de presse, compagnies, théâtres une année 2009 grandiose, pleine d’émotions artistiques et humaines.
e veux vous remercier, vous les attaché(e)s de presse, compagnies et théâtres qui travaillez avec le journal. Qui nous envoyez même, pour
certains, des messages de soutien (voir Le Livre d’or sur le site).
Je ne vous remercie pas, vous qui, par manque d’ouverture d’esprit, snobisme ou ignorance, nous rejettez. Sans doute n’avez-vous pas compris que les journalistes de la presse écrite « papier » ont de moins en moins de place pour leurs critiques de spectacles. Je le regrette personnellement, mais c’est un fait. À l’avenir, qui parlera donc des spectacles que vous représentez ?
J’affirme aussi qu’il n’est pas moins important pour une compagnie d’avoir un papier des Trois Coups qu’un spot dans une radio ou un entrefilet qui se contente d’annoncer le spectacle. D’ailleurs, de nombreux lieux affichent de plus en plus nos papiers. Pourquoi ? Parce que notre impartialité et notre impact sont de plus en plus reconnus.
En tout cas, en ce qui nous concerne, nous avons toute la place que nous voulons. Pour donner un exemple, j’ai publié un papier d’un correspondant parisien sur Othello (mise en scène d’Éric Vigner) de 8 000 signes ! Autre force des Trois Coups : la pluralité des points de vue. C’est ainsi que j’ai publié deux critiques (assez ou radicalement) différentes de Juste la fin du monde (mise en scène de François Berreur), de Ice (mise en scène de François Verret), de Retour à la citadelle (mise en scène de François Rancillac), des Fourberies de Scapin (mise en scène d’Émilie Valentin), de Coriolan (mise en scène de Christian Schiaretti), de la Vie devant soi (mise en scène de Didier Long), de l’Échange (mise en scène de Julie Brochen), de Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face (mise en scène de Dominique Pitoiset), de Seuls (mise en scène de Wajdi Mouawad), de Jeux doubles (mise en scène de Claudia Stavisky), d’Incendies (mise en scène de Stanislas Nordey), de Mefisto (mise en scène de Guy Cassiers), etc.
Quant aux « intellectuels », aux « penseurs »… qui nous traitent d’« amateurs », je leur répondrai plusieurs choses. D’abord, dans « amateurs », comme chacun sait, il y a « aimer », qui est le plus beau mot de la langue française. Et, s’il y a un élément qui est manifeste dans l’équipe des Trois Coups, c’est que ce sont des gens qui aiment passionnément le spectacle vivant.
Ensuite – je l’ai voulu ainsi, et c’est aussi une de nos forces –, nos chroniqueurs sont souvent des professionnels de la scène. Ils savent donc le poids dans un spectacle du corps, de la sueur, de l’angoisse, du stress, de l’aspect physique en général, avec l’aspect intellectuel. De même que, avec l’analyse des œuvres, il y a l’émotion ressentie. Le cœur et le corps, donc, avec le cerveau.
Enfin, quant à la qualité de l’écriture, si nous ne l’atteignons pas toujours loin s’en faut, nous y travaillons d’arrache-pied. C’est une de mes obsessions : que les arguments tiennent debout et soient clairement exposés. Si, en plus, un style, une « patte » s’affirme dans un article, je suis très heureux. De même que je prends particulièrement à cœur de soigner l’orthographe, la syntaxe et l’orthotypographie, malgré les contraintes générées par l’Internet. Combien peuvent en dire autant ?
Plus généralement, qui, à part les Trois Coups, publie de 1 à 8 articles par jour 365 jours par an ? À cet égard, quelques chiffres depuis mars 2006 : 2 594 articles archivés en permanence, 591 122 visiteurs uniques, 11 659 pages vues le 26 février 2008, 135 679 pages vues en juillet 2008, 527 abonnés à la lettre gratuite d’informations, 370 critiques et 69 annonces rien que pour la saison 2008-2009…
Quant aux attaché(e)s de presse et compagnies qui renâclent parfois à nous envoyer les photos de spectacle, je leur dis : aidez-nous à vous aider ! ¶
Vincent Cambier,
rédacteur en chef
P.-S. Je demande actuellement l’indulgence des attaché(e)s de presse et des théâtres pour les délais de parution des articles. En effet, je me suis fait agresser récemment à Marseille, et je me remets lentement des chocs physique et psychologique. Merci de votre compréhension.
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
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« Depuis notre débat sur le Off d’Avignon, j’ai eu l’occasion de “lire” votre site critique, et j’en ai été très heureux. Parce que j’apprends des choses dont les médias parisiens ne m’informent pas et parce que les critiques sont de bonne qualité. Continuez bien ! Tous mes vœux à vous et aux “Trois Coups” ! Amicalement. » Gilles Costaz, critique dramatique à « Paris-Match », « les Échos », « Politis », « le Magazine littéraire », « l’Avant-scène Théâtre »…
« Nous tenions à vous dire bravo, nous applaudissons des deux mains, votre site est admirablement bien fait. Vous (toute l’équipe) aimez le théâtre et vous savez faire partager votre passion… » Marie-Céline Nivière et Dimitri Denorme, « Pariscope », rubrique “Théâtre”
« “Les Trois Coups”, c’est une pépinière de critiques. Ils sont acteurs, étudiants […], tous raides amoureux de théâtre. Une quarantaine à aller au théâtre et à écrire sur les spectacles. » Jean-Pierre Thibaudat, « Rue 89 », blog “Balagan”
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