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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 23:15

Remise du Grand Prix de Littérature dramatique 2006

 

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, a remis à l’issue de la réunion du jury le 2e Grand Prix de littérature dramatique, le 24 avril 2006, au ministère de la Culture et de la Communication à deux auteurs :

– Denise Bonal, lauréat du prix récompensant un auteur français pour « De dimanche en dimanche », éditions Théâtrales

– Daniel Danis, lauréat du prix récompensant un auteur francophone pour « e », L’Arche éditeur/éditions Leméac.

 

En créant en 2005 le Grand Prix de littérature dramatique, j’ai choisi de mettre en valeur le texte dramatique en tant qu’objet littéraire, indépendant de toute réalisation scénique, et décidé de favoriser la reconnaissance des écrivains de théâtre en tant qu’auteurs à part entière.

 

J’ai également voulu mettre en lumière un secteur, riche de plus de cinquante éditeurs ou collections de théâtre qui consacrent leur énergie à la publication et à la diffusion de quelque deux cents pièces chaque année.

 

Ce prix, dont Aneth assure la conception et l’organisation, marque l’attachement que le ministère de la Culture et de la Communication porte aux écritures contemporaines et à leur promotion. Désormais pérennisé grâce à une convention triennale, il s’ouvre au monde francophone pour sa deuxième édition et récompense deux auteurs pour qui le théâtre et la langue française ne font qu’un.

 

Je souhaite à chaque lauréat de voir rapidement son texte devenir un spectacle, joué devant le plus large public, partout dans les pays de la francophonie.

 

Renaud Donnedieu de Vabres,

ministre de la Culture et de la Communication

 

En finir avec la vieille opposition du texte et de la scène !

 

Créer un « Grand Prix de littérature dramatique » ne signifie nullement que « littérature » soit un gros mot ou une vieille lune, ni surtout que la littérature soit engoncée dans des moules qui la figent en académie. La littérature, c’est de la lettre, c’est de l’écrit et, à l’écrit, nulle barrière, nulle limite, ni de forme, ni de style, ni de contenu ! « Dramatique » et « écriture » ne se regardent plus en chiens de faïence ; ils sont embarqués dans le même bateau et ils n’en finissent pas de constater qu’ils se servent de la même langue, la langue du théâtre. J’enfonce là des portes ouvertes ? Tant mieux si elles le sont vraiment, si la reconnaissance et l’appui officiels du ministère de la Culture, relayés par les éditeurs spécialisés, font passer à travers ces portes un grand coup d’air neuf, un grand coup de liberté.

 

Ce « Grand Prix de littérature dramatique » est remis le jour de la cérémonie des Molières, à l’issue des délibérations d’un jury composé exclusivement d’auteurs de théâtre. Au cœur de ce « Grand Prix », l’association Aneth, centre de ressources, désignée par le ministère de la Culture et de la Communication pour l’organisation et la remise du prix, est heureuse de cette mission qui participe à sa vocation : découvrir et diffuser de nouvelles écritures théâtrales. Faire appel, pour l’attribution de ce prix, à ceux qui connaissent et pratiquent l’écriture dramatique répond à une volonté collective de qualité : le choix des jurés donnera aux lauréats du Grand Prix le lustre d’une œuvre forte qui parle aux lecteurs – et bientôt aux spectateurs – d’aujourd’hui.

 

Michel Corvin,

président d’Aneth (Aux nouvelles écritures théâtrales)

 

Parole de l’éditeur du lauréat 2005

 

Aneth a organisé, l’année dernière, l’attribution du premier Grand Prix de littérature dramatique, décerné à Marc Dugowson, un auteur de L’Avant-scène théâtre, édité dans la collection des « Quatre-Vents », récompensé pour Dans le vif, fresque drôle, brutale et désenchantée de la Première Guerre mondiale.

 

Au-delà de la reconnaissance nouvelle que ce prix a donné à un auteur déjà estimé de ses pairs, au-delà du plaisir et de la fierté que ressent un éditeur à être ainsi confirmé dans ses choix éditoriaux, ce prix est d’une importance qu’on ne saurait comparer à celle des autres grands prix littéraires, destinés à amplifier les ventes de livres.

 

Car, s’agissant de littérature dramatique, il en va tout autrement. Ce prix a en effet la nécessité propre aux entreprises pionnières : l’auteur de théâtre, bien trop souvent, n’est pas apprécié pour son travail littéraire. Et l’on oublie qu’au théâtre, il y a d’abord un vrai texte, une véritable écriture, indispensable à la mise en scène. On considère pourtant naturellement que Racine, Corneille ou Molière représentent les sommets parmi les plus hauts de la littérature. Pourquoi ôterait-on ce titre aux grandes œuvres du théâtre contemporain ?

 

La principale qualité de ce prix de littérature dramatique est donc de rappeler, à un public bien plus large que celui que touchent les seuls éditeurs de théâtre, que le théâtre est un genre littéraire à part entière, qui a toute sa place au sein de la culture comme texte, non comme seul spectacle. Il est notable, dès lors, que ce prix profite autant aux auteurs dramatiques dans leur ensemble qu’à un seul écrivain, dont le nom serait mis en lumière.

 

Bien entendu, le lauréat jouit toujours d’une curiosité particulière. Les metteurs en scène demandent à lire le texte. Les lecteurs de théâtre, intrigués, se laissent souvent tenter par la découverte. Qu’on n’attende pas une révolution économique : le texte de théâtre sera toujours lu par un petit nombre de gens, même si nous avons eu le plaisir de rééditer Dans le vif peu après l’attribution du prix. Mais qu’importe : l’effort pour la diffusion de texte dramatique est essentiel, parce que la parole multiple du théâtre est vitale, citoyenne, critique.

 

C’est le combat de chaque éditeur. En cela, cette initiative de Grand Prix de littérature dramatique est un allié de poids. Qu’il soit décerné par le ministre de la Culture, et soutenu par un grand nombre de partenaires, est un encouragement supplémentaire à la persévérance.

 

Olivier Celik,

rédacteur en chef de l’Avant-scène théâtre

 

Le jury

 

Eduardo Manet, président du jury

Né en 1968 à Cuba, Eduardo Manet, essayiste, critique d’art et narrateur, est diplômé en histoire de l’art et en civilisation et littérature hispano-américaines. Prix Goncourt des lycéens pour l’Île du lézard vert, prix Interallié pour Rhapsodie cubaine (Grasset), prix du Roman d’évasion pour D’amour et d’exil (Grasset). Il a à son actif de nombreuses pièces de théâtre programmées en France et à l’étranger.

 

Philippe Dorin

Né en 1956 à Cluny, Philippe Dorin partage son temps entre l’écriture et le théâtre. Il est l’auteur de pièces pour enfants, de contes et de romans pour la jeunesse. Il publie à l’École des loisirs : Sacré Silence, En attendant le Petit Poucet, Un œil jeté par la fenêtre, Dans ma maison de papier, J’ai des poèmes sur le feu, dont plusieurs sont traduits et montés à l’étranger.

Bouge plus, l’une de ses dernières pièces n’est pas destinée exclusivement au jeune public.

 

Marc Dugowson

Après dix années de pratique théâtrale, Marc Dugowson se consacre exclusivement à l’écriture dramatique. Il est l’auteur d’une douzaine de textes, dont plusieurs ont été représentés ou radiodiffusés, notamment Basses classes, la Parade du vice, Des biens et des personnes, la Société des cendres et Celle qui courait après la peur. Dans le vif a obtenu le premier Grand Prix de littérature dramatique en 2005 (éditions L’Avant-scène théâtre, coll. des « Quatre-Vents »). Un siècle d’industrie, également publié à L’Avant-scène théâtre est créé en janvier 2006 au CDN de Limoges dans une mise en scène de Paul Golub.

 

Filip Forgeau

Né en 1967 à Chatellerault, Filip Forgeau écrit principalement pour le théâtre et le cinéma. Il a écrit ou adapté une quinzaine de pièces, dont la plupart ont été montées en France, en Belgique ou en Suisse. Il est publié notamment par Actes Sud-Papiers, le Bruit des autres…

Scénariste et cinéaste, il a écrit trois films, dont l’Iguane (qu’il a coréalisé avec Maryel Ferraud). Il vit actuellement dans le Limousin, où il est directeur artistique de la Cie du Désordre, pour laquelle il a mis en scène une quinzaine de spectacles.

 

Mohamed Kacimi

Né en 1955 en Algérie dans une famille de théologiens, Mohamed Kacimi est poète, romancier et dramaturge. Après des études de littérature française à l’université d’Alger, il quitte l’Algérie en 1982 pour s’installer à Paris. En 1987, il publie son premier roman le Mouchoir, puis en collaboration avec Chantal Dagron, Arabe, vous avez dit Arabe ? ; la Naissance du désert et le Jour dernier. Après plusieurs pièces pour le théâtre (le Secret de la reine de Saba, 1962…), il écrit la Confession d’Abraham, à l’affiche depuis plusieurs années en France et à l’étranger, et dernièrement Terre sainte, paru à L’Avant-scène théâtre.

 

Serge Kribus

Né en 1962 à Bruxelles, sa première pièce, Arloc, a été montée par Jorge Lavelli à la Colline en 1996. Remarqué et encouragé par Jean-Claude Grumberg, il a écrit pour le théâtre : Antonin et Mélodie ; Max et Gilberte ; Comment s’en servir ; Momo, Max et Gilberte. le Murmonde a été créé au Théâtre de l’Europe. En 2001, le Grand Retour de Boris S. fait un succès au Théâtre de l’Œuvre ; la SACD lui décerne le prix de la Francophonie. En 2005, l’Amérique est créée par Bruno Abraham-Kremer. Ses pièces sont publiées aux éditions Actes Sud-Papiers.

 

Marie-Line Laplante

Né au Québec, Marie-Line Laplante, après des études en arts plastiques et en philosophie, écrit pour le théâtre, alternant comédie et tragédie. Sont publiées : Une tache sur la lune, la Terre tourne rondement et Comme des chaises aux éditions Dramaturges éditeurs, ainsi que Ciel chez Lansman. Au printemps 2000, elle crée l’Homme assis et Comme des chaises avec le Théâtre Complice à Montréal et en 2001, le Garçon aux sabots, texte pour jeune public. Actuellement, Marie-Line Laplante est en résidence à la Chartreuse.

 

Philippe Minyana

Né en 1946 à Besançon, c’est en 1979 que Philippe Minyana découvre le théâtre par la mise en scène. Auteur très productif on lui doit une trentaine de pièces, dont : Chambres, Inventaires, André, les Guerriers, Où vas-tu Jérémie ? le Couloir et Pièces mises en scène par de nombreux metteurs en scène tels que Viviane Théophilidès, Christian Schiaretti, Stéphanie Loïk et surtout par Robert Cantarella qui signe actuellement la mise en scène de la Maison des morts au Théâtre du Vieux-Colombier. La plupart de ses pièces sont au catalogue des éditions Théâtrales. Il est, depuis 2000, auteur associé au Théâtre Dijon-Bourgogne, dirigé par Robert Cantarella.

 

Pierre Notte

Né en 1969 à Amiens, il écrit pour le théâtre depuis le début des années quatre-vingt dix, signe la Maman de Victor ; Variations autour du thème : l’Ennui (d’Alice) devant les arbres ; le Doigt d’Helmut, ou Journalistes. Sa pièce Clémence, à mon bras est publiée aux éditions L’Avant-scène théâtre. Pour France-Culture, il a écrit C’est de l’être parti qu’il s’agit ; Sombre précurseur-sitcom, et l’État de Gertrud. Sa pièce Moi aussi je suis Catherine Deneuve (prix Théâtre 2005 de la Fondation Diane et Lucien Barrière) a été mise en scène en 2005 par Jean-Claude Cotillard. Journaliste, il a collaboré notamment au Nouvel Observateur ; l’Évènement du Jeudi ; Paris-Photo ; la Terrasse ou Théâtres, dont il a créé et dirigé la nouvelle formule dès l’automne 2004. Pierre Notte est aussi l’auteur de recueils de poésies et de photos, et de deux romans.

 

Dominique Paquet

Née en 1954 à Bordeaux, Dominique Paquet mène des études de philosophie parallèlement à sa carrière théâtrale. Comédienne et dramaturge, elle a publié des ouvrages de philosophie et d’histoire du maquillage, des textes et des articles pour différentes revues (Alchimies du maquillage ; Une histoire de la beauté…). Chargée de cours en Esthétique théâtrale dans plusieurs universités, elle travaille à des adaptations théâtrales de textes littéraires ou philosophiques avant d’écrire des textes pour le jeune public (les Escargots vont au ciel ; Son parfum d’avalanche ; Cérémonies…) et des textes tout public (Byzance disparue ; Congo-Océan ; Cambrure fragile…). Ses textes sont publiés aux éditions Théâtrales, à L’École des loisirs et chez Comp’act. Dominique Paquet est actuellement secrétaire générale des Écrivains associés du théâtre.

 

Natacha de Pontcharra

Née en 1960 à Montélimar, elle a écrit une quinzaine de pièces, où elle explore les bas-fonds de l’âme et de la société à travers des personnages souvent exclus, piégés dans un système qui les abandonne et les contraint soit à abdiquer, soit à se révolter. Son inspiration trouve sa source dans différents microcosmes comme la famille : la Trempe, les Ratés, le Monde de Mars ; l’entreprise : Dancing ; la zone : Mickey-la-Torche, mais aussi dans des contrées oniriques : Portrait d’art, l’Angélie. Éditées par les Impressions nouvelles, plusieurs de ses pièces sont traduites à l’étranger.

 

Pauline Sales

Né en 1969 à Boulogne-Billancourt, sa première pièce, Dépannage, est créée au Festival de Blayes dans une mise en scène de Laurent Laffargue. L’été 2000, elle est invitée en résidence au Royal Court à Londres. L’année suivante, le Royal Court lui passe commande d’une pièce courte Il aurait suffi que tu sois mon frère, qui est présentée à Londres en 2002. La Bosse et Cake sont données en lectures publiques à « La Mousson d’été ». Le Groenland a été mis en scène par Marie-Pierre Bésanger. Infusion a été créée au Théâtre du Rond-Point en 2005. Ses pièces sont éditées aux éditions Les Solitaires intempestifs.

Comédienne, elle a joué sous la direction de Jean-Marie Villégier, Philippe Puymartin, Jean-Louis Hourdin, Jean-Gabriel Nordmann, Philippe Delaigue…

 

12 écrivains en lice

 

7 écrivains français

 

• De dimanche en dimanche, Denise Bonal,

éditions Théâtrales

 

• Flexible, Hop hop, Emmanuel Darley,

Actes Sud-Papiers

 

• les Violette, Emmanuelle Destremau,

Le Bruit des autres/éditions de l’Amandier

 

• Misterioso 119, Koffi Kwahulé,

éditions Théâtrales

 

• Erich von Stroheim, Christophe Pellet,

L’Arche éditeur

 

Grammaire des mammifères, William Pellier,

éditions Espaces 34

 

• les Vainqueurs Olivier Py,

Actes Sud-Papiers

 

5 écrivains francophones

 

• la Chanson de l’éléphant, Nicolas Billon (Canada),

éditions Leméac

 

• e, Daniel Danis (Canada),

L’Arche éditeur/éditions Leméac

 

• la Parenthèse, Pierre Gope (Nouvelle-Calédonie),

éditions Traversées

 

• Quêtes, José Pliya (Bénin),

L’Avant-scène théâtre

 

• Richard III n’aura pas lieu, Matéi Visniec (Roumanie),

Lansman éditeur

 

Denise Bonal

Née en 1921 en Algérie, Denise Bonal est comédienne et auteur. Elle abandonne ses études pour suivre des cours de théâtre. Elle écrit des contes et des nouvelles radiophoniques. En 1971, elle rejoint Hubert Gignoux au Théâtre national de Strasbourg. Elle sera, par la suite, professeur au Conservatoire national supérieur de Paris. Ses pièces sont parues aux éditions Théâtrales. Elles sont traduites et mises en scène en France et à l’étranger. Elle a reçu de nombreux prix dont le prix Arletty pour l’ensemble de son œuvre et le Molière 2004 du meilleur auteur pour Portrait de famille.

 

Emmanuel Darley

Né en 1963 à Paris, Emmanuel Darley, après des études cinématographiques, travaille en librairie durant une quinzaine d’années. Il publie d’abord des romans : Des petits garçons (P.O.L., 1993), Un gâchis (Verdier, 1997). Il a écrit de nombreuses pièces (les premières découvertes par Théâtre Ouvert), régulièrement jouées et éditées. Depuis 1999, il anime des ateliers d’écriture.

 

Emmanuelle Destremau

Comédienne et réalisatrice. Elle joue dans les spectacles de Bruno Wacrenier, dont Victor ou les enfants au pouvoir (1997), de Tinouche Nomzjou, puis Des souris et des hommes, mis en scène par P. Ivancic et J.-P. Évariste, créé au Théâtre 13 en 2002, puis en tournée jusqu’en 2004. Au festival Frictions 2004, elle joue les Débutantes de Christophe Honoré. Elle a mis en scène Carmen à Jérusalem et à Gaza (1998), puis les Lettres algériennes (1999) et les Parisiens (2001) à Paris. Elle écrit pour le cinéma. Et pour le théâtre : Sainte Rita, chanteuse rurale (2000) et les Violette (2002). Elle a également réalisé 4 documentaires pour la télévision.

 

Koffi Kwahulé

Né en 1956 en Côte d’Ivoire, après des études à l’Institut national des arts d’Abidjan, il suit les cours de l’École de la rue Blanche puis s’inscrit à la Sorbonne, où il obtient un doctorat d’études théâtrales. Il est l’auteur de plus d’une vingtaine de pièces traduites en plusieurs langues et montées en Afrique comme en Europe, d’un roman (Babyface, Gallimard, Continent noir, 2006). Parallèlement, il mène une carrière de metteur en scène et d’acteur.

 

Christophe Pellet

Né en 1963 à Toulon, Christophe Pellet écrit pour le théâtre et le cinéma.

Ses pièces sont jouées en France mais sont aussi traduites et représentées en Angleterre et en Allemagne. Encore une année pour rien a notamment été créée au Royal Court de Londres en 1997 dans une mise en scène de Mary Peate et une traduction de Martin Crimp ; En délicatesse a été créée par Jean-Pierre Miquel au Théâtre de la Tempête à Paris en 2002.

Suit la trilogie le Garçon girafe créée à Bordeaux par Jean-Louis Thamin (2003) et en Allemagne par Carlos Manuel (2004).

Cinq de ses textes sont édités chez L’Arche et d’autres ont été radiodiffusés par France Culture. Il a collaboré à l’écriture du scénario du long-métrage d’Amalia Escriva, Avec tout mon amour, sorti sur les écrans en 2001.

 

William Pellier

Né en 1965 en Haute-Savoie, il est à la fois comédien au théâtre et au cinéma, metteur en scène et auteur. Il a écrit une dizaine de pièces, dont Variétés parlées, le Tireur occidental et la Vie de marchandises, Marcels, Reconstitution, le Territoire de Teyssières qui ont été mises en lecture ou en scène en France.

 

Olivier Py

Né à Grasse en 1965, Olivier Py est auteur, metteur en scène, comédien et depuis 1998, directeur du centre dramatique national d’Orléans. Il a publié de nombreuses pièces depuis 1995 : Jeunesse (2003), l’Exaltation du labyrinthe (2001), l’Apocalypse joyeuse (2000), Épître aux jeunes acteurs pour que soit rendue la Parole à la Parole (coll. « Apprendre » no 13, 2000), le Visage d’Orphée (1997), la Servante (Actes Sud, 1995 et 2000). Son premier roman, Paradis de tristesse, est paru chez Actes Sud en 2002. Sa prochaine pièce Illusions comiques paraît en mars 2006 chez Actes Sud-Papiers.

 

Nicolas Billon

Né en 1978 au Québec, nouveau venu sur la scène théâtrale québécoise, Nicolas Billon vit à Montréal. Sa première pièce, la Chanson de l’éléphant, a été présentée dans sa version anglaise au Festival Stratford du Canada en 2004, et dans sa version française au Théâtre d’Aujourd’hui, à Montréal, en 2005.

 

Daniel Danis

Né en 1962 au Québec, Daniel Danis est originaire de Hull. Son œuvre a été remarquée très tôt par le milieu théâtral, et les pièces Cendres de cailloux et Celle-là ont été saluées ici en Europe. Il est écrivain, mais aussi sculpteur ; il fouille les mythes et recherche dans les mots et la matière les traces de cultures disparues. Dès l’âge de trente ans, il voit ses pièces jouées au Canada et en France.

 

Pierre Wakaw Gope

Né en 1966 en Nouvelle-Calédonie, Pierre Wakaw Gope apprend à lire et à écrire « dans la rue ». Jeune stagiaire au développement, il accomplit en 1990 un long périple autour de la Grande-Terre pour enquêter sur les origines du peuple kanak. Un an plus tard, il a la révélation du théâtre. Il quitte alors pour la première fois sa terre natale pour Abidjan ; il rejoint ensuite Peter Walker au Vanuatu, travaille avec Peter Brook à Rennes, fonde sa propre compagnie : Cebue (mémoire). Depuis, il n’a cessé d’écrire et de mettre en scène. Il donnera ainsi : Wamirat, fils du grand chef de Pénélo (1992), Où est le droit ? (1994), joué pour le Festival des arts du Pacifique, le Cri du désespoir (1997), Cendre de sang (1998) joué à Puerto Rico, Pavillon 5 (1999). Il prépare actuellement une pièce inspirée par le sida : Silence brisé.

 

José Pliya

Né en 1966 au Bénin, José Pliya, pendant ses études de lettres à la Sorbonne, suit les cours Simon et Florent, puis devient professeur de lettres modernes. Il enseigne en France quelques années avant d’être nommé directeur de l’Alliance franco-camerounaise à N’Gaoundéré par le ministère français de la Coopération. Il dirige actuellement L’Archipel, scène nationale de la Guadeloupe. Comédien, metteur en scène, il est aussi animateur d’atelier d’écriture dramatique. Plusieurs fois finaliste du concours théâtral de Radio France Internationale, il est l’auteur de nombreuses pièces : Une famille ordinaire, le Complexe de Thénardier, Nègrerrances

 

Matéi Visniec

Né en 1956 en Roumanie, il découvre très vite dans la littérature un espace de liberté. Après avoir étudié la philosophie à Bucarest, il devient très actif au sein de la génération 1980, qui a bouleversé le paysage poétique et littéraire de la Roumanie. À partir de 1977, il commence aussi à écrire des pièces de théâtre qui circulent dans le milieu littéraire, mais restent interdites de création. En septembre 1987, il quitte la Roumanie pour demander l’asile politique en France. Il commence à écrire en français et travaille pour Radio France Internationale. À ce jour, de nombreuse créations en France ; une quinzaine de ses pièces écrites en français sont éditées… Après la chute du régime communiste, il est devenu l’un des auteurs les plus joués en Roumanie.

 

Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


– Aide à la création de la DMDTS

53, rue Saint-Dominique • 75007 Paris

01 40 15 89 02

brigitte.jais&culture.gouv.fr

– Aneth

38, rue du Faubourg-Saint-Jacques • 75014 Paris

01 53 10 39 90

aneth@aneth.net

www.aneth.net

– EAT Théâtre du Rond-Point

bis, avenue Franklin-Roosevelt • 75008 Paris

eatinfo@wanadoo.fr

www.eatheatre.com

– Centre national du livre

53, rue de Verneuil • 75007 Paris

01 49 54 68 50

xavier.froment@culture.gouv.fr

– SACD, pôle auteurs

11 bis, rue Ballu • 75009 Paris

01 40 23 44 55

poleauteurs@sacd.fr

www.sacd.fr

– Exclamation Productions

1, rue de Lille • 75007 Paris

06 75 48 57 72

thierry@exclamation.com

– Contacts presse ministère de la Culture et de la Communication

Département de l’Information et de la Communication

Fabien Durand

01 40 15 80 05

service-de-presse@culture.fr

– Tandem

Estelle Laurentin

01 53 32 28 87

estelle.laurentin@tandem-rp.com

Et Les Francophonies en Limousin, France Culture, Francofffonies…

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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