ACCUEIL | POURQUOI CE JOURNAL ? | L’ÉQUIPE DES RÉDACTEURS | LE LIVRE D’OR | NOUS ÉCRIRE | NOUS SUR FRANCE CULTURE | NOUS SUR « LE MONDE »
« Au théâtre, il n’y a rien à comprendre, mais tout à sentir. » Louis Jouvet
« Jongleries »,
de Dario Fo
Théâtre de la Passerelle • 5, rue du Général-du-Bessol • 87000 Limoges
Du jeudi 6 novembre au samedi 8 novembre 2008 à 20 h 30
Dimanche 9 novembre 2008 à 18 heures
Mise en scène et scénographie : Michel Bruzat
Avec : Fabrice Richert et Frédéric Périgaud
Fo incarne ce dont nous n’avons cessé de rêver : un théâtre à la fois populaire et militant – un théâtre
libre.
Jamais Dario Fo ne se repose sur une vérité acquise.
Il s’agit toujours de susciter un espace de jeu où les idées reçues deviennent folles, où les certitudes volent en éclats, où les résolutions les plus arrêtées se mettent en mouvement et appellent à l’action.
Jouer Fo, c’est restituer aux textes leur épaisseur corporelle, retrouver sous l’écriture une parole qui n’est jamais désincarnée, suspendue dans le vide.
Il impose avec le public un lien de chaque instant. Rupture, décalage, distance ironique, distorsion grotesque.
Langue directe, vive, familière, on l’a bien en bouche, elle sonne bien à l’oreille.
Langue collective, elle rappelle l’accent, la gouaille, la verve de gens qu’on a entendus dans la rue.
Il faut chercher une tension, un rythme. Laisser jouer les muscles de ce théâtre athlétique. Au départ, il y a une situation clé, le plus souvent paradoxale.
Un théâtre sans coulisses.
À la fin du xixe siècle en Italie, sur la façade des premières Maisons du peuple, on pouvait lire :
« Si tu veux faire l’aumône à un pauvre, donne lui cinq sous ; deux sous pour le pain, trois sous pour la culture ».
La culture est une, comme la lune et comme le soleil qui brillent indifféremment pour tous ceux qui veulent et qui savent les utiliser.
La scène vit par l’action, de même que l’acteur vit par ses gestes et par son langage.
Le seul jeu à jouer est de résister toujours davantage.
Loi promulguée par Frédéric II en 1221 contre les « jongleurs qui diffament et insultent ».
Loi qui permettait à tout citoyen d’injurier, bastonner et même tuer les saltimbanques.
Le tout avec la bénédiction de l’empereur sans risquer ni procès ni condamnation.
Un éclat de rire qui explose a la violence d’une bombe, il fait voler en éclats tout le dispositif de terreur et il libère l’homme de la peur.
Fabrice et Frédéric, que vos corps s’adressent sans cesse au monde.
Michel Bruzat
Recueilli par
Les Trois Coups
Théâtre de la Passerelle • 5, rue du Général-du-Bessol • 87000 Limoges
05 55 79 26 49
Du jeudi 6 novembre au samedi 8 novembre 2008 à 20 h 30
Dimanche 9 novembre 2008 à 18 heures
« Les Trois Coups », c’est un journal en ligne, bien sûr. Mais c’est aussi une association, qui a besoin d’être soutenue par des adhérents.
Lire la suite.
Derniers commentaires