BONZOM REVIENT AU CAFÉ DE LA DANSE
LE 10 AVRIL 2006
Sa poésie et sa dérision font de ses nouvelles chansons de voluptueuses confidences.
Bonzom les conçoit comme des couleurs avec lesquelles il compose un univers délicat et étrange.
Qu’on le compare à Buster Keaton ou Mister Jack, bonzom est un dandy de grand chemin dont on reconnaît à l’empreinte l’élégance des grands oiseaux.
Voici ce qu’en dit Éric Chantelauze, coauteur de chansons :
« Christophe Bonzom se promène en dehors des sentiers battus de la chanson française.
Il se tient dans une marge où les textes poétiques, drôles et intelligents ne sont pas forcément susurrés ou parlés nonchalamment par-dessus la musique.
Christophe Bonzom chante et chante bien. C’est un crooner, un dandy à la distinction et au phrasé précis. Là où d’autres marmonnent ou expliquent, lui chante et joue. Car il est aussi acteur de ses textes, ce qui donne à ses chansons une chair et une intensité qui dépassent le simple bon mot, la jolie figure de style. Ses histoires, il les vit, il les raconte avec gourmandise. Comme quelqu’un qui prendrait plaisir à bien vous raconter quelque chose.
Et on le suit parce qu’avec élégance et classe, il nous prend la main et ne nous lâche plus.
Alors on peut goûter à ses aventures étranges et burlesques, à cette humanité tendre et cruelle, tour à tour sordide et magnifique. Et parce que Christophe Bonzom est un poète, il transforme la vie. Il la tord, la malmène, la chatouille. Rend ce que l’on connaît différent et décalé. Et tel est bien la fonction du poète : métamorphoser ce que l’on croit savoir, se faire alchimiste de notre quotidien. Qu’il se promène dans un cimetière ou sur la ceinture périphérique, qu’il parle de lui ou de On, qu’il soit amoureux des femmes et amants de leurs maris, chacun reconnaît la candeur, la drôlerie, l’immense solitude et la formidable chaleur des hommes.
Les musiciens qui l’accompagnent jouent également à ce jeu de l’humanité. Avec discrétion et tact. Camarades qui racontent cette aventure humaine, pianiste, guitariste et batteur. Et s’ils ont été élevés au jazz, ils n’hésitent pas à se promener ailleurs.
Dans la fameuse marge. Où l’on n’est pas obligé de plaquer trois accords basiques avant de vite passer au refrain de peur que l’auditeur ne zappe. Avec Bonzom, on prend son temps, on savoure, on apprécie l’amertume et le bouquet, on ne se baffre pas, on se délecte.
Ah… Ce qu’on est bien dans la marge.
Et puis, comme disait l’autre, c’est ce qui fait tenir les pages… »
Éric Chantelauze
Bonzom en concert le 10 avril 2006 au Café de la Danse
Frédéric Norel : direction musicale
Bonzom : voix, trompette
Frédéric Norel : piano, clavier, violon
Alexandre Wimmer : guitares
Francesco Rees : percussions, batterie
Fred Bremont : lumière
Christian Desille : son
Sonia Savary : regard
Julia Allegre : petite main au grand cœur
Café de la Danse • 5, passage Louis-Philippe • 75011 Paris
Métro : Bastille
Réservations : 01 42 55 40 80
Lundi 10 avril 2006 à 20 h 30
18 € et 12 €
Management et concerts : Nicolas Son 06 64 12 66 16
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