La Comédie-Française en plus,
la MC de Bobigny en moins ?
La Comédie-Française dans les quartiers populaires de Bobigny, quelle bonne idée !
Mais, comme toujours avec Nicolas Sarkozy, il faut chercher ce que cachent les plus belles annonces.
Visiblement, il ne s’agit pas d’accroître l’offre de spectacles de qualité, mais de réduire « la voilure », restructurer, rationaliser l’action culturelle.
Le budget 2009 ne prévoit pas de dépenses nouvelles ; on raisonne donc en termes d’économie. Et comme pour les entretiens de Valois, la concertation avec la profession est inexistante ou « convenue » alors que toutes les décisions sont prises auparavant en fonction des impératifs financiers.
Et du coup on fait fort ! La venue du « Français » à Bobigny va de pair avec son départ du Vieux-Colombier et du Studio-Théâtre du Louvre. Il restera deux salles – « Richelieu » et Bobigny – au lieu de trois aujourd’hui.
Quel avenir pour le théâtre du « Cartel » ? Ce serait un comble que le théâtre de Jacques Copeau laisse sa place au privé alors que les besoins de diffusion sur Paris sont immenses.
Et que devient la scène nationale, prestigieuse de Bobigny ?
Ce centre culturel a révélé de nombreux talents mondiaux tout en alliant ces promotions à un travail patient et régulier avec la population de la Seine-Saint-Denis, en particulier de ses lycéens.
La venue de la Comédie-Française permettra-t-elle le maintien et la poursuite de cette originalité ? Et s’agit-il seulement de diffuser les grandes œuvres du patrimoine ou dans le même temps de poursuivre le travail de création indispensable au respect dû à tout lieu d’art et de culture ?
La continuité de la politique gouvernementale est évidente. Après la réduction du nombre de comédiens, d’artistes et de techniciens du spectacle, il s’agit maintenant de réduire le nombre de théâtres. On se souvient des propos sur la concentration trop forte de centres dramatiques en banlieue, et on attend toujours le feu vert gouvernemental à la construction du nouveau CDN d’Ivry.
La qualité du travail développée sous l’autorité de Murielle Mayette nécessite un soutien et un développement qu’on ne peut opposer au soutien, tout aussi nécessaire, à l’ensemble de la profession.
Francis Parny
Membre de la direction du PCF
Vice-président du conseil régional d’Île-de-France
Recueilli par
Les Trois Coups
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« Depuis notre débat sur le Off d’Avignon, j’ai eu l’occasion de “lire” votre site critique, et j’en ai été très heureux. Parce que j’apprends des choses dont les médias parisiens ne m’informent pas et parce que les critiques sont de bonne qualité. Continuez bien ! Tous mes vœux à vous et aux “Trois Coups” ! Amicalement. » Gilles Costaz, critique dramatique à “Paris-Match”, “les Échos”, “Politis”, “le Magazine littéraire”, “l’Avant-scène Théâtre”…
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