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15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 21:07

Programme octobre-décembre 2005

 

• 13, 14 et 15 octobre 2005 à 20 h 30

La Fascination de l’étang, textes de Virginia Woolf

Mise en jeu de Sylvie Boutley

Objets scéniques de Claude Esnault

 

Aux franges de la fiction et de la biographie : des instants de vie comme des éclats de mort. Et la main qui écrit.

 

Extrait : Quand je regarde ma main sur le rebord de la fenêtre, quand je pense à tout le plaisir qu’elle m’a donné, elle qui a touché la soie, les murs chauds, qui s’est appuyée sur l’herbe humide, qui a fait gicler l’Atlantique entre ses doigts […], elle qui n’a cessé de me dire depuis que je suis née le chaud et le froid, le sec et l’humide, je m’étonne de pouvoir encore utiliser ce merveilleux système de chair et de nerfs pour prendre la plume contre la vie.

Virginia Woolf

 

• 21 et 22 octobre 2005 à 20 h 30

Saxophone solo, avec Georges Cabassi

 

« Je n’ai pas voulu dire mais voulu faire, et c’est cette intention de faire qui a voulu ce que j’ai dit. »

Paul Valéry

 

• 4 et 5 novembre 2005 à 20 h 30

Musique au santour, avec Gilles de la Buharaye

 

L’intérêt que le pianiste Gilles de la Buharaye porte à la musique orientale l’a conduit à explorer divers instruments traditionnels. Pour le public, c’est l’occasion de partager l’univers singulier de ce musicien. Ces deux soirées sont consacrées à la découverte de ses compositions et improvisations au santour.

 

Le santour est un instrument persan composé d’une caisse de résonance en bois et de 24 groupes de 4 cordes en acier, percutées au moyen de 2 baguettes en métal.

 

• 25 novembre 2005 à 20 h 30

Musiques minuscules, avec Guigou Chenevier

 

Une forme « spectaculaire » imperceptible qui pourrait être jouée n’importe où, dans le salon des Dupont ou dans l’antichambre de mon kinésithérapeute, et dont le niveau sonore ne dépasserait en aucun cas celui d’un téléviseur moyen, dans un salon moyen…

 

Le niveau pourrait même être beaucoup plus faible jusqu’à repousser les frontières de l’audible, car de même qu’on voit les puces du dresseur sans les voir, il est possible d’entendre des sons inaudibles.

 

• 9, et 10 décembre 2005 à 20 h 30

La Peau et les Os, textes de Georges Yvernaud

Par Micheline Welter

Collaboration artistique de Sylvie Boutley

 

Tenter l’expérience de se perdre dans les mots de ce texte et alors rencontrer la véritable aventure de l’écriture sèche, économe, ouverte sur le néant. Lire, s’approcher à force de concentration du néant et ne laisser exister que les mots détachés de toute présence.

 

Extrait : Il y a décidément un certain point, dans l’angoisse et le désespoir, au-delà duquel on n’éprouve plus rien que le sentiment de l’absurdité immédiate de tout. On se détache. On n’adhère plus à la tragédie. Il n’y a plus du tout de tragédie, plus rien de surprenant ou d’horrible.

Georges Yvernaud

 

Tarifs : 10 euros et 7 euros

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Salle Roquille • 3 rue Roquille • Avignon

Tél. : 04 90 85 43 68

Courriel : salle-roquille@wanadoo.fr

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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