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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 23:12

Création 2006

 

Les Souffleurs, commandos poétiques – du 15 au 26 mars 2006

 

La barbarie moderne porte l’armure des anciennes brutalités de l’obscurantisme religieux. Les dieux que l’on croyait fatigués se remettent à hurler vigoureusement sur l’homme contemporain.

 

Les bourrasques vantent l’ombre et la nuit. Résister, c’est protéger les lumières.

 

Protéger la lumière, c’est la muscler avec détermination, respect, délicatesse et patience et entretenir l’infini nuancier de sa diffraction.

 

À la musculation, il faut un gymnase. Il s’agit d’une base d’envol poétique conçue comme une arène, circulaire comme le premier des théâtres, elle est le lieu du chant des langues, elle est un rendez-vous de l’homme avec sa parole, celle-là même qui nous a dressés debout et nous maintient, courageux aux aboiements de la férocité.

 

L’Homme ne se capture pas.

Olivier Comte, metteur en scène

 

 

Sédimentation des bourrasques est la zone d’un combat : la parole humaine dressée en contre-feu des bourrasques fanatiques et religieuses.

 

Cette prise de position poétique prend racine dans le souffle et l’esprit, issus tous deux d’une origine étymologique commune, (anima). Notre parole est assujettie aux vents du monde et indexée sur l’échelle de mesure dite de Beaufort.

 

Nous travaillons sur un engagement total du corps poétique, la lumière et l’obscurité, le silence et le fracas.

 

L’obscurité de Sédimentation des bourrasques souligne la triste nécessité contemporaine à ce qu’une parole poétique prenne sa liberté dans la cachette et la protection des polices, à l’image des écrivains menacés par les « fatwas » de toutes confessions qui tombent en pluie battante, Salman R. ou Taslima N., écrivains médiatisés ou non, vivants, enfermés ou assassinés déjà.

 

L’obscurité de Sédimentation des bourrasques provoque le son de la bouche, le hurlement de la parole, l’agitation des viandes, le fracas des langues, la nudité des corps.

 

L’obscurité de Sédimentation des bourrasques planque littéralement les Souffleurs.

 

L’obscurité de Sédimentation des bourrasques est une métaphore de l’ambivalence des espaces diplomatiques de nos démocraties, qui oscillent constamment entre le pragmatisme géopolitique et la défense des valeurs fondées sur la déclaration des droits de l’homme.

 

La lumière de Sédimentation des bourrasques active le silence et la méditation profane.

 

La lumière de Sédimentation des bourrasques dévoile le geste des Souffleurs et sa tentative de ralentissement du monde.

 

La lumière de Sédimentation des bourrasques est une déclaration d’attachement viscéral aux lumières.

 

La lumière de Sédimentation des bourrasques est un hommage à la liberté luxueuse, mais vouée au silence prudent.

 

Les textes de Sédimentation des bourrasques sont des textes commandés à des auteurs, ou dé-livrés, c’est à dire, littéralement sortis du livre et oralisés.

 

Les textes dé-livrés concernent la mise en obscurité de Sédimentation des bourrasques.

 

Les auteurs de ces textes sont : Gabrielle Althen, René Char, Jean-Michel Espitallier, Gherasim Luca, Pascal Quignard, Shakespeare et Christophe Tarkos.

 

La commande aux auteurs concerne la mise en lumière de Sédimentation des bourrasques. Ces textes poétiques sont chuchotés aux rossignols, à l’éventail, de la bouche à l’oreille.

 

Les auteurs sont Valérie-Catherine Richez et Franck André Jamme. Ils font partie des auteurs « fétiches » qui, depuis trois ans, accompagnent les Souffleurs, commandos poétiques, dans leur tentative de ralentissement du monde. Valérie-Catherine Richez écrit le voyage intérieur, la puissance de divagation. Franck André Jamme écrit le chant nostalgique des listes de l’Homme.

 

Les 15, 16, 18, 21, 23, 25 mars à 20 h 30

Les 17, 19, 22, 24, 26 mars à 19 h 30

Les 18, 19, 25 et 26 mars à 16 h

Pour des raisons artistiques, les retardataires ne pourront être admis dans la salle une fois le spectacle commencé.

Durée : environ 1 h 15

Tarifs : 10/8 €

 

Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Mains d’œuvres • 1, rue Charles-Garnier • 93400 Saint-Ouen

Tél. : 01 40 11 25 25 – télécopie : 01 40 11 25 24

info@mainsdoeuvres.org

plan d’accès sur www.mainsdoeuvres.org

Métro Porte-de-Clignancourt (ligne 4) ou Garibaldi (ligne 13)

ou bus 85 (Luxembourg>Mairie de Saint-Ouen) :

arrêt Paul-Bert

Réservation au 01 40 11 52 36

ou resa@mainsdoeuvres.org

Contact compagnie : Hélène Billy – Tél. : 06 63 22 77 23

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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