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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 19:41

Nous, Coordination nationale

des intermittents et précaires

avons assez écouté, discuté, analysé !

 

Nous demandons au gouvernement de ne pas agréer le protocole Unédic sur le régime général paru au Journal officiel le 24 janvier 2006, d’arrêter enfin les effets dévastateurs du régime spécifique des intermittents du spectacle, et de mettre un terme à sa politique de démantèlement du Code du travail :

• en tenant les promesses du ministre de la Culture d’un accord durable au 1er janvier 2006 ;

• en acceptant enfin de considérer sérieusement les propositions de la Coordination nationale des intermittents et précaires (nouveau modèle).

 

M. de Villepin a le cynisme de demander aux Français de retrouver le sourire, alors que nous savons bien que ses neuf mois consécutifs de baisse du chômage, sont neuf mois de hausse de la précarité ! Les chiffres officiels du chômage baissent au profit de la précarité d’un grand nombre de citoyens.

 

M. Chirac a beau annoncer un renouvellement du financement de la protection sociale, nous savons bien que nous ne pouvons pas sérieusement croire aux bruits et à l’odeur de ses promesses.

 

Quant à Jean-Louis Borloo, s’il était réellement le ministre de la Cohésion sociale qu’il prétend être, et non celui de la « Collision sociale », il aurait dû annoncer immédiatement qu’il ne donnerait pas son agrément à la prorogation de notre protocole (annexes VIII et X) et à cette nouvelle convention Unédic inique, qui entraînera des milliers de chômeurs de plus dans la précarité. Au lieu de ça, il reste étrangement silencieux.

 

La politique sociale du gouvernement consiste à communiquer un message rassurant tout en démontant systématiquement tout garde-fou social dans le pays. Elle met en œuvre des mécanismes d’exclusion tout à fait visibles autour de nous.

 

Le projet de « contrat première embauche » en est la plus récente illustration.

 

Alors qu’il est déjà difficile de vivre de son travail (des milliers de travailleurs n’ont même plus les moyens de payer un loyer et de vivre dignement), quelle est la place pour les victimes des plans sociaux, et qui assume le coût de la précarité de l’emploi ?

 

Nous, membres de la Coordination nationale des intermittents et précaires, composée de travailleurs sociaux, d’enseignants, d’artistes et de techniciens précaires, et d’intermittents du spectacle rappelons à nos chers dirigeants que, en lutte depuis trois ans pour la défense de notre régime spécifique d’indemnisation chômage, nous ne pouvons plus accepter la généralisation de la précarité dans ce pays.

 

La déclaration de M. Denis Gautier-Sauvagnac (Medef/ex-président de l’Unédic), qui a déclaré courant décembre 2005 à l’occasion des renégociations des partenaires sociaux que « peu importe le prix du nouveau protocole, qui plonge un peu plus l’Unédic dans le rouge, ce qui compte c’est de continuer, car il y a encore trop d’intermittents », sonne pour nous comme une véritable provocation.

 

PAS DE CULTURE SANS DROITS SOCIAUX !

 

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous et toutes !

 

Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Source : Collectif du 25-Février

4, rue des Escaliers-Sainte-Anne • Avignon

Site : www.collectif25.com

Courriel : collectif25@no-log.org

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Publié par Les Trois Coups - dans France-Étranger 1998-2014
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