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26 juillet 2004 1 26 /07 /juillet /2004 21:32

Sans « quatrième mur »


Par Vincent Cambier

Les Trois Coups.com


Salvatore Caltabiano donnait son premier solo théâtralo- musical le samedi 24 juillet 2004 au Théâtre des Trois- Pilats, dans le cadre du Off du Festival d’Avignon. C’était une « première mondiale » ! Et avec grand succès, s’il vous plaît ! Mais, revenons un peu en arrière…

salvatore72dpi-gc.jpgJ’ai connu cet olibrius dans les années 1990, à la faculté de lettres d’Avignon. Il était là en dilettante, car le germe de la comédie était déjà inoculé dans son sang. Il était au terme de ses cours au conservatoire d’art dramatique d’Avignon, sous la férule bienveillante de Louis Beyler et de Pascal Papini.

Puis, comme tous les autres ou presque, il est « monté » à Paris. Il a multiplié les petits boulots et, au bout de trois mois, il a obtenu un rôle dans Tartuffe. Sa « carrière » commençait…

Un naturel confondant

Retour à Avignon 2004. Depuis quelque temps, il avait envie de créer un spectacle intime, où la communication s’établirait sans barrières, sans « quatrième mur », où il prendrait le risque de la rencontre directe avec le spectateur.

Par ailleurs, il notait depuis des années ses propres observations sur le monde. Et, sans pour autant occulter son soubassement tragique, il voulait en donner une interprétation humoristique, car « ça permet de prendre la vie comme une fête ou, au moins, ça allège la souffrance ».

L’humour, aussi, « donne des codes de fonctionnement inhabituels, empreints de dérision », « change le point de vue dans la relation acteur-spectateur », « inverse même cette relation par le jeu du langage ».

À force de jouer sur les mots dans les Femmes, le Chocolat et moi, Salvatore Caltabiano semble surpris lui-même par ce qu’il dit. En ce sens, on peut croire qu’il improvise. Mais, bien sûr, tout est écrit. Et restitué avec un naturel confondant.

Les chansons qui ourlent ses sketches sont toutes marquées du sceau de la poésie et du rire. Les Salades, Week-end à Paris, la Vendeuse de sacs à main, le Cochon, Sors avec moi ! et le Chocolat, chantées par Salvatore à la guitare, rendent un hommage discret à Brassens, Bénabar, les Têtes raides…

Toutes murmurent le même message : « Prends le temps de découvrir l’autre ! »

Décidément, les Femmes, le Chocolat et moi ne ressemble à rien d’autre ! 

Vincent Cambier


Les Femmes, le Chocolat et moi, de et avec Salvatore Caltabiano

Théâtre des Trois-Pilats • 18, place des Trois-Pilats • Avignon

Tél. 04 90 85 67 74

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Publié par Vincent Cambier - dans France-Étranger 1998-2014
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