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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 11:01

Homme au bord de la crise de nerfs

 

Vous ne connaissez pas tout votre Schopenhauer sur le bout des doigts ? Votre dernière leçon de philosophie remonte à longtemps ? Vous étiez malade le jour où votre professeur a abordé le pessimisme chez les philosophes occidentaux de l’époque moderne ? Ce n’est pas grave ! Norbert Saffar, en deux temps trois mouvements, vous explique de manière hilarante comment on peut vivre en appliquant ou en refusant les préceptes d’un philosophe, et du même coup vous le fait (re)découvrir.

 

Le personnage qu’il incarne est un homme de notre siècle, qui vit comme il peut avec ses peurs, ses désirs, ses petites et ses grandes lâchetés. Lorsqu’il est devant un problème, il se tourne vers son maître à penser de trois siècles plus vieux que lui. Schopenhauer a toujours une maxime prête à l’usage, comme « Le bonheur n’est pas définissable, car il ne se sent pas, seule la souffrance est réelle. Le bonheur est donc défini par l’absence de souffrance » ou « Se marier, c’est faire tout son possible pour se faire haïr par quelqu’un » ou encore « Le bonheur est toujours inférieur à notre attente, la souffrance est toujours supérieure à notre imagination ».

 

« Schopenhauer et moi »

 

On suit donc cet homme  à travers son quotidien. La une des journaux ne donne que des informations catastrophiques : guerres, épidémies, pollution. Son travail le rend à moitié fou. Il devient donc dépendant des calmants et autres antispasmodiques. Pour lui changer les idées, sa femme lui conseille d’aller faire un tour à la salle des ventes de Drouot. Là, le désir pour une splendide paire de nichons (sic) lui fait perdre la raison et monter les enchères pour se prouver qu’il domine le monde. Il se retrouve dans une impasse, face à sa propre folie. Son seul recours est alors Dieu…

 

Le rythme est soutenu, on rit beaucoup, on pense aussi beaucoup. Le pari de Norbert Saffar est tenu : le texte et le personnage qu’il a créés existent vraiment. Qui a dit que le bonheur n’existe pas, déjà ? 

 

Camille Vivante

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Schopenhauer et moi, de Norbert Saffar

En votre compagnie

06 09 41 73 82

no.saffar@hotmail.com

Mise en scène : Michèle Harfaut

Avec : Norbert Saffar

La Luna • 1, rue Séverine • 84000 Avignon

Réservations : 04 90 86 96 28

Du 10 juillet au 2 août 2008 à 15 h 30

Durée : 1 h 10

15 € | 10 € | 8 €

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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commentaires

Dominique 08/08/2008 12:24

Après avoir lu votre critique, je suis allé voir ce spectacle et je dois dire que j'ai été déçu. Pour ma part, ce spectacle ne m'a pas fait rire, et fort peu penser. Ou plutôt, j'ai pensé que cela n'est pas la meilleure pièce que j'ai vu qui faisait appel à Schopenhauer. De mémoire, cet auteur était bien mieux (!) mis en valeur par une pièce de Minyana, sans doute 'Inventaires', que j'ai vu sur Paris il y a qques années maintenant.

Schlabaya 24/07/2008 13:40

ça donne vraiment envie d'aller le voir! Si seulement j'étais à Avignon... En plus j'ai fait mon mémoire de maîtrise sur Schopenhauer, je connais un peu le personnage. Pas toujours reluisant, mais intéressant à connaître.

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