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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 12:04

 

« Drame sentimental »,

d’après « la Maman et la Putain »,

de Jean Eustache

 

Théâtre Antoine-Vitez • 29, avenue Robert-Schuman • Aix-en-Provence

Du mardi 22 au samedi 26 avril 2008 à 20 h 30

 

Mise en scène : Sylvie Boutley

Atelier de création de l’université de Provence

Avec les étudiants des cursus théâtre de l’université de Provence :

– Assistante à la mise en scène : Lucile Perrin

– Régie : Emmanuelle Le Panse

– Avec : Kim Boeffard, Hélène Bosc, Stéphane Casorla, Mylène Chrissokerakis, Chloé Constant, Caroline Gence, Karim Hamace, Karen Jaafar, Joseph Moisson, Lucile Perrin, Patrice Puchaux, Camille Sneed-Verfaillie, Mario Adrien, Till Pawlowsky

Tarif unique : 8 euros

 

Bien que la Maman et la Putain soit une œuvre cinématographique emblématique de la fin de la Nouvelle Vague, son scénario constitue une œuvre à part entière. Pas de scène d’action, mais une suite de chapitres, de plans-séquences, de longues discussions dans des chambres ou dans les lieux mythiques du quartier Latin. Soixante-huit n’est pas loin derrière et ses mots d’ordre ont produit, dans la relation amoureuse en particulier, un injonctif qui nous fait sourire, mais que certains vécurent comme une réelle souffrance.

 

 

Il ne s’agit pas de traduire en langage théâtral une œuvre cinématographique, mais de s’emparer du texte, du scénario original pour ce qu’il nous dit aujourd’hui de cet hier qui nous a fait, nous et par ricochet les générations suivantes. Observer ce rapport au temps perdu et retrouvé.

 

Alexandre. — … Il y a longtemps qu’on ne m’avait pas posé un lapin ! C’est un mot que j’avais presque oublié. Vous l’avez fait ressurgir du passé comme d’autres mots que l’on n’entend plus… Vous savez en général les femmes me plaisent surtout pour des raisons extérieures, des raisons qui n’ont rien à voir avec elles, posées sur elles comme une robe de chambre, un manteau qu’on peut poser sur une autre. Une femme me plaît, par exemple, parce qu’elle a joué dans un film de Bresson ou parce qu’un homme que j’admire est amoureux d’elle… En ne venant pas hier, vous m’avez permis aujourd’hui de parler de votre absence. Alors qu’hier je n’avais rien à vous dire. Vous avez installé quelque chose entre nous. Vous ne croyez pas ?

Véronica. — Je ne sais pas.

Alexandre. — Si ce que je dis vous ennuie, vous m’arrêtez.

Véronica. — Oh non, pas du tout.

Alexandre. — Parce qu’on peut parler d’autre chose. De la pluie, du beau temps, du MLF.

Véronica. — Qu’est-ce que c’est ?

Alexandre. — Vous ne connaissez pas ? C’est le Mouvement de la libération de la femme.

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Théâtre Antoine-Vitez • 29, avenue Robert-Schuman • 13621 Aix-en-Provence cedex 1

Association Présences | université de Provence

04 42 59 94 37

Theatre.Vitez@univ-provence.fr

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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