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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 17:03

 

« La Révolte des fous »

d’Henri-Frédéric Blanc

 

Théâtre Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • 13001 Marseille

Réservations : 0 820 300 033

Vendredi 25 et samedi 26 avril 2008 à 21 heures

Voir la critique de Vincent Cambier pour les Trois Coups

 

(Création)

Mise en scène : Tatiana Stepantchenko

Création lumières : Richard Psourtseff

Création musique et univers sonore : Phil Spectrum

Création et régie images : Matthieu Mullot

 

Un spectacle fraternellement fou, intelligent et drôle.

 

On se souvient de la fascinante présence de Richard Martin dans Réception du diable, ce monologue fracassant où il donnait toute sa dimension à ce personnage audacieux et plein de verve. Il nous revient insoumis et rebelle, criant d’humanité, dans une nouvelle création d’Henri-Frédéric Blanc.

 

Dans ce rôle flamboyant écrit pour lui et pour le public du Théâtre Toursky, Richard Martin incarne un directeur d’hôpital psychiatrique sur le chemin de la retraite, médecin-chef en proie à ses patients et à ses démons – notamment à un calamar qui ne cesse de le hanter et qui est pour lui l’image du néant, un néant agressif, glouton et virulent, contre lequel il a lutté toute sa vie et qui, malgré le succès de sa carrière, ne désarme pas.

 

La verve farcesque, satirique et philosophique d’Henri-Frédéric Blanc se donne libre cours dans cette pièce, où la folie est la métaphore de la poésie, de l’imagination, de notre génie à tous enfermé dans nos oubliettes intérieures.

 

La folie fleurit au-dehors mais aussi au-dedans. Celui qui s’approche de la vérité est aussi menacé de l’intérieur. Chez le personnage, le feu sacré menace de s’éteindre sous la routine du bon sens, et il cherche désespérément de quoi l’entretenir. Le monstre est-il le djinn étouffé, bafoué, enterré sous le jeu social, ou au contraire l’homme raisonnable, l’homme réussi ?

 

Auteur marseillais souvent joué au théâtre, Henri-Frédéric Blanc est un écrivain majeur de la littérature moderne, libertaire et anarchiste.

 

Ses textes remplis d’humanité transpirent d’une vitalité propre à sa langue d’inspiration rabelaisienne. Le thème de la cruauté du monde montré dans toute sa nudité hante la plupart de ses œuvres.

 

L’utopie de Martin rejoint celle de Blanc, qui déploie ici plus que jamais sa critique de la rationalité économique totalitaire, bulldozer impitoyable qui risque de faire du monde un désert peuplé de chiffres et d’âmes mortes. Mais, comme toujours chez Blanc, le toboggan se transforme en tremplin : libéré de ses liens, l’esprit peut affronter joyeusement et ridiculiser à mort son ennemi le Néant.

 

Des explosions de sens et des feux d’artifice de mots. Un pur chef-d’œuvre réjouissant et féroce à découvrir et à savourer.

 

Ce texte est édité dans le numéro 12 de la Revue des archers éditée par Titanic-Toursky.

 

Coproduction Le Phénix, scène nationale de Valenciennes, LAM Production

 

Recueilli par

Les Trois Coups

Voir la critique de Vincent Cambier pour les Trois Coups


Théâtre Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • 13003 Marseille

Réservations : 0 820 300 033

Tarifs de 3 à 23 euros

Vendredi 25 et samedi 26 avril 2008 à 21 heures

www.toursky.org

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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