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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 23:29

Un univers ludique et haut en couleur

 

Le somptueux Théâtre du Ranelagh est investi par une bande de radieux comédiens, et hanté par un autre lieu, le métro. La troupe des Strapantins s’empare de l’univers du souterrain de Paris pour conter des situations d’abord anodines, mais qui deviennent vite loufoques et empreintes d’une joyeuse fantaisie.

 

Il y a de ces spectacles où l’on a juste envie de dire « Allez-y ! » sans donner d’explications. On a envie que les spectateurs savourent le spectacle sans trop savoir à quoi s’attendre. Quais de scènes fait partie de ces spectacles-là. Les histoires sont contées avec le corps, la lumière et le son, mais pas la parole. Un peu comme dans le vrai métro, où les interactions se font rarement par le dialogue, mais où tout un nombre de codes régissent cet univers très particulier.


Les comédiens font preuve d’une aisance physique remarquable, et d’une grande complicité. La création du spectacle est à l’évidence un travail de groupe, qui regorge de nombreuses influences créatives, allant du manga à la techno. Ces références sont propres à la génération des comédiens. Ainsi, la troupe propose sa vision moderne et contemporaine du théâtre, tout en s’amusant, et en prenant pour source d’inspiration la vie de tous les jours.


quais-de-scene_camille-stoos.jpg

« Quais de scènes » | © Camille Stoos


Différentes formes d’humour se côtoient, aussi, entre humour burlesque (on pense souvent à Buster Keaton au cours du spectacle) et humour par l’absurde, issu du décalage entre vie quotidienne et fantasme théâtral. La bande-son, brillamment créée par Léon Bailly, permet aux comédiens de s’appuyer sur des ambiances sonores percutantes. Le public peut alors s’évader encore un peu plus dans l’univers ludique et haut en couleur proposé par les acteurs, tout en reconnaissant le métro comme lieu habituel, et en s’identifiant avec les usagers qui sont dépeints au cours du spectacle. Le jeu de lumières souligne aussi très bien les actions et les changements d’humeur des personnages.


Nul besoin de paroles pour que les Strapantins nous communiquent leur plaisir de jouer, et de renouer avec un théâtre physique, exigeant et très divertissant. Le spectacle d’une heure et quart est passé comme un éclair. On sort ensuite du théâtre, et, pour rentrer à la maison, on prend le métro que l’on ne regarde plus de la même façon ! 


Anne Losq

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Quais de scènes, des Strapantins

Compagnie Les Strapantins • 167, boulevard du Montparnasse • 75006 Paris

06 88 21 86 76

info@strapantins.com

www.strapantins.com

Conception : Laura Domenge

Réalisation : Les Strapantins

Avec : Moustafa Bennaïbout, Laura Domenge, Pauline Ferrara, Vincent Steinebach, Émile Vachon, Clémence de Vimal

Création sonore et régie son : Léon Bailly

Création lumière et régie lumière : Karl Francisco

Théâtre du Ranelagh • 5, rue des Vignes • 75016 Paris

Réservations : 01 42 88 64 44

Du 19 février au 8 avril 2008, le mardi à 21 heures

Durée : 1 h 15

20 € | 10 €

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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