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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 22:23

L’ivresse de la parole
et de la musique


Par Maja Saraczyńska

Les Trois Coups.com


Peut-on réussir à faire du Novarina sans Novarina en personne ? La jeune compagnie Air de lune, composée d’une vingtaine de comédiens, tous issus de l’école Claude-Mathieu, essaye de nous convaincre que oui. Les extraits de Novarina sont mis en musique avec succès.

undefinedDans un décor d’une pure théâtralité, planches nues, machineries de théâtre, un piano et quatre musiciens, huit comédiens apparaissent. Huit personnages étranges, dont chacun exposera son fleuve de paroles novariniennes. « Faites entrer la parole », dit le Valet de carreau. Et la parole envahit d’un coup tout l’espace, en s’associant à la musique, à la chanson, à la danse. Impossible de l’arrêter.

Huit orateurs, au centre desquels règne « un mort qui ne s’exprimait qu’en chansons » (Geoffroy Rondeau, dont j’ai apprécié tout particulièrement la présence scénique !), dans l’attente d’une humanité vraie. En attendant, ils réussissent à remplir le temps et l’espace du grand plateau, à les faire vibrer sous le poids de leurs voix. Et à entraîner le public avec eux. « Public d’Opérette, fais que l’espace n’ait pas lieu ! » Et l’espace s’écroule donc et disparaît. On rit ou on s’émeut devant ces jeunes comédiens brillants, même s’ils sont parfois inégaux et se tournent souvent vers le surjeu, qui finit par devenir monotone.

Un beau moment spectaculaire rempli de couleurs, de musique et de voix. Des comédiens, des chanteurs et des musiciens prometteurs. Certes. Un spectacle agréable à vivre, mais pas du tout bouleversant. À ce mariage réussi de la parole et de la musique, on souhaiterait associer bien davantage l’expression corporelle. Même si Marie Ballet et Jean Bellorini proposent une mise en scène tout à fait intéressante, il manque peut-être à celle-ci le regard critique de Novarina lui-même. 

Maja Saraczyńska


L’Opérette, un acte de l’Opérette imaginaire, de Valère Novarina

Compagnie Air de lune

Mise en scène : Marie Ballet et Jean Bellorini

Avec : Marc Bollengier, Aurélie Cohen, Boutaïna el-Fekkak, Karyll Elgrichi, Matthieu Fayette, Jean-Christophe Folly, Céline Ottria, Amélie Porteu de la Morandière, Romain Quichaud, Geoffroy Rondeau, Jérémie Sonntag, Camille Voitellier

Musiques : Gounod, Haendel, Mozart, Schubert, Vivaldi

Compositions originales : Jean Bellorini

Musiciens : Jean Bellorini (piano), Céline Ottria (alto, violon), Amélie Porteu de la Morandière (soprano, accordéon)

Costumes : Marie La Rocca et Peggy Sturm

Scénographie : Nicolas Diaz

Administration : Jean-Baptiste Pasquier – jbpasquier@hotmail.fr

Théâtre de la Cité-Internationale • 17, boulevard Jourdan • 75014 Paris

www.theatredelacite.com

Réservations : 01 43 13 50 50

Du 14 janvier au 12 février 2008, lundi, mardi, vendredi, samedi à 20 h, jeudi à 19 h, dimanche à 17 h, relâche mercredi

Durée : 1 h 40

21 € | 14 € | 12,50 € | 10 € 

Lundi tarif unique : 14 € 

Tournée :

La Comédie de Béthune • Palace, 138 rue du 11-Novembre • 62412 Béthune

Réservations : 0826 802 600

Du 13 au 15 mai 2008, mardi et jeudi à 19 h 30, mercredi à 20 h 30

17 € | 8 € | 6 €

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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