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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 20:07

« Les Nouvelles Voltaire’s Folies »,

pamphlet cocasse et satirique

contre la bêtise

 

Théâtre de l’Œuvre à Paris à partir du mardi 13 novembre 2007

Du mardi au samedi à 21 h

Matinées samedi à 17 h et dimanche à 15 h

Relâche les lundis

 

D’après Voltaire

Spectacle de Jean-François Prévand

Avec : Charles Ardillon, Olivier Claverie, Gérard Maro, Jean-Jacques Moreau

Lumière : Jacques Rouveyrollis

Son : Jean-Baptiste Favory

Assistante à la mise en scène : Anaïs Maro

 

voltaire-fw.jpgLes textes qui composent Voltaire’s folies sont tous de Voltaire et ce sont des textes de combat. Ils ont été écrits à l’occasion des grandes luttes judiciaires que mena Voltaire dans les années 1750-1770 comme l’affaire Calas, l’affaire Sirven, celle du chevalier de la Barre…

 

À l’exception de la tragédie en cinq actes Mahomet ou le Fanatisme, qui fut publiée à l’époque sans protestations particulières ni officielles des représentants de la Sublime Porte, ce sont pour la plupart de courts pamphlets anonymes imprimés en Hollande et distribués sous le manteau. Voltaire disait bien que son potager de Ferney était en Suisse afin de pouvoir s’y réfugier le plus vite possible.

 

Nous devons à Condorcet et à Beaumarchais, lors du gigantesque travail de la fameuse première édition complète des œuvres de Voltaire (dite édition de Kehl), d’avoir, avec l’aide du secrétaire personnel de Voltaire, authentifié tous ces papiers et de les avoir réunis sous le titre de Mélanges dans les derniers volumes. C’est ainsi que nous avons de petits chefs-d’œuvre dialogués tel le Chapon et la Poularde dans la même langue et la même veine que Zadig ou Candide.

 

Ces pamphlets sont parfois d’une violence rare, car ils ont été écrits à chaud, dans l’effervescence même de l’indignation devant tous ces crimes politiques que l’on commettait au nom des dogmes religieux. Cette outrance paraît même presque nécessaire pour nous réveiller du parfait engourdissement de la pensée.

 

Car Voltaire se veut toujours positif. Non seulement il stigmatise l’ignorance comme la cause première de toutes les aliénations et de tous les fanatismes, mais encore donne-t-il une clé à toutes nos actions : « Je suis tolérant, mais je suis intolérant envers les intolérant ! »

 

Il peut arriver que cette intolérance salutaire fasse des dégâts collatéraux et puisse blesser. Nous en serions désolés, mais il faut rappeler que Voltaire n’attaque pas la foi, qui est et doit rester le jardin secret de chacun, mais l’usage politique pernicieux qui est fait de la naïveté crédule du plus grand nombre pour justifier les volontés d’hégémonie, de domination et d’exploitation. Et si certains mots de Voltaire peuvent déborder sa pensée, que l’on se rappelle que ce ne sont que des mots en regard de toutes les atrocités bien réelles commises au nom des idéologies. Et quiconque se sentirait blessé devrait peut-être regarder au fond de lui-même, essayer de réfléchir à ce qui fait que la pensée du siècle des Lumières peut aujourd’hui le scandaliser et se demander s’il ne participe pas, même inconsciemment, au retour à l’herbe broutée et au gland des cavernes ?

Jean-François Prévand

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Théâtre de l’Œuvre • 55, rue de Clichy • 75009 Paris

Métro : Place-de-Clichy

À partir du mardi 13 novembre 2007, du mardi au samedi à 21 h

Matinées samedi à 17 h et dimanche à 15 h

Relâche les lundis

Prix des places : 40 € | 30€ | 20 €

Moins de 26 ans : les mercredi, jeudi et dimanche 10 €

« Le mardi à l’Œuvre » : tarif unique 15 €

Réservations : 01 44 53 88 88

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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