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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 12:34

« Le Système Ribadier »,

de Georges Feydeau

 

Théâtre Montparnasse à Paris, à partir du 3 novembre 2007

 

Mise en scène : Christian Bujeau, assisté de Céline Billes

Avec : Bruno Solo, Léa Drucker, Jean-Noël Brouté, Gérard Darier, Fabienne Galula, Romain Thunin

Décor : Suzana Machado

Costumes : Pascale Bordet

Lumières : Jacques Rouveyrollis

Musiques : Philippe Javelle

 

En guise de résumé…

Le fond de l’histoire est classique : une femme jalouse, un mari volage… Mais Feydeau use une fois de plus de son talent « d’horloger du rire ». L’ingénieux stratagème mis au point par M. Ribadier pour déjouer la surveillance de sa femme est d’user de ses talents d’hypnotiseur pour l’endormir à chaque fois qu’il veut rejoindre sa maîtresse. Une fois n’est pas coutume, ce sont les personnages masculins qui entrent alors en scène, et ils risquent bien de précipiter la perte de M. Ribadier…

 

le-systeme-ribadier-fw.jpgNotes de mise en scène

Depuis trente ans que j’en vis, je pense avoir à peu près tout vu de ce qu’ont pu faire les différents metteurs en scène de Feydeau… Mon professeur René Simon disait de certains : « Ils ont du génie : ils ne font pas rire dans Feydeau. »

 

Georges Feydeau était d’abord un acteur, et c’était pratiquement le seul à l’époque à se charger de la mise en scène de ses propres pièces. « Mes pièces sont des tragédies à l’envers. »

 

J’ai toujours été fasciné par cette « école du burlesque » et j’ai eu la chance de voir jouer Hirsh, Charron, Duchaussoy, Descrières, qui ont constitué une troupe de virtuoses dignes du « grand Georges ».

 

J’ai donc choisi de suivre le chemin de Feydeau, « la littérature étant l’antithèse du théâtre, le théâtre c’est l’image de la vie ». Les personnages de Feydeau s’expriment dans une langue très proche de la vie quotidienne, et l’auteur écrit sous leur dictée. Son unique règle, comme l’était celle de Molière, est la convenance dramatique : les répliques sont parfaitement adaptées aux personnages et à la situation.

 

Je souhaite que mes comédiens cherchent dans leurs personnages tout ce qu’il y a d’humain. « Il n’y a pas de rire sans écho » dit Bergson. Le public doit se reconnaître et éprouver des sentiments pour les protagonistes, qui doivent donc jouer avec une sincérité totale s’ils veulent le toucher.

 

Plus les passions butent à l’obstacle, plus la température monte (38° 2), plus le rythme et le mouvement s’accélèrent en déclenchant gestes, attitudes, brusqueries, surprises, arrêts sur image, réflexes, temps, qui sont les ressorts du théâtre burlesque. (Charlie Chaplin avait commandé un scénario à Feydeau.)

 

Je suis très attaché à la (re)découverte de la gestuelle de chaque personnage. Le « langage des gestes » trahit l’inconscient de chaque individu. Exigeant et méticuleux travail sur ce qui révèle, sur ce qui rend proche.

Christian Bujeau

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Voir la critique d’Anne-Laure Fournier pour les Trois Coups


Théâtre Montparnasse • 31, rue de la Gaîté • 75014 Paris

Mº Gaîté | Edgar Quinet | Montparnasse

www.theatremontparnasse.com

À partir du 3 novembre 2007, du mardi au samedi à 20 h 30

Matinées samedi à 17 h 30 et dimanche à 15 h 30, relâche lundi

Réservations : 01 43 22 77 74

Du lundi au samedi de 11 h à 19 h

Résathéâtre : 0892 707 705 (0,34 €|min)

Prix des places : 42 €, 29 €, 17 € | collectivités : 32 € | jeunes (moins de 26 ans) : 10 €

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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