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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 15:55

« George Dandin ou le Mari confondu »,

de Molière

 

Adaptation : Étienne Malard

Mise en scène : Gilbert Ponte

Avec : Frédéric Laurent, Myriam Allais, Glen Hervé et Gilbert Ponte

Musiques : Jean-Sébastien Bach

Lumières et vidéos : Kosta Asmanis

Décors : Gilles Teyssier

Costumes : Lena Gousseva et Clotilde Fortin

 

Un mari trompé, une femme volage, un amant insistant. George Dandin est une comédie de boulevard…

 

Le mari, le Georges Dandin du titre, est un paysan qui a réussi. Sa femme, Angélique, est issue de la petite noblesse. En l’épousant, Dandin a voulu changer de condition, « se hisser dans le monde » et devenir un « homme de qualité ». George Dandin est une comédie sociale…

 

Mais épouser une fille de la noblesse, même petite, c’est du même coup en accepter le langage et les rites, la vanité et l’hypocrisie, autant de « qualités » incarnées ici par les parents d’Angélique, qui portent bien leur nom : les Sotenville ! George Dandin est une comédie familiale…

 

Dans le monde des Sotenville, les femmes trompent forcément leur mari (et vice versa ?). Les parents d’Angélique vont donc prendre partie pour l’amant de leur fille chérie, aidée en cela par les valets et les suivantes des uns et des autres. Le petit peuple complice de la noblesse ?! George Dandin est une comédie politique…

 

george-dandin-web.jpg

 

Une comédie en trois actes, mais trois actes rigoureusement identiques (même début, même développement, même chute), à ceci près que d’un acte à l’autre, les subterfuges sont de plus en plus énormes, les quiproquos de plus en plus alambiqués, les mensonges de plus en plus éhontés. L’effet d’amplification et d’accumulation touche alors au délire, à la folie ! George Dandin est une comédie burlesque…

 

Un mari délaissé, une femme abandonnée, des parents décadents… Et si George Dandin était aussi un drame ?…

 

Comédie ou drame ? Qu’importe ! Dans George Dandin, tout va vite, se mêle, s’emballe et s’accélère, jusqu’au vertige… Molière, en pleine possession de ses moyens, reprend un canevas issu des pièces de sa jeunesse tout en le nourrissant d’une noirceur nouvelle (celle de la maturité ?) pour faire « du neuf avec du vieux ». Et il réussit à nous surprendre, encore. Et nous rions, beaucoup. Nous rions jaune et noir. Pourquoi ? Car, sous le vernis d’une mécanique comique bien huilée qui va crescendo, se cache une véritable pâte humaine : un homme malheureux, une femme insatisfaite, des parents qui perdent pied, des valets assujettis…

 

Au final, George Dandin est une histoire d’hommes et de femmes, l’histoire d’un homme confondu, au sens de rendu confus, par sa femme…

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Le Théâtre Alicante, le Théâtre de la Birba • et le Théâtre Douze-Maurice-Ravel

6, avenue Maurice-Ravel • 75012 Paris

Mº Porte-de-Vincennes

Réservations : 01 44 75 60 31

ou theatredouze@laligue.org

ou www.cisp.fr

Du 21 novembre 2007 au 5 janvier 2008,

du mercredi au samedi à 20 h 30

et du 22 novembre 2007 au 14 décembre 2007,

les jeudis et vendredis à 14 h 30

Durée du spectacle : 1 h 20

Renseignements et réservations : 01 44 75 60 31

13 € tarif plein, 11 € tarif réduit,

à partir de 6,50 € tarif scolaire

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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