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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 20:16

On trouve ça court quand ça se termine

 

Crise-Carmen-web.jpgNe serait-ce que le début du spectacle mérite le détour. Les chanteuses s’installent dans l’obscurité autour des spectateurs et lancent ce qui ressemble à des ronronnements. Puis viennent les sons, légers et cristallins, et la musique s’envole, évidente. C’est magique. Entourés par les volutes d’une mélodie, dont la complexité ne gêne pas notre plaisir, nous sommes tous sous le charme.

 

Quand la lumière se rallume, il y a presque un regret. Il est vite balayé par la composition suivante, qui dévoile toute l’originalité du quatuor : les textes. Ceux-ci traitent de l’envers et de l’endroit et, comme il s’agit du corps, les mots font mouche. Ces quatre-là manient admirablement bien le petit sourire innocent qui vient clore une phrase assassine. Cette qualité du texte nous ferait presque oublier la qualité des voix sur laquelle il n’y a rien à redire. Ici pas d’exploit vocal, tout semble simple et maîtrisé, la technique reste un outil. Tant mieux.

 

Soutenu par des costumes originaux et surtout par une lumière très intéressante, le spectacle se déroule entre cris, chuchotements et percussions corporelles. On fait connaissance avec les quatre chanteuses, qui savent aussi parler simplement à leur public avant de nous replonger dans le rêve. Chacune affirme sa personnalité, l’une est plus comédienne, l’autre plus rythmicienne, etc. Il y a très peu à redire, peut-être ce petit jeu avec les spectateurs, plusieurs fois de suite, qui ne m’a pas paru indispensable, peu de chose, en vérité.

 

Et l’on trouve ça court quand ça se termine. On en aurait bien écouté un peu plus. En sortant, on apprend que l’heure passée est tirée d’un spectacle de deux heures. Dommage.

 

À signaler le rappel, qui est une chanson sur le statut d’intermittent et tente d’en expliquer la complexité. Cocasse et indispensable…

 

Crise Carmen remplace un autre spectacle qui n’a pu être présent. Il est donc inutile de le chercher sur le programme papier. Il reste deux dates : les 13 et 15 juillet au Gilgamesh Théâtre à 20 h 45. 

 

Gilles Crépin

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Crise Carmen

Chant, jeu : Cora Labaeye, Odile Escot, Perrine Faillet, Samia Delcloy

Technicien lumières : Lionel Henry

Technicien son : Denis Chamoux

Costumes : Mathilde Brette

Régie : Muriel Martin

Technique vocale : Anne Nopre

www.crisecarmen.com

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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