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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 08:59

« Vienne 1913 »,

d’Alain Didier-Weil

 

Théâtre des Halles

Salle du chapitre, 11 h

Off du 6 au 28 juillet 2007

 

Cie Influenscènes

Relâche le 14 juillet 2007

Durée : 1 h 40

Relâche le 14 juillet 2007

Mise en scène : Jean-Luc Paliès

Assistant à la mise en scène : Alain Guillo

Décors : Alain Clément

Création plastique et chapeaux : Odile O

Lumières : Jean-François Saliéri

Adolf : Miguel-Ange Sarmiento

Hugo : Philippe Beheydt

Molly : Bagheera Poulin

Freud : Jean-Luc Paliès

Gardien, Kommandant, Hans, Klimt, Baron, Guido, un professeur, un pensionnaire : Alain Guillo, Jean-Pierre Hutinet

Baronne, Greta, un pensionnaire : Katia Dimitrova, Claudine Fiévet

Jung, Père Johan, un pensionnaire, Hanish, Lanz, l’homme mou, Liebermann, Grüber : Pascal Parsat/Alain Guillo

Didascalies, Lydie, directrices, Olga, un pensionnaire : Isabelle Starkier, Katia Dimitrova

Création musiques Moritz (serviteur de cristal) : Jean-Claude Chapuis

Berta, les chanteuses et musiciennes : Magali Paliès, Stéphanie Boré, Yana Boukoff, Séverine Maquaire

Directrice de production : Florence Camoin

Assistante communication : Cécile Abescat

Assistant administration : Lilian Josse

 

Un jeune homme pauvre, loqueteux, qui survit misérablement dans un asile, étudie le dessin à l’école des beaux-arts de Vienne. Il n’a qu’un chien errant comme seul compagnon, à l’égal des jeunes clochards que nous croisons aujourd’hui dans les rues parisiennes.

 

Ce garçon, qui vient de fêter ses vingt ans, rencontre un jeune homme, brillant, beau, héritier de la célèbre aristocratie viennoise, qui s’étourdit de valses et de luxe.

 

Mais voilà, ce jeune homme nanti a un dilemme qui le ronge… il est antisémite.

 

Le psychanalyste Jung trouve alors très intéressant de l’envoyer consulter son maître, Freud : certainement un vieux compte à régler à propos d’une certaine idée de l’inconscient.

 

Ces deux jeunes gens vont ainsi se confronter, parallèlement et ensemble, à tous les aspects de la société viennoise et se forger quelques idéaux définitifs.

 

Le jeune homme pauvre s’appelle Adolf… Adolf Hitler et nous pensons d’un bout à l’autre de la pièce à la suite de l’histoire…

 

Voici une pièce composée comme une rhapsodie-opéra, où le personnage principal est une ville prise à un moment historique d’un de ses apogées artistiques et culturels.

 

Cette ville est un chœur où se côtoient le pire (le jeune Hitler, Hugo l’antisémite) et le meilleur (l’artiste Klimt et le psychanalyste Freud), où en pleine scission entre Freud et Jung se propagent certaines « idées » de Wagner.

 

Les scènes alternent : brèves, longues, sérielles. Le contenu, toujours surprenant, parfois brillant, joue de correspondances, provoque l’intelligence des reconnaissances et des évocations…

 

Puisqu’on connaît la (triste) suite de l’Histoire, on a peur de comprendre l’inavouable : au moment de la plus grande intelligence peuvent jaillir (comme fécondés ?) les germes de la barbarie la plus vile : la xénophobie paranoïaque.

 

Vienne 1913 est un chœur symbolique qui, comme un phare, éclaire ces « détails » qui appellent notre vigilance.

Jean-Luc Paliès

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Théâtre des Halles • 4, rue Noël-Biret • 84000 Avignon

Entrée du public rue du Roi-René • Avignon

Renseignements : 04 90 85 52 57

Télécopie : 04 90 82 95 43

Réservations : 04 32 76 24 51

F.N.A.C. : 08 92 68 36 22

Tarifs de 6 € à 20 €

www.theatredeshalles.com

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Publié par LES TROIS COUPS - dans France-Étranger 1998-2014
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