Jeudi 30 novembre 2006
 
NOUVELLE DIRECTIVE ASSEDIC
 

Intermittents, attention : nouvelle directive UNEDIC no 2006-22 du 18 10 2006 : modalités de recherche de l’affiliation en vue d’une admission à l’AFT.

 

Alertés et informés par un témoignage sur la liste CAP (cap@cip-idf.org), nous répercutons…

 

Une nouvelle directive UNEDIC no 2006-22 datée du 18 octobre 2006 précise les modalités de recherche de l’affiliation en vue d’une admission au titre de l’allocation de fonds transitoire (AFT).

 

Avant, les règles de l’AFT étaient les mêmes qu’en ARE (allocation de retour à l’emploi), sauf que la période de référence était de 365 jours.

 

Donc si quelqu’un n’avait pas 507 h en 12 mois à compter de sa dernière fin de contrat, les ASSEDIC recherchaient à partir de l’avant-dernière fin de contrat et ainsi de suite. Et l’on pouvait remonter très loin en arrière puisque les heures qui avaient servi à une précédente ouverture de droits en ARE pouvaient compter une deuxième fois. Il était donc même possible, suivant le hasard de nos activités, d’ouvrir des droits avec un unique nouveau jour travaillé, ce qui réduisait l’aléatoire du décalage. C’est pour cela que l’on peut dire que le protocole de 2003 n’a jamais vraiment été appliqué.

 

Désormais, il ne sera plus possible de remonter sur 365 jours à partir de l’avant-dernier contrat, ni l’avant-avant-dernier, etc. Il n’y a plus qu’une seule période de référence possible. C’est-à-dire que si vous n’avez pas 507 h en 12 mois à partir de votre dernière fin de contrat, vous n’aurez droit à rien…

 

Ils ont dû s’apercevoir que cela leur coûtait trop cher et là, c’est sûr ça va leur coûter moins cher…

 

C’est aussi bien la preuve (s’il en était besoin) du danger d’un fonds financé par l’État (préfiguration d’une caisse autonome).

 

Il y a fort à parier que si nous ne nous battons pas pour le non-agrément du protocole 2006, pour l’abrogation de celui de 2003, et que le « nouveau fonds de professionnalisation et de solidarité » (qui n’a de professionnalisation que le nom) voit le jour, il n’aura rien de pérenne et que ceux qui ont cru à ces promesses sont bien naïfs.

 

Directive UNEDIC no 2006-22 du 18 octobre 2006

http://info.assedic.fr/unijuridis/index.php
 

Transmis par Claude Attia

Collectif du 25-Février à Avignon

 
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Mercredi 29 novembre 2006

 

PROGRAMME

 

• Vendredi 1er décembre 2006 à 20 h 30

Dimanche 3 décembre 2006 à 15 heures

Cabaret républicain… Mais quel chambardement !!!

Conçu et mis en scène par Serge Barbuscia

Avec : Aïni Iften, Serge Barbuscia et Fabrice Lebert

Accordéon : Patrick Licasale

 

• Vendredi 8 décembre 2006 à 20 h30

Samedi 9 décembre 2006 à 20 h 30

Assurd

Chants traditionnels de Naples et de l’Italie du sud

Avec : Enza Prestia, Cristina Vetrone, Lorella Monti et Enza Pagliara

 

• Dimanche 14 janvier 2007 à 15 heures

Jeudi 18 janvier 2007 à 21 heures

Caligula, d’Albert Camus

Mise en scène : Laurent Ziveri

Avec : Érica Rivolier, Jean-Jacques Rouvière, Vincent Lefevre, Fabien Baïardi, Laurent Moreau, Jean-François Bony, Patrick Denjean, Christian Termis, Patrice Riera et Maud Jacquier

 

• Samedi 3 février 2007 à 20 h 30

Soirée Tango Neruda

Mise en scène et adaptation : Serge Barbuscia

Avec : Serge Barbuscia, Marina Carranza, Miguel Gabis

 

• Mardi 6 février 2007 à 19 heures

Nous étions assis sur le rivage du monde, de José Pliya

Texte choisi et mis en voix par Serge Barbuscia

 

• Samedi 17 mars 2007 à 20 h 30

Arthur Aharonian : récital de piano

Mozart, Rachmaninov, Chostakovitch, Komitas, Aharonian, Mansourian, Baghdassarian, Babadjanian

 

• Mardi 27 mars 2007 à 19 heures

la Disgrâce de Jean-Sébastien Bach, de Sophie Deschamps et Jean-François Robin

Texte choisi et mis en voix par Serge Barbuscia

 

• Vendredi 6 avril 2007 à 20 h 30

Samedi 7 avril 2007 à 20 h 30

S’il te plaît, dessine-moi les tableaux d’une exposition

Conte musico-pictural à partir de Modeste Moussorgski

Création 2007

Conçu et interprété par Serge Barbuscia

Avec le quintet à vent du Grand-Avignon

 

• Samedi 12 mai 2007 à 20 h 30

Dimanche 13 mai 2007 à 15 heures

Pierre et le Loup, de Serge Prokofiev

Texte raconté par Serge Barbuscia

Avec l’Orchestre lyrique de région Avignon-Provence

 

• Mardi 22 mai 2007 à 19 heures

To(re)ro, de Christian Petr

Texte choisi et mis en voix par Serge Barbuscia

 

• Samedi 2 juin 2007 à 20 h 30

Hommage à Messiæn

Carte blanche à Serge Barbuscia, Véronique Musy et Roland Conil

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Théâtre du Balcon • 38, rue Guillaume-Puy • Avignon

Réservations : 04 90 85 00 80

http://theatredubalcon.org

theatredubalcon@9business.fr

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Mardi 28 novembre 2006
 

« FIN DE PARTIE », DE SAMUEL BECKETT

 

Alain Timar ne pouvait échapper à l’hommage qui est rendu à Samuel Beckett un peu partout dans le monde à l’occasion du centenaire de sa naissance…

 

Alain Timar est un familier de l’œuvre de Beckett. On se souvient de « Histoire encore » avec Comédie, Cascando, Va et vient et Pas moi, de Paysages intérieurs avec Cette fois, Ohio impromptu, Acte sans parole 1, Fragment de Théâtre 2, Berceuse, et de En attendant Godot avec des acteurs africains.

 

Dans une bulle d’espace entre terre et mer, à la fin du temps, Hamm, aveugle et paralysé, puise douleur et réconfort dans l’exploitation de ses victimes : Nagg et Nell, ses géniteurs enfouis dans des poubelles, Clov, son fils adoptif, qui ne peut plus s’asseoir. Fiction et simulacres, questions-réponses, rage, il faut de tout pour se tendre vers la fin du jeu.

 
 
Samuel Beckett

Unanimement considéré comme l’un des auteurs majeurs du xxe siècle, Samuel Beckett, prix Nobel de littérature 1969, figure parmi les dramaturges les plus fréquemment joués dans le monde.

 

D’origine irlandaise, il a rapidement opté pour la France, où il séjourne comme lecteur à l’École normale supérieure, de 1928 à 1930, et où il s’installe définitivement en 1937, engagé comme secrétaire par James Joyce.

 

Il écrit son premier roman, Murphy, en 1935, en anglais. Par la suite, il écrira la majeure partie de son œuvre en français, choisissant ainsi volontairement de travailler avec et sur une langue qui n’est pas la sienne.

 

Samuel Beckett est bien plus connu pour ses pièces de théâtre que pour ses romans, dont entre autres : En attendant Godot (1953, créé par Roger Blin) qui met en scène l’attente et la dépossession des corps immobilisés par le temps et l’espace. Dans Oh les beaux jours ! (1961) le personnage, qu’incarnera si magnifiquement Madeleine Renaud, a le corps à demi enterré au début de la pièce, qui s’enfonce lentement au gré de la perte de sa mémoire. Cette fois (1974) manipule le temps : des voix « off » font entendre la voix du personnage à trois époques différentes de sa vie.

 

Beckett s’intéresse aussi à un théâtre qui n’est que parole : le théâtre radiophonique. En 1970, il écrit Souffle, pièce pour souffle et lumière.

 

Beckett s’est aussi essayé au cinéma, à la télévision, explorant là aussi les rapports et tensions entre la narration et l’incarnation.

 

Mise en scène, scénographie : Alain Timar

Avec : Paul Camus, Michèle Laforest, Ivo Palec, Roland Pichaud

Son, lumière, image : Hughes Le Chevrel

Costumes : Anna Chaulet

Construction du décor : Théâtre des Halles

Administration générale : Laurette Paume

Recueilli par

Théâtre des Halles • 4 rue Noël-Biret • 84000 Avignon

Réservations : 04 32 76 24 51

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Lundi 27 novembre 2006

 

LES RALLUMEURS D’ÉTOILES

 

La Cie La Terre est bleue comme une orange présente sa dernière création : « les Rallumeurs d’étoiles ».

 

Spectacle jeune public pour tous à partir de 7 ans, développant la marionnette, le théâtre d’objets, le conte, et la musique.

 


Le spectacle (+ animation) sera joué les 6, 7, 8 et 9 décembre 2006 (2 représentations | jour) au Daki Ling.

Céline Riesen et Gauthier Jansen

 

Daki Ling, le jardin des muses

45 A, rue d’Aubagne • 13001 Marseille

Tél. | télécopie : 04 91 33 45 14

 

Précédente création : Ernest et Célestine

 

Recueilli par

Les Trois Coups


Cie La Terre est bleue comme une orange ASBL

22, rue Anoul • B-1050 Bruxelles • Belgique

les_buissonnets@yahoo.fr

terreestbleue@hotmail.com

www.lesrallumeursdetoiles.be

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Dimanche 26 novembre 2006

  

Le pur et l’impur

 

Créés en mars 2006, en tournée nationale, « les Caprices de Marianne » (Alfred de Musset, mai 1833) ont fait escale à La Criée de Marseille du 2 au 11 novembre 2006. Beau spectacle, mais certains comédiens ne me convainquent pas entièrement.

 

Dès le début, nous sentons que cette histoire va mal finir : ciel ocre, troué de filaments nuageux rouge sang et maison hérissée de murs et de grilles. Comme un écrin à la tragédie qui s’annonce.

 

Tragédie, car Cœlio aime sans retour Marianne, mariée à Claudio. Cœlio est un névrosé, suicidaire de l’amour, « heureux d’être fou, fou de n’être pas heureux », comme le qualifie son ami Octave. Octave, double inversé de Cœlio, débauché et cynique parce qu’il ne croit plus en rien, et surtout pas à l’amour. Le pur et l’impur livrent un combat à outrance, dont personne ne sortira vainqueur. Musset ne disait-il pas : « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux » ?


caprices-gc.jpg

© Sandra Écochard

L’écriture de Musset a des résonances aveuglantes avec notre époque. Plus que jamais peut-être, nous sommes assis sur un monde en décomposition. Les politiques ont trahi, nous perdons notre vie à la gagner, l’économie libérale triomphe, les pleutres du sentiment et les médiocres tiennent le haut du pavé, et les passionnés sont ridiculisés, voire humiliés.

 

Avec les Caprices, Jean-Louis Benoit réalise une bien belle mise en scène, très maîtrisée. C’est fait avec beaucoup de goût et très construit. De même, les décors et les lumières sont raffinés. Mais, à part Vincent Dissez (flamboyant Octave) et Louis Merino (Tibia crédible), les autres comédiens ne dépassent guère de la couverture de mon indifférence. 

 

Vincent Cambier

Les Trois coups

www.lestroiscoups.com


Les Caprices de Marianne, d’Alfred de Musset

Mise en scène : Jean-Louis Benoit

Avec : Ninon Brétécher, Vincent Dissez, Adrien Michaux, Christian Bouillette, Louis Merino, Martine Bertrand, Marie-Catherine Conti, François Cottrelle, Rémi Sébastien et Stéphane Bientz

Collaboration artistique : Karen Rencurel

Décors : Jean Haas

Costumes : Marie Sartoux

Lumières : Joël Hourbeigt

Son : Jean-Claude Leita

Maquillages et perruques : Paillette

Conseils chorégraphiques : José Maria Alves

Durée : 1 h 40

Théâtre national de Marseille-La Criée • 30, quai de Rive-Neuve • 13284 Marseille cedex 07

Du 2 au 11 novembre 2006

Réservations : 04 91 54 70 54

www.theatre-lacriee.com

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