Mardi 29 novembre 2005

 

JOURNÉE MONDIALE DU SIDA

 

Pour la 8e année consécutive, la compagnie Mises en scène organise l’animation de la Journée mondiale de lutte contre le sida à l’hôpital Henri-Duffaut d’Avignon.

 

À partir de 10 heures et tout au long de la journée, chanteurs, musiciens, comédiens, danseurs seront fidèles à ce rendez-vous et se succéderont afin de mêler rires, chansons et émotions en ce jour particulier !

 

En collaboration avec les associations de lutte contre le sida regroupées dans le hall d’entrée de l’hôpital pour informer et afin de continuer le combat contre cette maladie toujours aussi présente, nous accueillerons de nombreux artistes amateurs et professionnels de toutes disciplines, mais aussi le personnel soignant, les malades qui désirent, le temps d’une journée, participer, témoigner, s’engager.

 

Écriture : Sylvie Durbec et la compagnie Coatimundi

 

Musicien : Vava-Vincent Crépin

 

Mise en scène : Jean-Claude Leportier

 

Jeu : Catherine Krémer



Le programme de la journée :

 

– Nicolas Chatenoud : musique et chant ;

 

– Fred Savorna et René Brion : guitare et piano ;

 

– Vilma : danse ;

 

– Khera : chants orientaux ;

 

– Ana Abril, Françoise Baut, Oissila Boughalem, Mylène Richard : jeux et textes ;

 

– L’atelier du lundi de la compagnie Mises en scène : lecture de textes ;

 

– Stéphane Tranchant : instrument à vent ;

 

– René Brion : piano ;

 

– La chorale de l’hôpital : chansons ;

 

– Chœurs de l’Opéra d’Avignon dirigé par Nadine Duffaut ;

 

– Clowns avec Bruno et ses complices René et Odile DDM ;

 

– Les filles du service hémato-oncologie : chansons ;

 

– La Bande à Koustik : musique tzigane.

 

 

Nous comptons vivement sur votre présence à ce rendez-vous annuel et nous avons besoin de votre soutien.

 

Recueilli par

Vincent CAMBIER

www.lestroiscoups.com


Compagnie Mises en scène

1, rue de Bône BP 286 • 84011 Avignon Cedex 1

Tél. : 04 90 88 47 71

Courriel : mises.en.scene@wanadoo.fr

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Mercredi 23 novembre 2005

 

Histoire vraisemblable ou vérité ?

 

Pour la deuxième fois, j’ai vu une pièce d’Alain Gras. Celle-ci s’appelle « Elle et lui ». Elle a été représentée au Théâtre de la Luna le samedi 19 novembre 2005.

 

Un homme chez lui. Il est tard. Il est fatigué. « Elle » frappe à sa porte. « Laissez-moi entrer ! » Elle prétend qu’elle est sa fille, l’homme répond qu’il n’en a jamais eu. Elle insiste pour pénétrer chez lui et lui raconter toute l’histoire… Une histoire vraisemblable, ou la vérité ?



Ça commence bien : je suis intrigué et je veux connaître la suite. Et les rebondissements ne vont pas manquer, c’est le moins que je puisse dire. Jusqu’à parfois me perdre dans l’enchaînement des scènes, peu aidé, il est vrai, par les éclairages. Mais la pièce est plutôt bien construite, et Alain Gras a un sens aiguisé de l’écriture dramatique.

 

Là où ça se gâte, c’est du côté de l’interprétation et de la mise en scène. Sylvie Brignatz impose un jeu un peu grandiloquent à ces comédiens, qui se traduit dans la voix emphatique de Philippe Heyman, mal à l’aise, et dans la démarche mécanique de Christine Royer. Heureusement, le naturel de cette jeune actrice prend le dessus sur les directives de jeu. Elle se débrouille très bien et rend crédible son personnage complexe. 

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Elle et lui, d’Alain Gras

Cie L’Instant du théâtre • 231, chemin des Garriguettes • 84470 Chateauneuf-de-Gadagne

Tél. : 04 90 22 13 39 | 06 16 02 54 36

Mise en scène : Sylvie Brignatz

Avec : Christine Royer et Philippe Heyman

Création lumières : André Chouillou

La Luna • 1, rue Séverine • Avignon

Tél. : 04 90 86 96 28

Samedi 19 novembre 2005 à 20 h 30

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Mardi 22 novembre 2005

 

« Une langue étrangère
qui s’apprend avec le nez »

 

Le Chien qui fume présentait un spectacle inhabituel, dont le socle était constitué d’aphorismes, sur un sujet cher aux Français : le vin, ce « jus de raisin qui a bien tourné ».

 

C’est à une jolie soirée que j’ai assisté, au Chien qui fume, en voyant et en écoutant Des mots dans mon vin, de Bernard Sorbier. A fortiori parce que ce moment me semble exempt de toute prétention.

 

Il n’empêche que toute l’équipe a fourni un travail (certaines personnes qui viennent sur scène ont parfois tendance à oublier cette donnée essentielle). Et, connaissant Gérard Vantaggioli, sans doute dans la bonne humeur.

 

Travail de Bernard Sorbier, d’abord, et à double titre. Même si je trouve l’écriture parfois très inégale, le texte recèle quelques pépites poétiques. À commencer par cet exergue modeste et généreux : « Je ne connais et ne connaîtrai jamais l’humain. Je ne connais et ne connaîtrai jamais le vin. Mais je sais, je sais que je les aime. » Belle mise en bouche !

 

La sensualité et la métaphore féminine éclatent dans maintes formules, comme celle-ci : « Dans la cave, les bouteilles de vin patientent lascivement, comme les vierges d’un harem en attendant d’être consommées une seule et unique fois. » 

 

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© Jean-Christophe Nguyen

 

Bernard Sorbier se révèle aussi un auteur qui a « pensé » le vin : « Prenons notre temps. Un vin peut être susceptible de ne pas être chambré. » Il émet même des idées qui titillent l’universalité : « Les sommeliers sont les interprètes d’une langue étrangère qui s’apprend avec le nez. » Concernant l’écrivain, je vous agace une dernière fois les papilles avec ce joli jeu de mots : « Tous les chemins du dégustateur mènent arôme. »

 

Quant à l’interprète Bernard Sorbier, il s’en sort plutôt bien. Il est très à l’aise sur le plateau, alors qu’il arpente les planches pour la première fois.

 

Il est vrai que Gérard Vantaggioli le dirige finement et le sert par une mise en scène sobre et touchante.

 

Franck Michallet (régisseur général), lui, a construit d’impressionnantes pyramides de verres du plus bel effet (2 400 verres au total !) et se sert de ses lumières irisées comme un peintre de sa palette. 

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Des mots dans mon vin, de et par Bernard Sorbier

Mise en scène : Gérard Vantaggioli

Régie générale : Franck Michallet

Le Chien qui fume • 75, rue des Teinturiers • Avignon

Tél. : 04 90 85 25 87 – Télécopie : 04 90 86 80 68

www.chienquifume.com

contact@www.chienquifume.com

Mercredi 16 et vendredi 18 novembre 2005 à 20 h 30

Entrée libre

 

Bibliographie de Bernard Sorbier :

• Pensées indigestes, 1994 (épuisé)

• Pensées indigestes 2, illustré par CharlÉlie Couture, 2000 et réédition 2003, 9 euros

• Pensées indigestes 3, illustré par CharlÉlie Couture, 2003, 9 euros

• Un homme penché sur un berceau, postface de Jacques Salomé, 2003, 14 euros

• La Route des stars, en collaboration avec Fabien Bonnieux, 2004, 10 euros

• Comme un chat, dessins de Dominique Rousseau, 2004, 5 euros

• Petites éternités de nouvel an, illustré par Lizzie Napoli, 2004, 5 euros

• Des mots dans mon vin, dessins d’Alain Sirvent, 2005

 

Il est possible de commander ces ouvrages, sans frais de port, en écrivant à :

Bernard Sorbier, Les mots du Ber, domaine de la Tuyère,

Mollans-sur-Ouvèze • 26170 Buis-les-Baronnies

bernard.sorbier@wanadoo.fr

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Samedi 12 novembre 2005

 

Une langue croustillante

 

En ce jeudi 10 novembre 2005, une fois n’est pas coutume, le Théâtre des Trois-Pilats faisait la part belle au « parler » marseillais, une langue à part entière.

 

Les histoires de famille peuvent s’avérer passionnantes. C’est le cas ici de cette Tresse d’aïet. Ce récit témoigne d’une justesse de cœur peu commune, qui réchauffe. Les « aventures » quotidiennes que vivent la grand-mère, la mère, la femme et tous les personnages de ce « roman » exsudent une humanité bouleversante.


tresse-d-aiet-gc.jpg

Je dois préciser que ce récit est d’autant plus intéressant qu’il est entièrement cousu avec le fil du parler marseillais, le vrai. Moi qui suis un homme du Nord, j’apprécie beaucoup cette langue. Elle est savoureuse, croustillante, mutine, sensuelle, imagée, évocatrice, impertinente, musicale, inventive, poétique.

 

Il faut dire que la « récitante » Isabelle Caubère est largement à la hauteur de la tâche. Elle suce ces mots marseillais avec délectation, comme pour mieux nous faire saliver. Elle y réussit très bien.

 

Bref, ce fut pour moi une soirée très goûteuse. 

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Tresse d’aïet, de Robert Bouvier

Avec : Isabelle Caubère

Théâtre des Trois-Pilats • 18, place des Trois-Pilats • Avignon

Tél./télécopie : 04 90 85 67 74

lestroispilats@wanadoo.fr

Jeudi 10 novembre 2005 à 19 heures

Robert Bouvier, le Parler marseillais, dictionnaire, édition revue et augmentée, Marseille, éd. Jeanne Laffitte, 1999, 181 pages

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Mardi 8 novembre 2005

 

« L’endroit le plus triste au monde »

 

Parfois, des évènements peuvent nous redonner un peu d’espoir à grignoter. La compagnie Mises en scène, la Lyonnaise de banque et le centre hospitalier d’Avignon ont réuni leurs forces pour proposer un « dimanche pas comme les autres ».

 

Depuis huit ans, la Cie Mises en scène intervient dans le centre hospitalier d’Avignon, dans le cadre de « Comédiens à l’hôpital », toute la journée des jeudis, notamment auprès des enfants hospitalisés. Des liens se sont créés avec le personnel de l’établissement, comme Marielle Petit de Granville, dynamique chargée de communication et responsable culturelle.

 

L’idée des « Rendez-vous du dimanche » est partie d’un constat. Pascal Billon, de Mises en scène, explique : « L’endroit le plus triste au monde, c’est l’hôpital le dimanche à 15 heures. Ce jour-là, il y a très peu de visites, le personnel est réduit, l’administration est fermée et il n’y a pas de consultations. Les jours de semaine, on attend quelque chose ; le dimanche, on attend le lundi. » D’où l’envie de proposer un moment artistique. En outre, d’après Pascal Billon : « Ça fait plaisir au personnel de faire plaisir aux malades. » D’autant que l’idée de faire de la culture à l’hôpital est maintenant bien ancrée, y compris dans les hautes instances. Il est vrai que, si la culture est en ville, « l’hôpital, c’est la ville en rétréci, ça n’épargne personne ».

 

Tout le monde était donc d’accord sur le principe d’égayer les dimanches à l’hôpital. Mais comment organiser et financer cette opération, comment payer les artistes… ? L’éternelle question du nerf de la guerre… Coup de chance : les dirigeants commerciaux de la Lyonnaise de banque (groupe CIC) étaient déjà en contact avec le centre hospitalier pour participer à la vie de la ville. Marielle Petit de Granville les dirige vers Pascal Billon, qui était alité à ce moment-là (une hernie discale opérée en urgence). Yves Gay, directeur commercial, et sa collaboratrice, Constance Jouany, se rendent donc chez le comédien. (Un parrain potentiel qui se déplace chez un éventuel parrainé, c’est plutôt rare, non ?)

 

 

Miracle : Yves Gay est immédiatement séduit. Après la manifestation qui a bien eu lieu, le dimanche 6 novembre 2005, je lui demande pourquoi. La réponse est directe : « Favoriser la naissance des “Rendez-vous du dimanche” par une première opération “Un dimanche pas comme les autres” a été pour notre établissement un quasi-devoir. Lorsqu’un groupe bancaire comme le nôtre se classe 4e groupe bancaire en France, il est normal qu’il s’investisse un peu dans des secteurs autres que celui qui l’anime chaque jour. Dans le cas présent, nous avons été fort sensibles aux propos que nous avons pu échanger tant avec le centre hospitalier d’Avignon qu’avec l’association Mises en scène. Ils ont su nous dresser un tableau parfait de tout ce qu’il y a en “beauté, en sensibilité, en générosité, en attentes” au sein de cet établissement, que ce soit au travers d’une analyse forte du comportement et des sentiments des patients et de leur famille, que du personnel soignant dont on connaît le dévouement, que de l’encadrement et du corps médical. »

 

Mais pourquoi investir dans ce type de parrainage plutôt qu’un autre ? « Il est vrai que notre établissement, historiquement parlant, s’investit davantage dans le culturel que dans le domaine sportif, mais il nous arrive aussi selon les évènements de nous investir en milieu sportif, le tout étant guidé par des engagements s’appuyant sur un attachement important à la proximité. »

 

Bon, un dimanche, c’est bien, mais c’est un peu court sur une année, non ? « Nous allons très certainement rééditer cette opération en février ou mars 2006, en espérant ainsi sensibiliser et convaincre, dans le même esprit, d’autres entreprises (PME/PMI) du bassin d’Avignon afin qu’une fois par mois une entreprise, puis une autre et encore une autre différente… parraine un dimanche par mois en 2006. »

 

En tout cas, en ce 6 novembre 2005, le groupe Apsara (violon et guitare) et René Brion (pianiste) accompagné de son épouse Marie-Thérèse (chanteuse) ont brisé le rythme habituel des dimanches avec leurs prestations artistiques. Il suffisait de voir les sourires et l’air attentif des malades, du personnel hospitalier et des visiteurs pour comprendre que les vitres de la tristesse dominicale à l’hôpital avaient volé en éclats.

 

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Cie Mises en scène • 1, rue de Bône BP 286 • Avignon Cedex 1

Tél. : 04 90 88 47 71 | télécopie : 04 90 89 61 61

mises.en.scene@wanadoo.fr

Lyonnaise de banque-siège (groupe CIC) • 149, cours Lafayette • 69006 Lyon

Tél. : 04 78 92 02 12 | télécopie : 04 78 71 09 35
gayyv@lb.cic.fr

Lyonnaise de banque • 13, rue de la République • Avignon
Tél. : 0820 01 01 02 | télécopie : 04 90 27 75 23

Centre hospitalier d’Avignon • 305, rue Raoul-Follereau • 84092 Avignon Cedex 9

Contact : Marielle Petit de Granville, tél. : 04 32 75 39 81

mpdegranville@ch-avignon.fr

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