Samedi 29 octobre 2005

 

Une enfance assassinée

 

Prosper Diss, directeur du Théâtre du Sablier à Orange, a décidé de ne programmer que des « solos » dans son théâtre lors de la saison 2005-2006. C’est une manière futée de contourner les contraintes administratives imposées par la municipalité d’Orange. C’est aussi une forme concrète de combat politique et artistique.

 

Cela m’est difficile de parler d’un spectacle comme Esther. Très difficile. À plus d’un titre. D’abord, le récit qui nous est conté évoque en son centre une enfance assassinée : le viol d’une fillette par son père. Certes, c’est un sujet qui est traité de plus en plus souvent par les médias. Il n’en reste pas moins le scandale absolu, le seul tabou universel. C’est dire… D’autant qu’Esther Mello nous le balance dans la gueule sans précaution particulière. Et elle a sans doute raison.

 

Ensuite, la forme du solo impose ici un récit au passé simple, qui est le temps de la narration, le temps de la littérature, qui n’est pas le temps du théâtre. De même qu’il n’y a pas dans Esther, par définition, d’interaction entre deux comédiens ou plus. Il n’y a donc pas, à proprement parler, d’« action théâtrale », la traduction exacte du mot « drame ». Moi, ça me gêne. Bien sûr, certains me rétorqueront que le « dialogue » s’instaure entre le comédien et le public. Mais je prétends que l’impact est plus fort quand deux comédiens s’affrontent.

 

Enfin, le jeu d’Esther Mello me dérange. J’ai bien compris que Prosper Diss a choisi le parti pris de la sobriété dans la mise en scène et la direction d’acteur. Mais sobriété n’implique pas forcément un ton uniforme, incolore, fade. Esther Mello affiche presque de bout en bout un sourire inoxydable et un phrasé égal quelles que soient les circonstances. Je lui voudrais, par moments, plus de colère et de révolte dans la voix et dans le corps, plus de couleurs, une palette plus étendue. De cette manière, je me sentirais plus impliqué dans ce qu’elle me raconte.

 

Toutes ces réserves étant émises, je reconnais volontiers que j’ai quand même été touché par ce spectacle, notamment vers la fin, comme si la comédienne avait préparé avec une obstination de longue haleine le terreau de mon émotion pour mieux me clouer sur ma chaise. Sans doute aussi parce que ressort incontestablement la grandeur d’âme de la femme Esther Mello.

 

Quoi qu’il en soit, Esther n’en est qu’à ses débuts et ne peut que se bonifier. À cet égard, je fais confiance à Prosper Diss et à sa grande expérience professionnelle. 

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Esther, de et par Esther Mello

Mise en scène : Prosper Diss

Production : Théâtre du Sablier

Théâtre du Sablier • 37, cours Aristide-Briand • Orange

Tél. : 04 90 51 14 03 – Télécopie : 04 90 51 05 94

Site : www.theatredusablier.com

Courriel : isabelle.garcia@theatredusablier.com

– Jeudis 6, 13, 20, 27 octobre 2005 et 3 novembre 2005 à 19 h 30 ;

– vendredis 7, 14, 21, 28 octobre 2005 et 4 novembre 2005 à 20 h 30 ;

– samedis 8, 15, 22, 29 octobre 2005 et 5 novembre 2005 à 20 h 30 ;

– dimanches 9, 16, 23, 30 octobre 2005 et 6 novembre 2005 à 15 heures.

Tarifs : 12 € la place ou abonnement aux 5 solos à 45 €

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Vendredi 28 octobre 2005

 

PROGRAMME DÉCEMBRE 2005

 

• Jeudi 1, vendredi 2, samedi 3 décembre 2005 à 20 h 30 et dimanche 4 décembre 2005 à 16 h 30 :

 

La compagnie du Clair-Obscur, Le Monte-plats, d’Harold Pinter mis en scène par Sabine Sendra

 

 

Ils sont deux, enfermés dans une pièce sans fenêtre. Ils attendent l’heure d’effectuer leur contrat. Ben et Gus sont des professionnels rigoureux. Ils connaissent parfaitement leur mission. Rien ne peut entraver l’exécution de cette commande. Et pourtant, dans ce huis clos absurde, face à l’autorité instituée de Ben, à son refus obstiné de toute remise en question, Gus, le plus jeune, doute, s’interroge soudain sur le bien-fondé de son action et cherche des réponses. La banalité du quotidien laisse alors la place à la violence d’un duel inévitable entre les deux hommes.

 

• Vendredi 9 et samedi 10 décembre 2005 à 21 h :

 

Les Incongrus, Les Incongrus se la jouent Inconnus

 

 

Le trio humoristique des Incongrus vous fait revivre les meilleurs sketches des Inconnus, en associant des versions où la spontanéité et la fraîcheur des débuts de ceux qui allaient marquer le comique français se mêlent à la maîtrise de leurs dernières apparitions publiques.

 

Mimiques et jeux de scène explosifs, des larmes de rire, mise en boîte et caricature acide et lucide déclinées sur tous les tons, plus drôles les uns des autres, mais sans vulgarité.

 

• Vendredi 16 décembre 2005 à 20 h 30 :

 

Improland

 

 

Jean-Marie Cornille (comédien-auteur-metteur en scène) est le concepteur de ce spectacle.

 

Improland est un pays, un immense pays, hélas fort peu peuplé, car c’est un pays plein de dangers, d’embûches, de gouffres et d’inconnu… et pour cause : tout est improvisé à Improland.

 

Il arrive cependant que quelques explorateurs et exploratrices accostent à Improland.

 

Le maître des lieux transforme alors ces Terriens en sujets de l’improvisation, et, devant les « observateurs » (le public), il les soumet à 5 épreuves (individuelle, en duo, en trio, à 7 et enfin en relais).

 

Ce parcours nécessite un investissement complet de chaque sujet, une disponibilité de tout instant, une capacité de réaction immédiate et, bien évidemment, une imagination plus que débordante.

 

Vous, les « observateurs », serez donc les témoins privilégiés de ces exercices périlleux, mais aussi ludiques, et bien évidemment uniques, puisque… tout est improvisé à Improland. Qui plus est, vous serez aussi les garants de la régularité des épreuves, puisque ce sera vous qui choisirez les thèmes d’improvisation, tirés du livre sacré d’Improland (le dictionnaire).

 

Quand le spectacle s’achève, les sujets peuvent alors retrouver leur véritable identité… avant un prochain voyage !

 


Théâtre du Bourg-Neuf • 5 bis, rue du Bourg-Neuf • Avignon

Tél. : 04 90 85 17 90

Télécopie : 04 90 82 97 11

bourg-neuf@wanadoo.fr

www.bourg-neuf.com

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Jeudi 27 octobre 2005

 

RENCONTRE AVEC SLIMANE BENAÏSSA

 

Dimanche 18 décembre 2005 à 17 heures

 

Rencontre avec Slimane Benaïssa : « Histoire d’un exilé de l’Histoire »

 

Au carrefour des cultures, exilé en France depuis 1993, l’auteur algérien de Prophète sans dieu, de Confessions d’un musulman de mauvaise foi, racontera, accompagné d’une chanteuse et d’un violoniste, son itinéraire d’écrivain et d’homme de théâtre.

 


Réservations : 04 90 16 73 73,

tous les jours de 15 heures à 17 heures

APOC 27, rue Gambetta • Avignon

Courriel : orate@libertysurf.fr

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Mercredi 26 octobre 2005

 

SAISON 2005-2006

 

« Le Théâtre qui ne reflète pas le pouls de la société, le pouls de l’histoire, le drame de sa population et la couleur authentique de son paysage et de son esprit avec des rires ou des larmes, n’a pas le droit de s’appeler théâtre, mais plutôt salle de jeu ou endroit où se livrer à cette horrible chose qu’on appelle tuer le temps. »

Federico Garcia Lorca

 

Plus que jamais, nous avons besoin de ces moments où la poésie et la musique se donnent rendez-vous pour délivrer comme un sortilège la magie et le rêve…

 

Plus que jamais, nous avons besoin de ces clowns qui transforment en drôlerie les tragédies humaines et réveillent ainsi nos regards d’enfants…

 

Plus que jamais, nous avons besoin du chant profond qui jaillit comme un souffle, comme un cri primitif, essentiel et pur… Plus que jamais, l’Humanité a besoin du théâtre – de ce théâtre sacré –, de ce partage, de cette résistance dans l’utopie et dans la tolérance… Plus que jamais, le théâtre révèle son sens profond et s’affirme comme une autre réalité du monde, comme un refus à la morbide inquisition des esprits. Comme une envie d’espérer et d’aimer…

Serge Barbuscia

 

 

• du 9 au 16 décembre 2005

 

Dans le hall du théâtre, exposition sur le thème de la laïcité, présentée par la SAEL, Société d’action et d’études laïques.

 

 

• Samedi 10 décembre 2005 à 20 h, dimanche 11 décembre à 16 h, jeudi 15 décembre à 20 h et vendredi 16 décembre à 20 h

 

Cabaret républicain Cie Serge-Barbuscia

Création décembre 2005

… ou petit abrégé historique en textes, chansons et musiques sur le thème de la séparation des Églises et de l’État.

 

Conception et mise en scène : Serge Barbuscia

Avec : Aïni Iften, Serge Barbuscia et Sébastien Lebert

Accordéon : Patrick Licasale

Direction d’acteurs : Clara Barbuscia

Décor : Éric Faivre

Illustration de l’affiche : Bruno Aimetti

 

MAIS QUEL GRAND CHAMBARDEMENT ! ! !

Nous avons invité tous les députés de la IIIe République ET Émile Zola ET Victor Hugo ET Louise Michel ET Gaston Couté ET Aristide Briand ET Aristide Bruant ET « le Père Combes »… (la liste serait trop longue !). Tout ce petit monde pour chanter, pour jouer et ranimer la grande fresque républicaine, pour retrouver ensemble l’ambiance du premier cabaret français : « Le Chat Noir ». Tout ce petit peuple : artistes, politiques, poètes, chanteurs… se faisant écho – face à face. Les mots et les phrases, les refrains et les chants réécrivent l’histoire à la manière des clowns et des saltimbanques… Un cabaret qui s’inspire des tragédies et des utopies.

Chaque culte a ses cantiques

Chaque patrie entonne ses chants nationaux

Chaque grande idée chante son hymne

 

Tarifs : 16 € et 11 €

 

PROGRAMME DU CENTENAIRE LAÏCITÉ

 

Le conseil général de Vaucluse et Mistral Habitat organisent quatre soirées exceptionnelles sur le thème de la laïcité avec le spectacle Cabaret républicain. Chacune de ces représentations sera suivie d’un débat :

 

– médiathèque Jean-Louis Barrault

mercredi 7 décembre 2005 à 19 h

 

– Théâtre du Balcon

vendredi 9 décembre 2005 à 19 h

 

– salle Bouvier à Morières-les-Avignon

lundi 30 janvier 2006 à 19 h

 

– centre culturel du château de Fargues Le Pontet (sous réserves)

date à déterminer

 

 

• Samedi 14 janvier 2006 à 21 h et jeudi 19 janvier 2006 à 19 h

 

Laurel et Hardy vont au paradis, de Paul Auster

Festival « Scènes d’Avignon & Compagnies »

 

Compagnie Moitié raison-moitié folie

Mise en scène : Nathalie Chemelny

Scénographie : Nathalie Chemelny et Denis Rion

Costume et décor : Christine Bazin et l’atelier Moins trois mille

Création lumière : Denis Rion

Création sonore : Frédéric Legras

Interprétation : Laurent Provots et Jean-Luc Blaix

Avec l’aide du conseil régional PACA, du conseil général de Vaucluse et le soutien de la scène nationale de Cavaillon

 

C’est bien dans l’univers de Paul Auster que sont projetés Laurel et Hardy, et nous avec… Un environnement étrange, une tache unique à accomplir et qui n’est pas anodine – construire un mur – une sensation d’oppression diffuse, d’enfermement… Nos deux héros n’ont que leurs codes pour évoluer dans ce monde qui n’est pas le leur et c’est pour cela que l’on rit souvent à les voir se débattre dans ces questions existentielles que l’auteur leur met en bouche ; c’est pour cela aussi que l’on est ému. Parce qu’à la fin la seule question qui vaille, celle que pose Paul Auster, celle que se posent Laurel et Hardy, et celle que nous nous posons tous, ressemble à peu près à ceci : « C’est quoi la vie ? »

 

Tarifs : 12 € et 10 €

 

• Programme du 13 au 21 janvier 2006

5 spectacles / 10 représentations

 

– vendredi 13 à 19 h : ouverture des rencontres et parcours entre les 5 théâtres avec présentation des compagnies et des spectacles

– samedi 14 à 19 h : Théâtre du Chêne-Noir, Saint-Elvis de Serge Valetti, Cie Hi-Han ; à 21 h : Théâtre du Balcon, Laurel et Hardy vont au paradis, Cie Moitié raison-moitié folie

– dimanche 15 à 15 h : Théâtre des Halles, Froid, de Lars Norén, Cie Didascalies and Co ; à 17 h : Théâtre des Carmes, le Monte-plats, de Harold Pinter, Cie Artscenicum

– mardi 17 à 19 h : Théâtre du Chien-qui-Fume, la Métamorphose, de Franz Kafka, Cie La Troupe de M. Tchoum ; à 21 h : Théâtre du Chêne-Noir, Saint-Elvis

– mercredi 18 : forum de la création régionale. Rencontres et débats. Hôtel de ville d’Avignon

– jeudi 19 à 19 h : Théâtre du Balcon, Laurel et Hardy vont au paradis ; à 21 h : Théâtre des Halles, Froid

– vendredi 20 à 19 h : Théâtre des Carmes, le Monte-plats ; à 21 h : Théâtre du Chien-qui-Fume, la Métamorphose

– samedi 21 à 11 h : clôture et remise du prix du Public, hôtel de ville d’Avignon

 

 

• Mardi 24 janvier 2006 à 19 h

 

Hillary T., de Pascal Bancou

Soirée Acte e(s)t parole

« La vie est une comédie pour ceux qui la pensent et une tragédie pour ceux qui la sentent. » Horace Walpole.

 

Les personnages : le professeur Jean-Henri Grozky, homme de sciences humaines aux tempes grises ; Marion, l’assistante du professeur, en blouse blanche, autoritaire et cachant sous sa blouse des formes suggestives ; Mlle Hillary T., la cliente. Une femme sérieuse, sage et sans âge apparent. Un charme lunaire, un peu naïf.

 

Tarifs : 5 € et 3 €

 

 

• Vendredi 3 février 2006 à 20 h 30

 

Monsieur Smith

Avec Gilles de la Buharaye et Mickaël Bourgatte

 

Entre acoustique et électronique, le duo Monsieur Smith tente une ouverture entre jazz et expérimentation sonore. Il offre la possibilité d’emprunter d’autres voies, d’autres routes, façonnant ainsi son propre espace. Une aventure colorée faite de métissage et de technologie.

 

Tarif : 12 €

 

• Vendredi 10 février 2006 à 20 h 30

Séance scolaire : vendredi 10 février 2006 à 14 h 30

 

Si c’est un homme, de Primo Levi

 

Interprétation et mise en scène : Patrick Olivier

Musique sur scène (violon) : Guillaume Fontanarosa / Corinne Chevauché

Direction d’acteur, montage vidéo et interprétation audiovisuelle : Odile Michel

Interprétations audiovisuelles : Claude Confortès / Marine Michel-Lansman

Spectacle composé essentiellement de passages tirés du livre de Primo Levi, jalonné par des extraits de poèmes de Benjamin Fondane, de six séquences vidéo (images d’archives) et de quelques vagues de violon (Bach, Vitali, Bloch, Ravel)… Policé, appliqué, mesuré, le récit de Primo Levi (résistant juif rescapé d’Auschwitz) nous parle d’un gouffre, d’un maelström du Mal absolu, de ce point exact de notre histoire où il y a eu une rupture de la civilisation, de notre civilisation. Moment terrible ou le racisme primaire érigé en dogme, orchestré par une poignée de monstres, relayé par des milliers de fonctionnaires-bourreaux et quelques millions d’hommes et de femmes assoupis, a donné naissance à une nouvelle caste mise au jour par Jean-Paul Sartre : « l’Élite des médiocres ». Puisse, hier comme aujourd’hui, le récit de Primo Levi agir comme un signal d’alarme sur les nouvelles générations, parce que ce qui est arrivé peut recommencer, les consciences peuvent à nouveau être déviées et obscurcies : les nôtres aussi.

 

Tarifs : 16 € et 11 €

 

 

• Vendredi 17 mars 2006 à 20 h 30

 

Carlo Colombaïoni

Festival « Cité Nez Clown »

 

Un petit bonhomme au regard tendre et malicieux : un grand clown. (Ce spectacle a été créé au Théâtre du Balcon lors du Festival d’Avignon 2000.) Son spectacle ? C’est l’histoire d’un homme qui se réfugie dans ses rêves. Une heure et demie de farce, de dérision, de démystification, de rire et de bonheur, durant laquelle se succède une suite affolante de grimaces, de reparties, d’appels à la complicité du public, d’improvisations et de tours de passe-passe surprenants. Le clown moderne présente, avec son esprit comique et son charisme, une série de sketches qui bouleversera les présents à les faire rire aux larmes. Carlo Colombaïoni fut le premier à « exporter » un style de commedia dell’arte improvisée moderne s’inspirant de la comédie traditionnelle italienne. ll joue avec l’éventail de ses conventions, et il s’en joue. Pour cela, point besoin de masques, de costumes traditionnels. Cet « enfant de la balle » a d’ailleurs fait profiter d’autres créateurs de sa pratique savante des techniques de la commedia dell’arte et du cirque (Fellini, Dario Fo, Grotowski).

 

Tarifs : 16 € et 11 €

 

 

• Vendredi 24 mars 2006 à 20 h 30 et samedi 25 mars 2006 à 20 h 30

 

L’Âme de fond, d’Assiata Abdou

 

Chorégraphie : Assiata Abdou – Cie Dounia

Musique : Sekouba Bambino - Oumou Soungaré

Avec : Émilie Morin, Achil Poter, Sonia Medina, Assiata Abdou et Johann Letournau

Musiciens : Pascal Palisco (accordéon), Jean-Pol Oudart (djimbé), Jean-Pierre Basilien (dounoumba), Maré Sanogo (tambour Mandingue)

Costumes : Éliana Quittars

Avec la complicité de Serge Barbuscia

 

…que la mort qui survient est une renaissance

un message d’espoir pour une vie naissante

l’âme de fond survit et toujours nous épaule

pour peu que nous sachions quand son aura nous frôle

respecter son état impalpable et présent…

J. J. Quittars

 

« l’Âme de fond parle de mes peurs de la Mort. Je danse la Mort, j’ondule entre la Mort et la naissance, car la Mort rythme ma danse (j’ai perdu mon grand frère à l’âge de 10 ans emporté par une vague et ma grand-mère aussi, et on m’a dit : c’est la vie). Après les phénomènes actuels : guerres, sida, tsunami, je voudrais rendre hommage aux MORTS d’ici et d’ailleurs. »

Assiata Abdou

 

Assiata Abdou a travaillé avec le fameux chorégraphe Maurice Béjart, entre autres, comme soliste au Ballet national de l’Opéra-Garnier à la création de la IXe Symphonie de Beethoven.

 

Tarifs : 16 € et 11 €

 

 

• Mardi 4 avril 2006 à 19 h

 

Angélique hors les murs, de Loïc Flameng

Soirée Acte e(s)t parole

 

Un jeune homme et une jeune femme se retrouvent enfermés dans une pièce sombre, semblant ne pas se connaître, filmés par des caméras et voués à la faim. Rien ni personne ne pourra les sauver. Le temps presse et les murs se rapprochent inexorablement. Un jeu pervers où les cartes sont tirées dans l’ombre, où les personnages jouent à se faire peur, à se désirer et à se faire mal. Une histoire de crime, de viol, où la cruauté s’amuse avec le désir.

 

Tarifs : 5 € et 3 €

 

• Mardi 30 mai à 19 h

 

On a feulé chez M. Sloop, de Bernard Mazéas

Soirée Acte e(s)t parole

 

Mr et Mrs Sloop sont mariés depuis trente ans. Ils n’ont pas d’enfant. Chacun rejette sur l’autre la responsabilité de ce manque. En fait, ils se haïssent. Un soir, un tigre échappé d’un zoo fait irruption chez eux. Ils deviennent fous de terreur et accueillent le fauve comme le bébé qu’ils n’ont pas eu. Leur salon se transforme en chambre de maternité. Alors ils s’aiment. Mais la police veut récupérer le tigre qu’ils refusent de rendre. Alors… ?

 

Tarifs : 5 € et 3 €

 

 

• Après le succès remporté lors des deux derniers festivals d’Avignon, mais également pendant notre saison 2004-2005, nous avons le plaisir de continuer à présenter :

Tango Neruda, de Pablo Neruda

Adaptation et mise en scène : Serge Barbuscia

Images : Pablo Picasso.

Musique : Astor Piazzolla

Piazzolla, Picasso et Neruda réunis dans un même spectacle, où se mêlent danse, poésie, musique et peinture.

– vendredi 20 janvier 2006 au Théâtre de la Calade • Arles

– samedi 28 janvier 2006 • Marly-le-Roi

– du 1er au 8 mars 2006 à l’île de la Réunion

– le 30 juin 2006 au Pontet

 

 

• Dimanche 27 novembre 2005 à 14 h 30 à l’auditorium de Vaucluse du Thor

 

– Le Carnaval des animaux

 

Conte musical et théâtral à partir de 5 ans. Grande fantaisie zoologique pour onze instruments

Musique de Camille Saint-Saëns, d’après le texte de Francis Blanche

Avec l’Orchestre lyrique de région Avignon-Provence

Direction musicale : Vincent Barthe

Récitant : Serge Barbuscia

 

 

• mardi 13 décembre 2005 à Bonnieux (84)

 

Pierre et le loup, de Serge Prokofiev

Avec l’Orchestre lyrique de Région Avignon-Provence sous la direction de Raoul Lay

Texte raconté par Serge Barbuscia

 


Théâtre du Balcon, Cie Serge Barbuscia,

38 rue Guillaume-Puy • Avignon

Réservations : 04 90 85 00 80 – télécopie : 04 90 82 94 83

Courriel : theatredubalcon@9business.fr

Billets également en vente : à la FNAC, Carrefour, Géant, 0 892 683 622, www.fnac.com et sur le réseau Ticketnet : Virgin Megastore, Auchan, E. Leclerc, Cultura, www.ticketnet.fr, 0 892 390 100 (0,34 € TTC/min).

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Vendredi 21 octobre 2005

 

En rouge et noir

 

Le Théâtre du Balcon accueillait récemment André Morel dans une adaptation des « Misérables », de Victor Hugo.

 

Ça fait plaisir de voir qu’il y a encore des grandes gueules au théâtre et dans la vie. Des grandes gueules comme Victor Hugo et comme André Morel. Des pas « corrects » ; des qui disent ce qu’ils pensent vraiment ; des qui s’en foutent de déranger ; des qui fouillent là où se planquent l’idéologie des puissants et la rapacité des « filousophes » ; des qui disent merde aux exploiteurs de tout poil ; des qui défendent le déclassé, le rejeté, le pointé du doigt, le regardé de travers, le différent, le pauvre, celui qui émerge à peine d’« un trou de boue dans une caverne de nuit ».


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André Morel a toujours été, à ma connaissance, du « mauvais » côté. C’est pour ça que je l’aime bien, même si je préférerais le voir sur scène en interaction avec d’autres comédiens.

 

Il a construit, avec ces « Portraits flashs », une adaptation intelligente, malicieuse et émouvante des Misérables. Le comédien restitue la parole hugolienne avec force et sobriété. En voilà un au moins qui fait suffisamment confiance au verbe du poète pour nous toucher, ce qui n’est pas toujours le cas au théâtre. L’humour aussi est présent : l’idée de faire lire les « fiches de police » des principaux personnages par des spectateurs est à cet égard intéressante. Ainsi, le public est sans doute encore plus impliqué dans l’histoire qui nous est contée.

 

Au final, les Misérables, portraits flashs sont un spectacle en rouge et noir, touchant, digne et remueur de consciences. 

 

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Les Misérables, portraits flashs, de Victor Hugo

Cie André-Morel - Théâtre du Bélier • BP 49 • 84005 Avignon Cedex 1

Tél. : 04 90 82 51 83

www.cie-andremorel-theatredubelier.com

cie-andremorel@wanadoo.fr

Adaptation et jeu : André Morel

Interventions : Annie Bernier

Théâtre du Balcon • 38, rue Guillaume-Puy • Avignon

Tél. : 04 90 85 00 80

Mardi 11 octobre 2005 à 14 h 30 ; jeudi 13 et vendredi 14 octobre 2005 à 10 heures

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