Un concertino pour femme seule,
en rouge majeur et bémol tragique
Maryse une petite sœur qu’on voudrait consoler…
Avec la pièce de Serge Valetti, Mary’s à minuit, on assiste, dans ce petit théâtre du Vieux-Balancier, à un concertino pour femme seule, en rouge majeur et bémol tragique.
Stéphanie Valois est visiblement tombée en tendresse pour Maryse. Et elle dépense son talent sans compter pour nous faire aimer cette fille, dont le cœur et la tête font des fugues. Dont le cerveau est plein de chaos et va, elle le dit elle-même, « parfois, plus vite que sa langue ».
Sa langue, elle l’a pourtant bien pendue, Maryse ! Elle parle, elle raconte, elle résume… notamment son histoire d’amour avec Jean-Louis Maclaren – elle l’appelle comme ça parce qu’il a une belle voiture de sport. Elle essaie de mettre de l’ordre dans le bordel de son âme, quitte à transiger avec la réalité et à rêver sa vie. Et la générosité de Stéphanie Valois nous rend sa quête très émouvante.
La mise en scène fluide et discrète de Bruno Andrieux a l’intelligence de se mettre au service du texte et de la comédienne. ¶
Vincent Cambier
Mary’s à minuit, de Serge Valletti
Compagnie Tapatoudi, la Méarie • 38210 Tullins
Mise en scène : Bruno Andrieux
Avec : Stéphanie Valois
Lumières : Pierrick Longuevre
Théâtre du Vieux-Balancier • 2, rue d’Amphoux • Avignon
06 03 20 83 15
Du 6 au 28 juillet à 11 h 45 (1 heure), 85 F et 60 F
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Tout commence par une
mauvaise interprétation de la loi. Or « nul n’’est connu sensé la loi » ! Et ce foutu « sensé de la loi » va amener l’’honnête et travailleur M. Baboudi Bou
Rhégoune en prison. Début de la dégringolade, avec les « jnounes ».

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