Vendredi 27 avril 2007

 

Occupation de l’UNEDIC, suite et fin
 
Source : liste de travail interrégionale des intermittents et précaires coordonnés
 
18 heures : les occupants de l’UNEDIC ont été délogés avec force et virulence par les CRS. Après un contrôle d’identité, ils ont tous été libérés.
 
L’UNEDIC a annoncé son intention de porter plainte contre les occupants du toit.
 
Nous appelons tous les précaires, intermittents, chômeurs et autres « assistés » à rejoindre la lutte et à occuper les ASSEDIC partout où ils se trouvent.
 
Seule la lutte collective aura raison de leurs privilèges.
 
• Arrêt immédiat des poursuites contre tous les manifestants.
 
• 1 jour chômé = 1 jour indemnisé.
 
• Remise à plat du système d’assurance-chômage et ouverture de négociations avec l’ensemble des concernés.
 
Il est mort le plein emploi.
 
Maintenant, de nouveaux droits !
 
Soutenir la lutte c’est aussi ça :
Envoyez vos chèques à l’ordre de AIP
CIP-IDF : 14-16, quai de la Charente • 75019 Paris
 
Sur votre demande une attestation peut vous être fournie.
 
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Jeudi 26 avril 2007
 
36e heure d’occupation de l’UNEDIC
 
Aux questions posées, l’UNEDIC répond : pas de liquide pour les chômeurs. Au matin du troisième jour d’occupation, nous attendons toujours des réponses des responsables de l’UNEDIC et du ministère de l’Emploi aux questions posées hier par l’entremise de son directeur général.
 
Depuis près de vingt-quatre heures, la direction de l’UNEDIC nous a coupé l’approvisionnement en eau. Pour nous faire quitter les lieux sans les réponses que nous sommes venus chercher ici, l’UNEDIC emploie une méthode qui illustre parfaitement son fonctionnement usuel : couper les vivres, priver des moyens d’existence.
 
Doit-on s’en étonner lorsque l’on sait que la notification la plus massivement délivrée par cet organisme indique « vous ne remplissez pas les conditions requises pour ouvrir des droits à une indemnisation » ? Au péril de notre santé, nous voici en grève de la soif involontaire. Croit-on entamer ainsi notre détermination ?
 
Dormir dehors, sans manger, ni même boire, pouvoir éventuellement poser des questions auxquelles il n’est pas répondu, voilà en tout cas un bon entraînement aux conditions de vie de la société sarkoziste. Tous les jours de cette triste campagne, ils disent vouloir réhabiliter le travail. Tous les jours, nous dirons : « chaque jour chômé doit être indemnisé ». Nous voulons de nouveaux droits collectifs.
 
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Mercredi 25 avril 2007
 
La France assistée vous invite
 
Liste de travail interrégionale des intermittents et précaires coordonnés
Dernier communiqué des occupants...
 
Nous précaires, flottants, sans qualités, intermittents du chômage, entrepreneurs soi-mêmes, sommes réunis au siège de l’Unedic.
 
Nous invitons les partenaires sociaux, toute structure ou tout individu intéressés par la refonte de l’assurance-chômage à nous rejoindre à la table des négociations que nous occupons ce jour.
 
Remettons tout à zéro
Inventons un nouveau système d’assurance-chômage à l’élaboration duquel participeraient naturellement et majoritairement les premiers concernés.
 
On pourrait partir du principe communément admis qu’un jour chômé doit être égal à un jour indemnisé à 2,3 SMIC jour.
 
La France assistée de l’Unedic occupée
Mercredi 25 avril 2007, 11 h 30
Communiqué de la 15e heure
 
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Liste de travail interrégionale des coordinations et collectifs d'intermittents
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Mardi 24 avril 2007
 

IIIe Festival international

flamenco de Marseille

 
C’est désormais le rendez-vous annuel des aficionados de musiques et danses espagnoles. Fort du succès rencontré les années précédentes, Flamenco Production et le Théâtre Toursky présentent la IIIe édition de ce festival haut en couleurs, un festival réputé haut de gamme et à la pointe des tendances qui font le flamenco contemporain. Tous les aspects de la culture flamenca (chant, musique, danse) y sont représentés via des artistes de renommée internationale.
 
Au-delà des concerts proposés chaque soir, c’est une véritable ambiance flamenca qui envahit le Théâtre Toursky dès le début de soirée, avec les concerts des scènes ouvertes aux artistes flamencos locaux et régionaux, les espaces bodegas et autres animations destinées à accueillir les spectateurs de la manière la plus festive qui soit.
Ouverture des bodegas : 19 heures (17 heures le mercredi)
 
flamenco2007-toursky-web.jpg
 
• Mardi 22 mai 2007 à 21 heures et mercredi 23 mai 2007 à 19 heures
Antonio El Pipa
Avec : Antonio El Pipa, Maria José Franco, Alejandra Gudi, Marta Fernandez de Cordoba, Gloria Perez : danse ;
Juana la del Pipa, Manuel Tañe, David Carpio : cante ;
Pascual de Lorca, Pepe del Morao : guitares ;
Joaquin Flores : palmas
 
• Vendredi 25 mai 2007 à 21 heures
Duquende (chant) et Manuel Gutierrez (danse)
Mi forma de vivir
 
• Samedi 26 mai à 21 heures
Juan Carmona, le prince de la guitare flamenca
et danseur invité
 
Recueilli par

Théâtre Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • Marseille
Renseignements|réservations : 0820 300 033
Plus d’infos sur www.flamenco-production.com
Tarifs : de 28 € à 36 €
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Mardi 24 avril 2007
 
Occupation en cours de l’Unedic
 
Attention fragile : précaires, intermittents, chômeurs, non à la précarisation
 
Nous, chômeurs, salariés précaires et intermittents, occupons depuis 19 h le siège de l’UNEDIC à Paris, au 82 rue de Reuilly, MºMontgallet afin d’interpeller les responsables de la précarisation.
 
Nous ne sommes pas des variables d’ajustement
 
Depuis trente ans, chômage de masse et discontinuité de l’emploi déterminent – provisoirement ou dans la durée – les parcours de la quasi-totalité des salariés (80 % des embauches se font désormais en CDD). Cette alternance de périodes de chômage, de formation et d’emploi s’accompagne d’une fragilisation inacceptable de ceux qui la vivent. Ainsi, alors que l’on glose sur une « sécurité sociale professionnelle » supposée venir remédier à l’incertitude qui marque désormais la vie des salariés, l’un des derniers dispositifs qui assurait une continuité de droits à des salariés à l’emploi discontinu, le régime d’indemnisation chômage des intermittents, est en butte depuis près de quatre ans à une entreprise de destruction.
 
Les discours publics énoncés lors de la campagne électorale passent sous silence ces questions sociales fondamentales – qu’on pense aux révoltes d’octobre/novembre 2005 et au « mouvement anti-CPE » du printemps dernier ! – ou y répondent par l’invocation vertueuse à « réhabiliter le travail ».
 
Derrière la « réhabilitation du travail », c’est encore la dégradation des conditions vécues par les travailleurs qui se profile, comme avec le RMA, « emploi aidé » pour lequel l’allocation RMI est directement versée à l’employeur. Ces proclamations de bonnes intentions visent en fait à stigmatiser davantage des millions de précaires et de salariés, « assistés » ou insuffisamment productifs. Elles préparent le terrain pour de nouvelles et dramatiques régressions en matière de droits collectifs, tandis que profits et inégalités explosent.
 
Caricature d’un dialogue social privatisé et technocratique, le paritarisme qui régit l’assurance-chômage refuse d’accorder voix au chapitre aux premiers concernés. Or cette institution doit des comptes aux millions de salariés qui la financent, souvent sans ouvrir de droit à indemnisation en cas de chômage (plus de la moitié de chômeurs ne sont pas indemnisés). Sous prétexte de déficit, chacune de ses « réformes » a été nuisible aux ayants-droits, encourageant l’acceptation de n’importe quel emploi dans n’importe quelles conditions.
 
Déficit de quoi ? Déficit de démocratie
 
La Constitution de ce pays stipule que « la société doit à chacun de ses membres des moyens convenables d’existence », force est de constater qu’il n’en est rien : on va jusqu’à présenter les allocataires du RMI comme des parasites voués à l’indignité, sans jamais indiquer, par exemple, qu’un tiers de ces allocataires aux faibles salaires occasionnels sont en fait des travailleurs pauvres. Sous couvert d’insertion, l’inflation d’une rhétorique des devoirs et la prolifération des modalités de contrôles accompagnent le reflux des droits sociaux.
 
Afin de déposséder plus encore les salariés, on leur dénie toute compréhension de leur propre situation. L’appel constant aux « experts » a pour fonction de légitimer des décisions d’autant plus « difficiles » qu’elles s’attaquent au plus grand nombre (chômage, retraite, santé). On fabrique donc l’ignorance et, tout comme le dénombrement des chômeurs fait l’objet de manipulations (cf. la non-publication des statistiques INSÉÉ), l’UNEDIC tient mordicus à son fonctionnement parfaitement opaque (jusqu’à interdire à des chercheurs indépendants l’accès à ses données, comme ce fut le cas lors de l’enquête de la coordination des intermittents et précaires).
 
Aggravant celui de juin 2003, un second protocole UNEDIC régissant les annexes VIII et X de l’assurance-chômage qui développe aléas, inégalités et exclusion à l’encontre des intermittents entre en application. Nous refusons que des droits capitalisés avantageant les plus employés et les mieux payés mettent fin à toute mutualisation. Pour limiter l’insécurité sociale due au chômage et à la discontinuité de l’emploi, il faut instaurer une continuité de droits, chaque jour chômé doit être indemnisé.
 
Tout en radiant massivement des chômeurs, on ose nous promettre une énième fois le « retour au plein emploi » ; nous voulons que soit publiquement établie l’ampleur réelle du chômage et de l’emploi précaire. Une refonte de l’indemnisation du chômage doit être débattue par les partenaires sociaux. Un tel enjeu ne doit pas être confisqué, mais faire l’objet d’un réel débat public et contradictoire. L’UNEDIC doit autoriser l’accès aux données qu’elle détient.
 
Nous appelons l’ensemble des concernés, salariés en poste, au chômage ou en formation, à venir soutenir l’action en cours et à organiser, partout où c’est possible, des actions collectives là où se décident notre sort.
 
Paris, le 24 avril 2007
 
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