Mardi 31 janvier 2006

 

NOUVELLE CRÉATION DE LA CIE MISES EN SCÈNE

 

« M’aimes-tu ? » En voilà une question. Un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout, trop ou pas assez. Cette question peut s’avérer vitale, futile, cruciale, dépassée ou refoulée… La réponse, elle, détermine nos vies privées comme publiques.

 

Loin de toute prétention sociologique, mais poussés par le désir de rendre compte d’une série de conversations privilégiées que nous avons eues avec des personnes d’Avignon, voici donc en sensible compagnie (des auteurs, deux comédiennes, deux comédiens et un musicien) livrées sur le plateau de L’Entrepôt quelques variations sur la question.

 

Extraits

Mon fils, des fois quand il est à côté de moi : « Tu m’aimes, tu m’aimes ? » Je dis : « Ouais, je t’aime beaucoup ! » Après : « Tu m’aimes encore comment ? » Je dis : « Passionnément. » « Tu m’aimes ? » « Pas du tout ! » Quand on finit par « pas du tout », c’est bon, on arrête.

 

Je suis Gong
Dans le chant de ma colère il y a un œuf,
Et dans cet œuf il y a ma mère, mon père et mes enfants,
Et dans ce tout il y a joie et tristesse mêlées, et vie.
Grosses tempêtes qui m’avez secouru,
Beau soleil qui m’as contrecarré,
Il y a haine en moi, forte et de date ancienne,
Et pour la beauté on verra plus tard.
Je ne suis, en effet, devenu dur que par lamelles ;
Si l’on savait comme je suis resté moelleux au fond.
Je suis gong et ouate et chant neigeux,
Je le dis et j’en suis sûr.

 

La première fois où elle m’a embrassé, ça, ça a été l’un des plus beaux souvenirs de ma vie… ça a été magique, c’est l’un des plus beaux instants, c’est comme si le monde s’arrêtait. Un moment de calme, ça nous transporte, ça m’a procuré beaucoup de bien.

 

Aline, elle me dit : « Quand je sais que je vais te voir, au moment où je te vois, j’ai plein de petits papillons dans l’estomac, dans le ventre qui s’agitent. »

 

J’crois que, on pourra tout dire, mais l’important c’est la famille. Le reste, on verra après, on pourra te donner ce que tu veux, si ça va bien chez toi, ça va bien dans ta tête. Moi je sais que ma famille, c’est comme mes habits, ça me protège du froid, c’est de l’amour, ça me protège de tout quoi…

 

Historique du projet

 

Forts de l’expérience des deux précédentes créations Paroles de pierres et Bleus de travail, la compagnie Mises en scène poursuit sa collaboration artistique dans une démarche transdisciplinaire et associe étroitement la population aux processus de création.

 

Pour cette lecture-spectacle, nous avons interrogé différentes générations dans différents quartiers d’Avignon : l’espace social et culturel de la Croix-des-Oiseaux, la maison pour tous de Champfleury, le centre d’hébergement Le Village à Cavaillon, l’école maternelle Louis-Gros.

 

M’aimes-tu ? À partir de cette question, nous avons interrogé à la fois la sphère privée et la sphère publique. Dans l’espace intime, dans la relation amoureuse mais aussi maternelle, filiale, amicale, fraternelle… dans l’espace public, la parole du citoyen, se sent-il aimé, reconnu, respecté…

 

Musique

 

De la mise en musique de certains textes, chantés par les comédiens et accompagnés au violoncelle, à la création d’ambiances sonores sur du texte parlé ou encore à la création d’interludes, la palette des interventions musicales est très vaste, textes et musiques se colorant mutuellement.

 

L’équipe

 

Avec : Ana Abril, Pascal Billon, Mylène Richard, Cheikh Sall

Musique : Guillaume Saurel

Mise en scène : Michèle Addala

Collaboration artistique : Agnès Régolo

Lumières : Frédéric Legras

Régie son : Emmanuel Gilot

Relations presse : Ève Ferragut

Graphisme : Delphine Michelangeli

 

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont nourri cette aventure de leurs témoignages.

 


M’aimes-tu ?

Compagnie Mises en scène

1 rue de Bône – BP 285 – • 84072 Avignon cedex 1

L’Entrepôt : 1 ter bd Champfleury • Avignon

Tél. : 04 90 88 47 71 – télécopie : 04 90 89 61 61

Vendredi 10 février 2006 et samedi 11 février 2006 à 20 h 30

Dimanche 12 février 2006 à 14 h 30

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Lundi 30 janvier 2006

 

AU BOURG-NEUF, ON IMPROVISE !

 

Ce spectacle est l’aboutissement d’un atelier d’improvisation théâtrale de trois années, tout d’abord sous la direction de Marie Pagès (Théâtre du Ring), qui a ensuite fait appel à Jean-Marie Cornille pour poursuivre le travail et concevoir un spectacle.

 

Ainsi est né Improland qui fut joué (à guichet fermé) cinq fois au Ring (Avignon). Devant ce succès, les acteurs ont créé leur association et entrepris de poursuivre l’aventure dans un théâtre d’une plus grande capacité : ce sera le Théâtre du Bourg-Neuf (Avignon) qui accueillera Improland une fois par mois, à partir de décembre 2005.

 

Le concept :

 

Improland est un pays, un immense pays, hélas fort peu peuplé, car c’est un pays plein de dangers, d’embûches, de gouffres et d’inconnu… et pour cause : tout est improvisé à Improland.

 

Il arrive cependant que quelques explorateurs et exploratrices accostent à Improland.

 

Le maître des lieux transforme alors ces terriens en sujets de l’improvisation, et, devant les « observateurs » (le public), il les soumet à cinq épreuves (individuelle, en duo, en trio, à sept et enfin en relais).

 

Ce parcours nécessite un investissement complet de chaque sujet, une disponibilité de tout instant, une capacité de réaction immédiate et, bien évidemment, une imagination plus que débordante.

 

Vous, les « observateurs », serez donc les témoins privilégiés de ces exercices périlleux, mais aussi ludiques, et bien évidemment uniques, puisque… tout est improvisé à Improland. Qui plus est, vous serez aussi les garants de la régularité des épreuves, puisque ce sera vous qui choisirez les thèmes d’improvisation, tirés du livre sacré d’Improland (le dictionnaire).

 

Quand le spectacle s’achève, les sujets peuvent alors retrouver leur véritable identité… avant un prochain voyage !

 

Jean-Marie Cornille (comédien-auteur-metteur en scène) est le concepteur de ce spectacle.

 

Cocréateur de la Ligue d’improvisation française, il a également participé à deux autres spectacles d’improvisation : Kamikaze et le Cercle des menteurs.

 

Il a écrit, joué et mis en scène quatre spectacles solitaires. Au théâtre, il a joué sous la direction de B. Bayen, C. Confortes, J. Valverde, J.-L. Revol, etc. À la télévision, il a tourné dans une quarantaine de productions réalisées par M. Sarraut, J. Deray, A. Isserman, C. Némes, J. Dayan, etc. Au cinéma, il a participé à une vingtaine de films réalisés par C. Lelouch, J.-M. Poiré, A. Jardin, J. Balasko, J. Poiret, etc.

 

Les sujets :

 

Florent Achette, Vincent Dumas, Céline Esposito, Charlotte Renard, Gérard Saada, Laurianne Sitbon, Nathalie Villard.

 


Improland

Théâtre du Bourg-Neuf • 5 bis rue du Bourg-Neuf • Avignon

Tél. : 04 90 85 17 90

www.bourg-neuf.com

Théâtre du Bourg-Neuf

Les vendredis 3 février 2006, 10 mars 2006, 14 avril 2006, 19 mai 2006 et 2 juin 2006

improland.info

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Lundi 30 janvier 2006

 

LE THÉÂTRE DE LA MOUVANCE PRÉSENTE

« JEUNESSE SANS DIEU », D’ÖDÖN VON HORVÁTH

 

Présentation de l’auteur :

 

Ödön von Horváth est né le 9 décembre 1901 à Susak (Fiume). Sa famille s’installe à Belgrade en 1902 puis à Budapest en 1908. Il fréquente l’internat épiscopal de Budapest. Il rejoint ses parents à Munich en 1913, s’installe à Presbourg (Bratislava) trois ans après et de nouveau à Budapest en 1918. Après sa terminale à Vienne en 1919, il s’installe à Munich et commence des études de lettres. Ses premières publications datent de 1922. Il séjourne plusieurs semaines à Paris en 1924 et, au retour, décide de s’installer à Berlin. La maison d’édition Ullstein lui offre un contrat qui lui permet de vivre de sa plume. En 1930, paraît son premier roman, l’Éternel Petit-bourgeois. En 1931, création de Nuit italienne et des Légendes de la forêt viennoise à Berlin. Il reçoit le prix Kleist. En 1932, Casimir et Caroline est créé à Berlin et Leipzig. Horváth quitte l’Allemagne en 1933 et se rend à Budapest afin de conserver sa nationalité hongroise. En 1934, il retourne à Berlin. Allers et retours est créé à Zurich. En 1935, il s’installe à Vienne. En 1937, le Jugement dernier est créé à Ostrava en Moravie en langue allemande. Jeunesse sans dieu paraît chez l’éditeur des exilés Allert de Lange à Amsterdam et sera très vite traduit en huit langues.

 

Le dernier roman, Un fils de notre temps, paraît à Amsterdam en 1938. Après l’entrée des troupes allemandes en Autriche, Horváth quitte Vienne pour Budapest, puis Prague et Paris, en passant par la Yougoslavie, Trieste, Venise, Milan, Zurich et Amsterdam. Le 1er juin 1938 il est tué sur les Champs-Élysées par une branche d’arbre, pendant une tempête. Dans sa poche, on a retrouvé le quatrain suivant, écrit sur une boîte de cigarettes vide :

Le faux devra périr
À présent il est au pouvoir
Le vrai doit advenir
À présent il est au mouroir.

 

Auteur engagé, il écrit aussi : « Je n’ai pas de pays natal et bien entendu je n’en souffre aucunement. Je me réjouis au contraire de ce manque d’enracinement, car il me libère de tout sentimentalisme inutile… »

« Le concept de patrie, falsifié par le nationalisme, m’est étranger. Ma patrie, c’est le peuple. »

Et il ajoutera : « Notre pays, c’est l’esprit. »

 

Sur ce roman, Jeunesse sans Dieu, il enverra ce texte à un ami : « Je viens de relire ce livre, et je dois l’avouer, il me plaît. Sans en avoir l’intention, j’ai décrit pour la première fois le fasciste rongé par les doutes, mieux encore, l’homme dans l’État fasciste. »

 

Autour de la pièce :

 

Écrit dans l’urgence, nous avons voulu redonner ce caractère, en plongeant le personnage dans l’obligation de raconter son histoire. Lorsque le comédien entre en scène, il est poursuivi et se réfugie dans une maison laissée à l’abandon. Il écoute les bruits du dehors, et veut délivrer sa mémoire avant qu’on ne le retrouve.

 

Le décor, volontairement dépouillé, est constitué d’objets (cahiers, coffre, draps) qui se transformeront au cours du récit pour devenir des éléments de l’histoire. La bande-son est aussi très importante, puisqu’elle rappelle au protagoniste, l’arrivée imminente de ceux qui veulent le déporter.

 

Nous avons insisté sur les doutes de ce personnage qui est broyé par un système. Il a lui aussi sa part de lâcheté, et nous n’avons pas voulu le dédouaner de sa propre responsabilité dans les évènements qui ont lieu.

 

Nous avons terminé la pièce sur un texte de Benjamin Fondane, Préface en prose, car il nous semblait important de faire entendre la voix d’un homme dépossédé de tout, nié dans son identité.

 


Jeunesse sans Dieu, suivi de Préface en prose

Mise en scène : Yves Sauton

Avec Erwan Alec

Création lumière : Gilles Duhaut

Création de la bande-son : Didier Fleury, Pascal Géhan

Régie son et lumière : Gilles Duhaut, Christine Eckenschwiller

Représentation scolaire du 5 février au 10 février 2005

Ateliers d’Amphoux 10-12, rue d’Amphoux • Avignon

Pour les horaires, et les réservations,

contacter le 04 90 86 17 12

Pour des rencontres avant spectacle,

contacter le 06 23 68 17 81

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Jeudi 26 janvier 2006

 

PROGRAMME FÉVRIER 2006

 

2006, l’année de nos vingt ans

 

• Du 1er au 25 février 2006, du mardi au samedi de 12 h à 18 h 30,

entrée libre :

Exposition « Comment le noir et pas encore presque aussi la parole »

André Gache (poète) et Françoise Chastanier (plasticienne)

Livres, revues, manuscrits. La poésie sur Internet. Livres d’artistes. Peintures

 

• Jeudi 2 février 2006 à 19 h

Vernissage de l’exposition et lecture d’André Gache

Accompagné de Bertille Puissat, soprano, lecture par Wianney Quolltan, musicien et poète

Suivi d’un apéritif : vin gracieusement offert par le Cellier des gorges de l’Ardèche, cave coopérative de Saint-Just et Saint-Marcel d’Ardèche

 

• Samedi 4 février 2006 de 14 h à 17 h

L’atelier d’écriture 2005-2006 : l’atelier dans la ville, par C. Löchen (écrivain)

Un samedi après-midi par mois, de 14 h à 17 h, d’octobre à juin. Une grande première avec cet atelier itinérant où l’écriture naîtra du regard dans un musée, un bistrot, un théâtre, un jardin public…

Sur inscription, se renseigner

 

• Jeudi 9 février 2006 de 20 h à 22 h 30,

3 €

Veillée de contes, par le groupe Les Dits de la nuit

Mireille Chabas, Yvonne Dequaire, Françoise Joire, Michel Roure et Naïma Tomasi nous invitent à nous retrouver chaque mois pour une nouvelle étape d’un grand voyage dans la mémoire et l’imaginaire des hommes. Apportez des boissons ou des plats, fruits, gâteaux à partager en fin de soirée

 

• Jeudi 16 et 23 février 2006 de 18 h 30 à 20 h,

entrée libre

Jeudis des lectures libres

Lire la poésie, lire ses poèmes, écouter, découvrir, discuter

 

• Propositions aux scolaires

Programmes détaillés et inscriptions au centre. Contactez-nous pour Le Printemps des poètes du 4 au 12 mars 2006

 

• Samedi 25 février de 17 h à 19 h,

7 €, 5 € et 3 €, boisson incluse

Café poétique

Des auteurs, des revues, des éditeurs et la poésie sur Internet

Avec André Gache (poète), Françoise Chastanier (plasticienne), les revues Laps, 22 (Montée) des poètes, Soleils et cendres et Joanna Mico (artiste et poète)

 

Adhésion au Centre européen de poésie d’Avignon : 27 € pour 2006

 


Centre européen de poésie d’Avignon

(association Poésie dans la cité)

[membre fondateur de la Fédération européenne des maisons de poésie-réseau international]

4-6, rue Figuière • 84000 Avignon

Tél. : 33 (0)4 90 82 90 66 – télécopie : 33 (0)4 90 27 35 32

Site : Centre européen de poésie d’Avignon

Courriel : CEPA

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Mardi 24 janvier 2006

 

COMMUNIQUE D’ALFA
(Association des lieux de Festival en Avignon)
du 23 janvier 2006

 

Nous avons appris par voie de presse la naissance d’AFO (Association Festival Off), qui se déclare être « la nouvelle structure qui regroupe l’ensemble des associations du Festival off d’Avignon ».

 

Nous avons découvert avec surprise que des places nous étaient réservées au sein du conseil d’administration de cette association.

 

ALFA, qui n’a pas été préalablement consultée, refuse toute participation au conseil d’administration de cette structure, dont elle ne connaît ni le projet culturel, ni l’actif, ni le passif…

 

Nous avons aussi découvert qu’une série de décisions concernant le Festival off avaient été prises par cette association (dates du Festival, prix des cartes professionnelles, etc.)

 

Nous tenons à préciser que notre association ne se reconnaît pas dans ces décisions prises au mépris du dialogue constructif entrepris depuis de longs mois et qui se poursuit entre les diverses associations de lieux, acteurs pérennes et légitimes du Festival off.

 

Nous n’acceptons pas ces méthodes qui nous paraissent inquiétantes et dangereuses pour l’avenir de notre Festival.

 


www.avignon-alfa.org

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