Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 17:19

La Pleurante des rues de Prague

 

Texte : Sylvie Germain

Adaptation et interprétation : Claire Ruppli

Lumières : Gaëtan Lajoye

Son : Benoît Pimont

 

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« la Pleurante des rues de Prague », avec Claire Ruppli

 

Une géante, au pied clochant, apparaît mystérieusement dans les rues de Prague. Elle passe dans chaque quartier de la ville pour y réveiller les mots enfouis dans les murs et bercer les âmes. Elle prend soin de chacun, des vivants et des morts. Elle fait resurgir le passé, l’invisible dans le visible. Cette géante est « plurielle, elle n’a pas de visage ». Elle est le temps, la mémoire de la ville.

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com

 

Voir la critique de Claire Stavaux pour les Trois Coups


Les Déchargeurs • 3, rue des Déchargeurs • 75001 Paris

Métro : Châtelet

Tél. réservations : 0892 70 12 28 (0,34 €/min)

Du 17 août au 9 octobre 2010, du mardi au samedi à 20 heures

Tarif plein : 22 €

Tarifs réduits : 10 € | 14 € | 18 €

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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 13:18

Jeux de scène

 

jeux-de-scene Comédie de Victor Haïm

Mise en scène : Victor Haïm

Avec : Katherine Mary et Valérie Zarrouk

Lumière : Florent Barnaud

 

C’est la première répétition de la pièce d’une auteure mondialement reconnue et d’une ancienne star de la scène qui compte bien faire un brillant come-back. L’harmonieuse collaboration va se muer en un désopilant règlement de comptes. Comment peuvent-elles résoudre ce conflit sans perdre la face ?

 

À l’occasion de la création de Jeux de scène, Victor Haïm a reçu en 2002 le molière du Meilleur Auteur dramatique vivant.

 

À partir du 10 septembre 2010

Du mercredi au samedi à 21 heures

Dimanche à 17 heures

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Théâtre Ranelagh • 5, rue des Vignes • 75016 Paris

Métro : ligne 9 La Muette, ligne°6 Passy ou RER C Boulainvilliers ou Kennedy - Radio-France

Bus 22, 32,52

Tarifs :

– 28 € 1re catégorie

– 22 € 2e catégorie

– 22 € tarif réduit seniors, chômeurs, revendeurs

– 22 € tarif groupes de plus de 10 personnes

– 10 € tarif jeune de moins de 26 ans

Réservation sur www.theatre-ranelagh.com

Et au 01 42 88 64 44

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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 10:28

« L’Ours caméléon »

 

Les Guilidoux

Spectacle pour enfants – de 2 ans à 8 ans

 

ours-cameleon Auteur-compositeur : James Haouzi

Mise en scène : Les Guilidoux

Avec : Les Guilidoux (Corinne Aka Koffi et James Haouzi)

Création graphique : Yannick Puig

Création lumière : Philippe (Piot) Laurent

 

Présentation du spectacle :

« Dans un pays caché, entre mers chaudes et montagnes gelées, vit l’Ours caméléon. Il aimerait trouver quelqu’un qui, comme lui, changerait de couleur selon son humeur ou ce qu’il a mangé. Quelqu’un qui lui ressemblerait, avec qui il pourrait enfin s’amuser ! Les Guilidoux lui feront prendre conscience au fil de cette aventure qu’il n’est plus belle richesse que celle d’être unique. Il apprendra que ce sont les différences qui font le monde féerique des Guilidoux.

 

« Après le succès de nos deux derniers spectacles, À pas de Lune et Plumes et nuages, nous partagerons de nouveau en chansons l’humour et la poésie qui s’articulent autour de cette fabuleuse histoire. Plus d’une dizaine d’instruments utilisés, comédie, harmonies vocales, danse… Les technologies actuelles de l’image donnent vie ici à un ours caméléon plus vrai que nature. La projection vidéo du personnage et des décors animés offrent ici une interaction subtile entre le graphisme et les artistes, donnant à ce spectacle les dimensions féeriques et surréalistes qui sont déjà fortement présentes dans les textes des chansons des Guilidoux en direction du jeune public. »

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Théâtre de l’Essaïon (Paris 4e)

Renseignements-réservations : 01 42 78 46 42 ou www.essaion.com

Du 2 février au 30 mars 2011

Les mercredi à 10 h 30 et dimanche à 11 heures

Tous les jours du 12 février 2011 au 27 février 2011 à 11 heures

Relâche : mardi 15 février 2011

Durée : 40 minutes

Tarif plein : 10 €

Site de la compagnie : www.lesguilidoux.com

Contact : lesguilidoux@lesguilidoux.com

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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 18:10

Corianne Mardirossian : une « partante »

bien présente

 

Il faut se faufiler, oser s’aventurer pour arriver jusqu’au « Sas » de Michel Azama, qui se joue dans le petit Théâtre des Deux-Rêves. Magnifiquement servie par Corianne Mardirossian, cette pièce nous ouvre les portes d’une société interdite : celle de la prison.

 

sas Vingt ans : une tranche de vie, une éternité. Vingt ans. Que reste t-il d’une femme après tout ce temps passé dans l’oubli d’une cellule, dans le mépris des autres, de ceux qui jugent, qui cataloguent ? De la peur sans doute, et de la confusion. Une âme passée au laminoir d’une vie brisée, interrompue pour une raison inconnue, qui n’importe plus. Il reste des mots aussi, des mots en pagaille, qui se bousculent dans l’attente de la libération, dans la « cellule des partantes ». Une existence à part entière, avec ses codes et ses coutumes, s’était développée dans l’ombre de la prison. Si bien que sortir ne veut pas forcément dire revivre, mais, peut-être, mourir.

 

Pour représenter cet entre-deux-mondes, il fallait une pénombre percée de lueurs furtives, d’éclairs de vie trop vite avortée. La mise en scène de Sylvia Bruyant excelle à rendre sensible cette oscillation, en prenant le parti du morcellement de la pièce en différentes séquences entrecoupées d’obscurité, qui fait l’effet d’une aveuglante absence de lumière. Quant la clarté revient, c’est celle, artificielle, hypocrite, qui contribue à la nébulosité de l’univers carcéral. Elle ne semble avoir d’autre utilité que de rendre criante la misère de la détenue, en laissant apparaître l’intérieur sordide de la dernière chambre de la prisonnière, avant sa sortie. Toilettes sommaires, lits superposés en ferraille, table. Peu de choses pour meubler la solitude vécue dans le « sas ».

 

Alors le corps de l’actrice prend toute la place, il s’empare de l’espace presque vide, avec l’énergie du désespoir. Comme électrisée par les flashs lumineux douteux, la poignante Corianne Mardirossian déroule son soliloque heurté en une gestuelle saccadée, parfois presque spasmodique. Elle a le costume des anonymes, noir, neutre, sans recherche d’originalité. Pourtant, ce n’est plus tout à fait la tenue de ceux qui vivent terrés, à l’abri des regards. Elle semble même chercher à attirer l’œil du voyeur, avec sa sensualité débordante, son allure de danseuse, aux membres désarticulés mais pas morts, non, pas morts du tout.

 

Le choix du monologue, plutôt que du soliloque, va aussi dans le sens de la vie malgré tout. Le dialogue fictif s’adresse à des êtres absents, à la mère notamment, dont on ne tarde pas à apprendre la mort. La petite ballerine de la boîte à musique, discret vestige d’enfance qui investit la scène, reçoit les mots de la détenue. Mais derrière ces entités factices, c’est le spectateur qui affleure, seul destinataire réel du récit tissé de souffrance, et d’humanité. Car la prison n’est plus le lieu du crime, de la transgression, mais seulement celui de l’intimité qui atteint son paroxysme. Intimité de l’homme avec lui-même. Avec ses démons, avec ses obsessions.

 

Seule une matonne au visage fermé vient troubler l’isolement, avec son œil scrutateur. Mais elle ne peut contenir la richesse du monde qu’elle surveille, toujours aux aguets. Ce monde « qui tient du bordel et de l’asile », il nous est restitué par le fabuleux jeu de rôles de la comédienne, qui devient tour à tour une directrice de prison cynique et nombriliste, une codétenue maniérée, ou encore un gardien brutal. Et à l’aide d’une simple marelle tracée à la craie sur le sol, les structures qui unissent ces différents personnages sont expliquées. Le jeu d’enfant en montre la hiérarchie absurde et la monstrueuse cruauté. Mais la « partante » n’est pas la petite fille perturbée que voient en elle la directrice et la société. Ses jeux, ils sont très sérieux : ils s’attaquent à ce que le corps social a de plus honteux, à sa volonté d’établir des différences, même là où il n’y en a pas. 

 

Anaïs Heluin

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Le Sas, de Michel Azama

Mise en scène : Sylvia Bruyant

Assistante à la mise en scène : Andrée Chantrel

Avec : Corianne Mardirossian

Et la participation de Marion Catherin

Création lumières et sonore : Marc Cixous

Scénographie : Nicolas Lemaître

Théâtre des Deux-Rêves • 5 , passage de Thionville • 75019 Paris

Réservations : 01 48 03 49 92

Du 7 au 30 août 2010 à 17 h 30, sauf le 30 août à 19 h 30

Durée : 1 h 15

26 € | 10 €

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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 11:54

Le Dindon,

de Georges Feydeau

 

dindon Mise en scène : Philippe Adrien

Avec : Vladimir Ant, Caroline Arrouas, Pierre-Alain Chapuis, Eddie Chignara, Bernadette Le Saché, Pierre Lefebvre, Guillaume Marquet, Luce Mouchel, Patrick Paroux, Alix Poisson, Juliette Poissonnier, Joe Sheridan

Décor : Jean Haas, assisté de Florence Évrard

Lumières : Pascal Sautelet, assisté de Maëlle Payonne

Musique et son : Stéphanie Gibert

Costumes Hanna Sjödin, assistée de Camille Lamy

Maquillages : Faustine-Léa Violleau

Mouvement : Sophie Mayer

Collaboration artistique : Clément Poirée

Direction technique : Martine Belloc

Habillage : Émilie Lechevalier

 

Le Dindon

Deux jeunes femmes qui ont juré de prendre un amant si elles étaient trompées, deux sémillants noceurs tout prêts à leur rendre ce service, une volcanique Anglaise qui menace de se suicider, un Londonien à l’accent marseillais, un médecin-major retraité et sa femme, sourde comme un pot, une cocotte, des grooms et un commissaire de police : la force de Feydeau passe par une intrigue tournant autour de l’adultère ; mais il amplifie les procédés comiques et l’intensité de sa pièce afin de piéger tous ses personnages dans une comédie fondée sur l’erreur et le quiproquo. Qui trompe qui ? Qui sera le dindon de la farce ? Lequel de tous ces coqs (souvent cocus) remportera le combat de basse-cour ? On assiste à un jubilatoire renversement des rôles : les mâles sont ici de purs objets sexuels que les femmes utilisent pour se venger.

 

Recueilli par

Les Trois Coups

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Théâtre de la Tempête • la Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre • 75012 Paris

Réservations : 01 43 28 36 36

Billetterie en ligne : www.la-tempete.fr

Collectivités : Anne Delaunay | 01 43 28 36 36

Du 10 septembre au 24 octobre 2010, mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 16 heures

Tarifs : plein tarif 18 €, tarifs réduits 14 € et 10 €, mercredi tarif unique 10 €

Rencontre-débat avec l’équipe de création, dimanche 12 septembre 2010 après la représentation

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