Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 00:23

Pour un opéra populaire

 

Alain Surrans a été nommé directeur de l’Opéra de Rennes en janvier 2005. Auparavant, il avait été le collaborateur de Maurice Fleuret au Festival de Lille puis au ministère de la Culture (1980 à 1987), avant de diriger le Festival de Lille (1988), l’association Île-de-France Opéra et Ballet (1989-1993) et la programmation de l’Auditorium et de l’Orchestre national de Lyon (1994-1998). Après trois nouvelles années (1998-2001) au ministère de la Culture où il occupe les fonctions de conseiller pour la musique à la direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles, il a exercé les fonctions de directeur artistique aux éditions Salabert et de conseiller à l’Opéra de Paris, auprès d’Hugues Gall. On lui doit également une demi-douzaine d’ouvrages sur la musique.

Connaissant sa volonté passionnée d’œuvrer pour faire de l’opéra un art accessible à tous, nous lui avons demandé comment l’opéra pouvait être un art populaire.

 

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Alain Surrans, directeur de l’Opéra de Rennes

 

Les Trois Coups.— L’opinion courante voit l’opéra comme un art réservé à l’élite, et vous, vous voulez en faire un art accessible à tous. Vous avez le goût du paradoxe, Alain Surrans ?

Alain Surrans.— J’ai surtout la volonté de me battre contre les idées toutes faites ! Les gens ont la manie de vouloir ranger toutes choses dans des cases. L’opéra est ainsi affublé de l’étiquette « élitiste » : c’est au moins une approche sans nuances. L’opéra ne se réduit pas à Louis XIV dansant dans les ballets qu’il faisait donner à Versailles ni à une émanation de la bourgeoisie comme le voulait Marx.

 

Les Trois Coups.— Ce sont pourtant des réalités.

Alain Surrans.— Évidemment, nul ne songe à nier que le goût des princes et l’avènement de la bourgeoisie ont favorisé l’essor de l’opéra, mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un spectacle en soi. De plus, j’aimerais que vos lecteurs méditent ces aspects historiques de l’opéra dans notre pays. Certes, l’Opéra de Paris est né d’une volonté princière comme ceux de Nantes ou Bordeaux sont une manifestation de la bourgeoisie de ces deux villes, mais à Rennes ? L’Opéra de Rennes a été voulu par la municipalité de l’époque pour distraire les troupes nombreuses en ville. On craignait que la jeunesse militaire désœuvrée ne s’adonnât à la boisson… Ça ne vous rappelle rien ?

 

Les Trois Coups.— Bref, vous croyez que l’opéra peut être un art populaire ?

Alain Surrans.— Ce n’est pas une croyance, c’est une certitude assise sur trente ans d’expérience. Dès que l’on donne accès à l’art, les préjugés fondent. Ce sont les bourgeois qui disent au peuple : « L’opéra, ce n’est pas pour vous ». L’oligarchie médiatique reprend cette antienne. Mais, dès qu’on franchit cet obstacle, la rencontre a lieu.

 

Les Trois Coups.— Votre mission, c’est donc de permettre à chacun d’avoir accès à l’opéra ?

Alain Surrans.— Je suis au service de l’art et du public. Comment pourrait-il en être autrement quand le spectateur ne paie à l’Opéra que 18 % du coup réel de sa place ? Je me sens des devoirs envers le contribuable. C’est pourquoi je m’efforce d’offrir la plus haute qualité avec le budget qui m’est alloué. Rennes, la onzième ville de France a le vingtième budget d’opéra : cela me permet d’offrir environ quinze mille places par an, pour le lyrique seulement. Ma devise est Venez dans notre maison, l’Opéra est à vous.

 

Les Trois Coups.— On sait bien, cependant, qu’il n’est pas évident, pour beaucoup de gens, de venir à l’Opéra. Que faites-vous concrètement pour attirer le plus grand nombre de spectateurs ?

Alain Surrans.— Il y a d’abord la politique tarifaire voulue par la municipalité et que j’approuve totalement. Nous offrons des places de 7 € à 49 € : c’est tout à fait raisonnable pour des spectacles qui peuvent mobiliser jusqu’à cent personnes sur le plateau. Nous n’avons pas à rougir de la comparaison avec les productions de variétés dans des stades, des Zéniths ou au Liberté, ici à Rennes.

 

Les Trois Coups.— Le prix est important, évidemment, mais on sait que ce n’est pas le seul frein…

Alain Surrans.— J’en suis tout à fait conscient. C’est pourquoi notre démarche d’action culturelle est la plus diversifiée possible. Nous touchons cinq mille enfants, chaque année, mais nous ne négligeons pas le public adulte. Notre objectif est de décomplexer les gens. C’est pourquoi nous ouvrons aussi largement que possible les portes de notre maison : ce sont les opérations « portes ouvertes », « Opéra ouvre-toi » ou « Tous à l’Opéra ». Il y a aussi notre programme « Révisez vos classiques », qui pour 4 € (avec une garderie gratuite) permet de se familiariser avec le programme à l’affiche. À cette occasion, des contingents de places sont réservés pour les travailleurs sociaux qui souhaitent inviter des personnes dont ils s’occupent. Et puis, il y a nos générales publiques et gratuites.

 

Les Trois Coups.— Il vous arrive d’aller vous-même à la rencontre de votre public ?

Alain Surrans.— Bien sûr. Nous avons un rôle à jouer pour l’agglomération de Rennes, pour le département d’Ille-et-Vilaine et pour toute la Bretagne, c’est pourquoi nous n’hésitons pas à sortir de nos murs. Dans ce département, nous avons donné des représentations à Fougères, Vitré, Chartres mais aussi à Saint-Erblon ou à Pleugueuneuc. Cette année, nous aurons une Carmen en plein air.

 

Les Trois Coups.— Un mot de conclusion ?

Alain Surrans.— Venez chez nous sans appréhension : « Notre maison d’opéra est la vôtre ! ». Vous n’avez pas besoin de connaître la mythologie ou l’histoire : l’œuvre vous l’explique en la racontant. Vous y découvrirez des aventures qui touchent au merveilleux, au fantastique, au tragique. Un univers proche du conte servi par les technologies les plus récentes. Un monde de passion sublimée par le chant. 

 

Propos recueillis par

Jean-François Picaut

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com 


Opéra de Rennes • place de l’Hôtel-de-Ville • BP 3126 • 35031 Rennes cedex 162

Accueil, informations, réservations : 02 99 78 48 68

http://www.opera-rennes.fr/

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 18:13

Un étonnant « journal de la vulgarité »

 

Activités illicites ou culturelles, les caves de Paris abritent bien des mystères. La salle La Bohème du théâtre Les Déchargeurs nous en fait découvrir un fragment bien étrange : le « Journal de l’homme en gris » de Pierre Astrié. Bienvenue dans l’antre obscur de la création, et de l’écriture.

 

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« Journal de l’homme en gris » | © Marie Antoine

 

Il est une ombre parmi les ombres, qui glisse dans les rues d’une ville anonyme. Il est un type transparent, un oisif attablé dans un café, au visage banal, vêtu d’un costume banal. Il veut faire l’original, il joue à l’artiste, se pique d’écrire, quelque chose de pas très défini : un journal. « Une sorte de journal de la vulgarité. » C’est ainsi qu’il a été amoureux entre autres de « Vincesia la Salope », qui s’appelle en fait Monique, à qui il remet son manuscrit, son journal de l’homme en gris. Et il traverse les époques. On le rencontre adulte en 2010, enfant intrépide en 1619 au château de Castelbeau, jeune et vaillant soldat de vingt ans en 1944. En somme, il est de tout temps et de tout lieu.

 

Mais ces informations ne sont pas de source sûre. On les tient des trois personnages qui s’agitent sur scène, qui font le procès de l’absent en une sorte de « monologue à trois voix », genre tout aussi impossible que l’homme qu’il décrit, ce texte ponctué à coups de il. Et pourtant, c’est bien cela qu’évoque le récit, déroulé par les trois acteurs, qui semblent s’ignorer les uns les autres. Leurs yeux ne se croisent que rarement. Leurs corps n’entrent pas non plus en contact, si ce n’est au hasard de leurs va-et-vient désordonnés, occasions de collisions parfois brutales. La violence des morceaux joués au piano, tantôt par Coralie Nicot, tantôt par François Macheret, fait écho à cette ronde plus savante qu’il n’y paraît. Car à l’inverse des corps, électrons libres de toute contrainte collective, les paroles se complètent, expriment une même haine du personnage qu’elles dépeignent. Mais qui sont-ils, ces êtres si amers ?

 

Sans qu’il s’en apercoive

Le texte de Pierre Astrié soulève déjà en lui-même cette interrogation, accentuée par la mise en scène de Carole Anderson. Le choix de faire appel à trois voix, alors que l’on aurait pu imaginer un solo, indique à lui seul une volonté de brouiller les pistes, de rendre impénétrables les individus en présence. Ils disent accompagner l’homme en gris dans le moindre de ses gestes et de ses pensées. Sans qu’il s’en aperçoive. Ils sont peut-être l’inconscient de l’écrivain, ou l’incarnation de ses fantasmes refoulés. Ils ont d’ailleurs une allure éthérée, épurée, dénués qu’ils sont de toute parure, de toute fantaisie vestimentaire. Ils ne sont pourtant pas asexués : disons plutôt que les genres sont entraînés dans la tourmente, le masculin parasitant le féminin, et vice versa. En effet, si la voix narrative est masculine, un seul des trois acteurs est un homme. Troubles, troublantes, les deux femmes ajoutent à l’incertitude qui nimbe l’ensemble des personnages, presque spectraux.

 

Bien que sans contours psychologiques très précis, les trois émanations de la conscience de l’écrivain se distinguent grâce au jeu des acteurs, et par la tonalité particulière de leurs répliques respectives. Coralie Nicot, avec son ironie dynamique, sa verve montée sur ressorts, et sa gestuelle tout en mimiques et en grimaces, incarne une facette bouffonne de l’homme en gris. Grivoise, elle l’est bien moins que Claire Antoine, fascinante dans son rôle d’enfant obscène, elle dont la physionomie évoque la pureté, l’innocence. À travers sa voix claire, les pires délires lubriques sont comme transcendés. À la frontière parfaite du masculin et du féminin, elle excelle à rendre sensible toute l’ambiguïté de la pièce. Quant à François Macherey, âpre et renfrogné quand la haine ne se dessine pas en un effrayant rictus, il est sans doute le démon, adulte celui-là, de l’auteur, le gris de son âme d’artiste.

 

Serrés, attablés comme dans un café-théâtre, nous avons la sensation d’avoir assisté à une ronde presque spontanée, et sortons enchantés de ce spectacle qui nous évoque un peu Bukowski, et son Journal d’un vieux dégueulasse

 

Anaïs Heluin

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com 


Journal de l’homme en gris, de Pierre Astrié

Mise en scène : Carole Anderson

Avec : François Macherey, Carole Nicot, Claire Antoine

Les Déchargeurs • 5, rue des Déchargeurs • 75001 Paris

Réservations : 08 92 70 12 28

Du 24 août au 16 décembre 2010, mercredi et jeudi à 21 h 30

16 € | 10 €

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 13:19

« Georges Clooney et moi »

 

george-clooney-et-moi De Norbert Saffar

Mise en scène : Françoise Roche

Avec : Michèle Harfaut et Norbert Saffar

Théâtre Montmartre-Galabru • 75018 Paris

Du 1er octobre au 31 décembre 2010

 

Elle, Lui et Georges Clooney sont dans un bateau…

Lancés dans la vie de couple à leurs risques et périls, ils s’aiment d’amour tendre et ne craignent pas les dérapages fantasmatiques.

Le spectacle est écrit en cinq séquences, cinq fictions d’une comédie apparemment légère qui se révèle surréaliste, délirante, grinçante, philosophique.

Car Elle et Lui s’inventent leurs vies, rêvent le monde, Hollywood est leur patrie et Georges Clooney leur guide.

Georges Clooney, beau gosse et amant modèle pour Elle, braqueur de banque exemplaire pour Lui, admirateur de Ocean Eleven, agaçant néanmoins, trop parfait sans doute… What else ?

Une histoire de couple qui se donne la réplique et ne se rate jamais, un duo de clowns avec monsieur dans le rôle de l’Auguste, obsessionnel, débordant, dangereux (il y a du Mr Hyde en lui), et madame en clown blanc, fine mouche, cruelle (et qui refuse de le consoler du mal qu’il fait).

Françoise Roche

 

Bonjour,

Après Schopenhauer et moi, j’avais enfin trouvé la sérénité… surtout depuis que ma femme était revenue !… J’avais échappé au pire… Encore fallait-il la garder et être à la hauteur. Mais à la hauteur de qui ? De Georges Clooney ?… Difficile de lutter.

Mais si de mon côté je fantasme sur Monica Bellucci, finalement, c’est comme si Belluci et Clooney faisaient l’amour ensemble, non ? Mais alors sur qui fantasme la femme qui couche avec Clooney ?

J’espère y voir plus clair au Théâtre Michel-Galabru à partir du 1er octobre…

Norbert Saffar

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Georges Clooney et moi, de Norbert Saffar

Théâtre Montmartre-Galabru • 4, rue de l’Armée-d’Orient • 75018 Paris

Métro : Blanche ou Abbesses

Réservations : 01 42 23 15 85

resa.tmg@neuf.fr

www.theatregalabru.com

Du 1er octobre au 31 décembre 2010, du jeudi au samedi à 20 heures, dimanche à 15 heures

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 14:25

« À quoi tu penses ? »

 

a-quoi-tu-penses Théâtre Le Bout • 6, rue Frochot • 75009 Paris

Les dimanches à 20 h 30 à partir du mois de septembre 2010

Mise en scène : Lévy Blancard

Avec : Caroline Beisbardt et David Casali

 

La pièce traite avec humour des difficultés de communication au sein d’un jeune couple, liées aux différences socioculturelles, et suit leur évolution sur cinq ans.

 

Résumé :

Lorsque Grégory s’assoit à la table de Gabrielle, on pourrait s’attendre à une nouvelle guerre des mondes.

Mais quand la Parisienne arriviste planifiant chaque étape de sa vie se laisse séduire par le provincial libre et idéaliste, il s’ensuit une nouvelle aventure à deux. Ils devront alors faire face à des choix et accepter des compromis, avec humour, complicité et incompréhension.

Une comédie avec un jeune couple ouvert à tout… sauf aux autres !

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Théâtre Le Bout • 6, rue Frochot • 75009 Paris

Les dimanches à 20 h 30 à partir du mois de septembre 2010

06 71 32 40 70

aquoitupenses2@gmail.com

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 11:40

Festival Un automne à tisser 4e édition

 

Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie • route du Champ-de-Manœuvre • 75012 Paris

Du 10 septembre au 31 octobre 2010

 

Sous le parrainage artistique de Jean-Claude Penchenat

Deux compagnies directrices :

– le collectif Hic et Nunc, direction artistique Stanislas Grassian

– la Cie La Mandarine blanche, direction artistique Alain Batis

Le parrainage et la collaboration de Jean-Claude Penchenat

 

– 13 compagnies

– 14 spectacles

– 14 metteurs en scène

– 100 représentations, des lectures, des rencontres, un stage, des ateliers

– plus de 170 participants

 

un-automne-a-tisser-300 Éditorial

Le festival Un automne à tisser est accueilli pour sa quatrième édition, une fois encore, au Théâtre de l’Épée-de-Bois dirigé par Antonio Diaz-Florian.

Depuis le début de l’aventure, nous avons la chance de compter sur la complicité et le parrainage artistique de Jean-Claude Penchenat. Il initie cette année une réflexion sur la mise en scène avec toutes les équipes présentes.

Nous réunissons à nouveau treize compagnies autour d’un projet artistique singulier et fort. Une thématique transversale s’en dégage, celle de la guerre et de l’amour comme un appel.

Des œuvres contemporaines croiseront des œuvres classiques.

Autour des compagnies d’Île-de-France, nous invitons des compagnies d’autres régions ainsi qu’une compagnie d’Europe centrale, afin que le brassage de nos sensibilités soit encore plus large.

Nous rassemblons des propositions autour d’un théâtre pluriel associant musique, danse, peinture…

Plus que jamais nous poursuivons notre réflexion sur le métissage entre les artistes et les œuvres, entre les jeunes compagnies et les compagnies aguerries.

Parce que la transmission est un moteur de nos équipes, nous organiserons des temps d’échanges pour parler de nos parcours, nos réalités respectives, de nos engagements.

En cette période difficile, les compagnies du festival soutiennent une idée essentielle, la mutualisation de nos moyens.

Avec un véritable engagement de cœur, cette mutualisation est un levier pour nos projets. Loin de s’affronter, nos sensibilités se mêlent, se pollinisent, se partagent.

Nous pensons le spectateur comme un partenaire, nous l’invitons à partager nos réflexions, nos échanges, des lectures, des ateliers offerts, des rencontres, des stages…

Le théâtre comme une fête dès la soirée d’inauguration le vendredi 10 septembre 2010 à 18 h 30.

Un mouvement à tisser ensemble.

Stanislas Grassian / collectif Hic et Nunc

Alain Batis / Cie La Mandarine blanche

 

Pour cette quatrième édition d’Un automne à tisser, j’ai proposé à Alain Batis et Stanislas Grassian ainsi qu’aux metteurs en scène des différentes équipes accueillies de se retrouver pendant les premiers jours pour travailler ensemble autour d’un texte dont je dois assurer la lecture publique.

Pour cette réflexion, j’ai choisi la pièce de François Billetdoux Il faut passer par les nuages, commande de Jean-Louis Barrault pour une vraie compagnie. Une telle expérience serait-elle encore possible aujourd’hui ?

Ce moment de réflexion collective auquel s’associera Antonio Diaz-Florian est au cœur des motivations de ces rencontres, qui depuis le début doivent leur originalité à la mise en commun des moyens, au partage des responsabilités pour la gestion d’un des lieux historiques de la Cartoucherie.

Jean-Claude Penchenat

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie • route du Champ-de-Manœuvre • 75012 Paris

Du 10 septembre au 31 octobre 2010

Réservations-renseignements : 01 48 08 39 74

www.epeedebois.com

Tarifs : 20 € | 14 €

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